| Accueil | Louisbourg | Attaque de Gaspé |
| Les Troupes de Louisbourg | Les Anciennes compagnies de Carignan-Salière |
| 1756 | 1757 | 1758 | 1759 | 1760 | 1761 | 1762 | 1763 |
Annotations |
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Prologue Bien que les conflits Français-Anglais durent depuis des siècles, la Guerre de 7 ans commença bien avant d' être déclarée, elle fut précédée d' une sorte de guerre froide au cours de laquelle le gouvernement de Louis XV fit de louables efforts pour éviter un conflit ouvert malgré l'anglomanie qui sévissait. Cette guerre mis en évidence la suprématie maritime de l'Angleterre. Elle mis fin à la présence française en tant que pays tant en Amérique du nord qu' aux Indes. Il ne faut pas oublier que d' autres pays étaient aussi parties prenantes dans cette guerre. Du côté Anglais il y avait La Prusse et Hanovre, du côté Français, l' Autriche, la Suède, la Saxe, la Russie et finalement l' Espagne . Il ne faut pas oublier pour autant les Hindous dont certains voyaient d' un mauvais œil autant la présence française qu' anglaise. Tout comme les milices des colonies Anglaises qui combattirent les Français puis se retournèrent ensuite pour chasser l' anglais de chez eux avec l' aide de la France. Cette guerre (1756/1763 )a cependant démarré quelques années plus tôt .Notons tout de même que grâce à la volonté des francophones qui restèrent en Nouvelle-France, et qui se sont battus sans faillir, ils ont réussi à imposer leur langue, leur religion et leurs coutumes. Grâce leur soit rendue, car ils ont été les pionniers du Québec actuel. Ils ne faut pas oublier tous les francophones des Etats-Unis qui gardent une certaine nostalgie, et font beaucoup pour garder un peu de leur patrimoine. Aux Indes, ils ne restent malheureusement que quelques collèges français entre autre à Pondichéry. Toutes les recherches effectuées pour ce document sont le fait de travail personnel incluant l' analyse de différents textes , documents officiels , documents parfois personnels , actes officiel etc... voir nos liens et nos sources |
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| Louis XV | Georges II | Georges III |
Quelques cartes pour mieux cernés les enjeux .
Bien entendu toutes cartes plus
détaillées seront les bienvenues.
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Possessions en Amérique 1755-1760 : rose : anglais gris : français bleu : espagnol blanc : inexploré |
Quelques aperçus des batailles de la Nouvelle-France |
Comptoirs français aux Indes après 1763
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| 1er engagement avec les milices américaines |
![]() Georges Washington
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YOUGHIOGHENNY
(Amériques 27/28 mai 1754) (Fort Necessity) En 1753, le lieutenant de la Milice de
Virginie, Washington à la tête d' un petit groupe est chargé de porter
une lettre du Gouverneur Dinwiddie, demandant aux Français de Fort
Duquesne de quitter la Virginie. Le 24 mai 1754, Washington est à la tête de 40 miliciens de Virginie
désirant occuper la vallée de l' Ohio. Suite au refus des Français de
quitter cette vallée et pour couper les liaisons françaises entre la
Nouvelle-France et la Louisiane qui était française à l' époque et de ce
fait, réduire cette influence . Il arrive dans une prairie repéré lors
de son premier voyage appelé Grand-Pré qui ressemblait plutôt à un
marécage. |
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Joseph Coulon de Villiers,
Sieur de Jumonville (1718-1754)
et
François Louis
Coulon de Villiers (1710-1757)
Tous les deux, neveux de Madeleine de Verchères. Joseph Coulon de Villiers fut mandaté en 1754, comme officier de la garnison du fort DuQuesne à Pittsburgh (occupé alors par les Français), pour y assurer le retrait des Anglais. Le 28 mai de la même année, sur les rives de l'Ohio, alors que le Sieur De Jumonville faisait la lecture d'une sommation au colonel Georges Washington, il fut atteint d'une balle à la tête et en mourut. Un mois après la mort de son frère, François Louis Coulon de Villiers et ses hommes ont vaincu au fort Necessity, les Anglais ayant toujours à leur tête Georges Washington. Nous retrouvons cet Homme à la prise du fort de Grandville ( Etats unis) en 1656; Suite à ces victoires, François Louis Coulon de Villiers fut nommé Premier Chevalier de Saint-Louis en 1757. http://www.ville.vercheres.qc.ca/Perscelebre.html Sources: Seigneurs et Seigneuresses |
![]() Attaque du Fort Necessity |
![]() Rédaction de la capitulation Fort Necessity |
| Images : http://fortnecessity.org | |
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Capitulation accordée par le
commandant des troupes de sa majesté très Chrétienne, à celui des troupes
Anglaises actuellement dans le Fort de nécessité qui avait été
construit sur les
terres du domaine du roi
Article 1
Article 3
Article 4
Article 5
Article 6
Article 7 Fait dehors deux fois sur un des poteaux de notre block-house le même jour et d'année en tant qu'avant.
signatures
James Mackay Voir L' Original que nous a Transmis généreusement Monsieur Erich Laforest Que nous remercions. |
| Aux Indes |
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L' Angleterre, gênée par notre commerce, jalouse de nos
colonies, multipliât les provocations. Nous possédions alors les plus
riches comptoirs des Indes . L' ambitieux Dupleix y exerçait la
charge de gouverneur général , au nom de la compagnie des Indes . Il
estimait à juste raison , que les gains de la compagnie seraient plus
considérables , si l' on installait sur place des factories , lesquels
fabriqueraient directement les étoffes indiennes dont raffolait
Paris. Il croyait pouvoir établir une zone de protection autour des
comptoirs , ce qui épargnerait l' entretien de garnisons permanentes ,
en acceptant au besoin la vassalité de quelque prince local. Les
anglais ,commandé par Robert Clive qui possédaient à peu près le même nombre de comptoirs , se
tenaient sur l' expectative; ils observaient les progrès de Dupleix et
guettaient ses premiers revers pour intervenir . Ils sortirent
brusquement de leur neutralité et s' approprièrent certains territoires
conquis par les Français. En Europe les projets de Dupleix inquiétaient
les actionnaires de la compagnie ; les ministre de Louis XV s'
effrayèrent et refusèrent leur aide . En 1754, le Roi Louis XV et la compagnie française des Indes
Orientales rappellent Dupleix malgré tout le travail admirable
effectué par cet homme . Il menait une politique d' expansion et la peur
de perdre les comptoirs possédés par la France motiva son rappel à
Paris. Dupleix était reconnu et apprécié par la
population et de nombreux Nababs(gouverneurs de provinces) et de Soubabs (gouverneurs de pays). Il construisit un empire de 20 millions
d' habitants, malgré des luttes contre certains de ces mêmes Rajahs,
Nababs et Soubabs de Tanjore, Mysore assistés des Marhates ( Population du Déccan ) soutenus par les Anglais. Outres les
territoires, Dupleix a apportés surtout la remise en état des comptoirs
et un bon rétablissement du commerce. Dupleix (Photo ci contre) DUPLEIX fut remplacé par Monsieur GODEHEU d' EGOUVILLE vers 1754 / 55 |
| Le 14 Avril 1755 Arrivée du Brigadier Général Edward Braddock en Virginie avec 2 régiments de troupes Anglaises régulières. Il prépare les plans de marche pour attaquer Fort Duquesne |
| Le 6/10 juin 1755 : Bataille des Grands Bancs
près de Terre-Neuve
Devant les agressions répétées des Anglais
et l' arrivée des troupes de Braddock
en Nouvelle-France, Louis XV décide de renforcer ses troupes et de
fournir une grande quantité de matériels et armements. Pour ce faire, il envoie donc une
escadre vers Québec avec 3600 hommes. Ces troupes, sous le commandement du
Baron Jean Armand de Dieskau. sont: les Régiments suivants: De la Reine,
d'Artois, de Bourgogne, de Languedoc, de la Guyenne, de Béarn; tous ces
régiments rejoignent Brest au début d' avril 1755 d'où les attendent une
escadre prête à les amener en Nouvelle-France . L' escadre comprend deux divisions
respectivement sous les ordres du Comte du Bois de la Motte et de
Monsieur Perier de Salvert
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| Fort Beauséjour |
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La prise du fort de Beauséjour fut exécuté par le Colonel Monckton
qui commandait une troupe de 2000Volontaires du Massachusetts et d' un
petit détachement de troupes régulières. Le fort étant défendu par le Commandant Louis du Pont du Chambon, Sieur de Vergor à la tête de 460 hommes Le bombardement du fort débuta le 14 juin 1755 et les Anglais obtiennent la reddition du fort le 16 juin .Le Sieur de Vergor ne brûla pas le fort et demanda aux Anglais d' être transportés avec armes et bagages à Louisbourg. Le 16 juin au soir, il offrit un banquet à tous les Officiers vainqueurs ou vaincus, livrant gaiement la clef de l' Acadie à la couronne Britannique.
Photos: SYW Chronology 1755
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![]() Colonel Monckton |
| Le 4 Juillet 1755 :
Début de la Déportation des Acadiens de Nouvelle-Ecosse ordonné par
le Lieutenant-gouverneur Charles Lawrence . (ce sujet sera développé sur une autre page) |
| Le 8 Juillet 1755 La "rafle" des quelque trois cents navires dans l' atlantique nord provoque la rupture des relations diplomatiques entre la France et l' Angleterre. |
| Des pertes Anglaises sérieuses |
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Monongahela River |
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| Après la défaite de Georges Washington à Fort Necessity, les
troupes britanniques ont battu en retraite vers Williamsburg. Les
Français utilisèrent cette retraite à leur avantage. S' inspirant des
attaques indiennes, ils terrorisèrent les colons anglais sur toute
la frontière. Ceux-ci firent appel auprès des gouverneurs coloniaux, qui
après de multiples demandes accédèrent enfin à leurs requêtes. Ils
chargèrent le Général principal Braddock et ses troupes de prendre le
Fort Duquesne et de prévoir une attaque généralisée sur un maximum de forts français.
C'est peu après cette traversée, dans l'entrée d'un bois, qu'une salve de
mousquets nourrie éclate, surprenant la colonne anglaise en ordre de
marche et donc pas prête à recevoir une telle avalanche de feu, les
Français et leur alliés indiens tirant sans relâche et hurlant de toute
leur force.
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| Lac Georges (Amériques) 08/09/1755 Préoccupés par le fait que le Fort St Frédéric à Crown Point ne forme pas un obstacle suffisant à la menace croissante des Anglais sur l'axe vital du lac Champlain, les Français, sous la direction du Marquis de Lotbinière, ingénieur de la colonie, entreprennent la construction d’un fort plus grand à l’endroit où le lac George (lac St Sacrement pour les Français) rejoint le lac Champlain par la rivière appelée la Chute. Les travaux de construction débutent en octobre 1755. Le site choisi contrôle l’accès entre la vallée de l’Hudson et le lac Champlain, route directe vers Montréal. Handicapée par la corruption de l'administration coloniale, la construction avance péniblement. Ainsi, à la mi-juillet 1756, seuls le corps principal et ses quatre bastions (d’une hauteur de quelques 5,5m) ont été érigés. A l’automne, le fort n’est toujours pas terminé quand une surprenante découverte est faite. A mesure que les arbres de la péninsule sont coupés les Français réalisent que l’endroit choisi ne verrouille pas convenablement la jonction entre les deux étendues d’eau: les canons du fort ne couvrent pas l'embouchure de la Chute, laissant libre l'entrée du lac à la navigation. Pour corriger cette erreur, une redoute est établie au sud-ouest du fort, plus près du lac. On lui donne le nom de « Redoute des Grenadiers ». En janvier 1757, le fort n’est toujours pas terminé. Il consiste alors en une structure incomplète faite de terre et de rondins, que l'on a montée de 36 canons de marine (communément utilisés dans les fortifications des colonies). sources: ltc taplett & TiFlo http://www.birth-of-america.com/french/BIO-BOA.html • Ticonderoga 1758 by Rene Chartrand, Osprey Publishing 2000. • Fort Ticonderoga: Key to a Continent by EP Hamilton. • Montcalm and Wolfe by Parkman Vol 1 MacMillan 1899 • History of the British Army by Fortescue |
| Attaque Anglaise sur Gaspé repoussé par Révol et sa Milice 01/11/1755 |
| Le 21 décembre 1755 Louis XV adresse un ultimatum au roi d' Angleterre Georges II |
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| Le 13 Janvier 1756 L' Angleterre rejette l' ultimatum de la France |
| Le 16 janvier 1756 Frédérick II de Prusse Conclut avec L' Angleterre le traité de neutralité de Westminster. La France n' a pour seule issue que de se retourner vers l' Autriche. |
| Le 1er Mai 1756 Le rapprochement entre le roi de France et Marie-Thérèse, archiduchesse d' Autriche, reine de Hongrie et de Bohême, aboutit au traité de Versailles. L' accord entérine et consacre le renversement complet des alliances. |
| Mai 1756 Louis-Joseph de Montcalm arrive en Nouvelle-France .à la tête des troupes Françaises, il réussira bientôt à prendre Oswego dans la vallée de l' Ohio. |
| Mai 1756 Minorque, ile des Baléares tenue par les anglais, une garnison d' environ 2800 hommes, commandé par le général Blackney. L' ile sera investie le 20 mai par les troupes du Duc de Richelieu, aidé par son escadre composée de 12 navires de ligne et 5 frégates. Le 20 mai l' Escadre Anglaise de L' Amiral Byng composée de 15 navires de ligne et 3 sloops, tente de reprendre la place, mais échoue, son attaque ayant été menée sans conviction, obligeant le général Blackney à la reddition. L' Amiral Byng passera en cour martial pour sa conduite et sera exécuté. |
| Le 9 Juin 1756 Louis XV déclare la guerre à L' Angleterre, marquant ainsi le début officiel des hostilités |
| .........1756
Prise du Fort De Granville ( Pennsylvanie centrale); par le Chevalier François Louis Coulon de Villiers. Ce fort faisait parti d' une série de fortin construit en 1755 dans le cadre d' une chaîne de forts pour protéger les colons à la frontière nord-ouest des raids Indiens venus de la montagne. ces constructions avaient un effet plus sur le plan moral que militaire. Les forts étant trop espacés les uns des autres pour avoir une réelle importance au niveau militaire. Sources: Géologiques considérations relatives à Fort Granville( Pennsylvanie centrale, ( French and Indien War). ) Seigneur et Seigneuresse ( Marie-Anne Coulon de Villiers) |
| Calcutta (Indes) 16/20 Juin 1756 Les Anglais ont perdu Calcutta, conquise par le nabab du Bengale, Surajah Dowlah favorable aux Français |
| Le 28 juin 1756 Minorque (Europe) . Le marquis de la Galissonnière , commandant de l' escadre française de Méditerranée , permet au Duc de Richelieu (petit neveu du cardinal) de débarquer et de s' emparer de Minorque. L'amiral anglais Byng, repoussé à Mahon sera fusillé l' année suivante par l' Angleterre qui montre ainsi sa détermination à vaincre. |
| Oswego (Amériques) Aout 1756 en construction |
| Le 29 aout 1756 Frédérick II de Prusse ouvre les hostilités sur le continent en envahissant la Saxe. |
| Lobositz (Europe)01/10/1756 en construction |
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| L' Anglais Robert Clive (29/09/1725- 22/11/1774) : La première arrivée de
Clive aux indes Fut en 1743 ; Comme servant civil
de la compagnie Anglaise des Indes Puis transféré comme militaire au service de la dite compagnie. Il retourne en Angleterre en 1753 ; puis repart aux Indes en 1756 pour redorer le prestige anglais et tenter de reprendre Madras. Le 2 janvier 1757 |
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| Chandernagor (Indes) 14/24/03/1757
en construction
Les Anglais s'emparent de Chandernagor, le principal comptoir de la compagnie française des Indes |
| Le 10 Avril 1757 L'envoi de renfort pour Monsieur de Vaudreuil; soit 225 soldats du régiment des volontaires Etranger à bord du Rubis tombent aux mains des Anglais. Voir Le Rubis 1757 de St Malo |
| Le 1er Mai 1757 un nouveau traité signé à Versailles conduit la Saxe dont l' électeur Auguste III est aussi roi de Pologne ; La Suède et la Russie de l' Impératrice Elizabeth à rejoindre l' alliance franco-autrichienne. |
| Prague (Europe)06/05/1757 Frédérick II de Prusse défait les Autrichiens commandés par François de Lorraine à Prague. |
| Attaque Anglaise sur Rochefort et la côte Basque de Biscaye Juin 1757 |
| Kolin ( Europe)18/06/1757 en construction |
| Le 23 juin 1757 (Indes) Parti de Madras, Clive écrase, à Plassey sur les rives du Gange, le nabab Surajah Dowlah. Cette victoire assure la domination anglaise sur le Bengale. En 1756, Sîrâj ud-Daulâ ordonne aux Britanniques, alors en conflit avec les Français, de cesser de fortifier la ville de Calcutta, conformément à leur accord. La ville est alors la principale possession de la Compagnie anglaise des Indes orientales . Sîrâj ud-Daulâ est aussi très irrité par Krisnadâs, le fils du fonctionnaire hindou de la cour Râj Ballabha, qui avait volé une somme importante lorsqu'il était en poste à Dhâkâ, puis s'était réfugié, à Calcutta, sous la protection britannique. Cet ultimatum ayant été sans effet, il prend la ville le 20 juin et l'occupe avec la place forte de Fort William.Robert Clive, un lieutenant-colonel prend alors la tête d'une troupe stationnée à Madras et se rend au Bengale. La bataille
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| Hastenbeck ( Europe )26/07/1757 en construction |
| Gross-Jägerdorf (Europe)30/07/1757 en construction |
| Fort William-Henri ( Amériques )du 4 au 10 aout 1757
en construction
Montcalm prend Fort William-Henry, barrant aux Anglais la route du lac Saint-Georges . |
| août 1757 Les troupes du duc de Richelieu conquièrent le Hanovre, possession personnelle du roi d' Angleterre; la ville de Hanovre tombe le 11 aout 1757 |
| Le 23 aout 1757 Les Français s' emparent de Verden. |
| Le 30 aout 1757 Les Russes infligent une défaite aux prussiens à Grossjägersdorf, en Prusse Orientale. |
| Le 8 septembre 1757 Le duc de Cumberland troisième fils de George II d' Angleterre, capitule devant le duc de Richelieu ( qui est devenu Maréchal de France) à Kloster-Zeven, en Hanovre . Mais les troupes qui n' ont pas été désarmées, reprendront La lutte l' année suivante , Sous les ordres du duc de Brunswick Les troupes françaises s' étant rendues coupables de pillages et d' exactions, Richelieu est rappelé en France. |
| Rossbach ( Europe ) 05/11/1757 |
![]() 4è Régiment des Dragons 05.11.1757 |
Une armée Autrichienne menée par Hildburghausen composée d'
éléments disparates et forte de 20000 hommes associé avec une troupe Française forte de
30000 hommes commandée par le Prince de Soubise ,Maréchal de
France et Favori du roi Louis XV affronte une
armée Prussienne forte de 22000 hommes commandée par Frédéric II
. Ayant repéré les positions Prussiennes au fond d' un vallon
protégé de part et d' autre par des collines, non loin du village de Rossbach en
Saxe ;les alliés ne furent pas Ce qui avait laissé largement le temps a Frédérick II de prendre ses dispositions et de positionner ses troupes ; il fit confiance en un jeune officier de cavalerie Seydlitz qui voyant le piège que voulait leur tendre les alliés , fit sonner le boute-selle et porta ses escadrons et 60 canons lourds sur les hauteurs. A l'arrivé des cuirassiers Autrichiens formant l' avant garde ;
Seydlitz lance la charge , malgré la bravoure des autrichiens et le
renfort de Broglie un des lieutenant de Soubise avec toute la cavalerie
de réserve ceux-ci durent subirent une seconde charge et ils se
débandèrent et fuirent .Seydlitz ne poursuivit pas ces derniers et
reforma ses escadrons; en vue d' une 3ème charge celle la décisive. les troupes alliées prirent la fuite abandonnant sur le terrain près de 5000 morts contre seulement 548 pour Frédérick II. |
| Breslau ( Europe) 22/11/1757 en construction |
| Leuthen (Europe)05/12/1757 en
construction Frédérick II de Prusse est vainqueur des Autrichiens et reconquiert la Silésie . |
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| Ile D' Aix (Europe)04/03/1758 en construction |
| Fort St David (Indes)29/04/1758
en construction En Avril ; un important corps expéditionnaire français, commandé par le général Lally-Tollendal débarque à Pondichéry . |
| Avril 1758 En Afrique; les Anglais prennent Saint-Louis du Sénégal aux Français |
| Olmûtz ( Europe)../05/1758 en construction |
| 5 Juin 1758 Débarquement des Anglais à Cancale (France) Le Dimanche 4 juin 1758 , un coup de canon tiré du fort La Latte annonce l' arrivée de la flotte Anglaise commandé par L'Amiral Anson; apparut à la hauteur des Ebihens. Le Lundi 5 juin, 115 navires mouillent dans la baie de Cancale et les soldats Britanniques en débarquent; selon les auteurs le Chiffre varie entre 4000, et 15000 hommes. Il est cité sous toutes réserves 15 bataillons d'infanterie; 9 escadrons de Dragons? et 400 artilleur. Qui après avoir vaincu la résistance local et installé un camp fortifié au dessus de La Houle, s' avancèrent vers St Malo. Le Marquis de la Châtre venu s' opposer au débarquement avec seulement entre 800/ 2000 hommes, dont 3 compagnies de dragons du régiment de Marbeuf , le régiment du Boulonnais et les gardes côtes. Apercevant sa résistance inutile, préféra garder ses troupes en états et rejoindre St Malo pour y apporter son aide à défendre cette place , ville convoité et principal objectif des Anglais. Ces derniers sous les ordres de Malborough, s'établirent dans Cancale, St Servan ou ils détruisirent tout les bateau du port; puis visitèrent diverses paroisses du Clos-Poulet en occupant également les villages des alentours; tel St Coulomb, Paramé, St Ideuc, St Benoît et plusieurs autres. Les Habitants fuient devant l' avance Anglais et tentent de rejoindre des lieux plus sur.( Selon les registres paroissiaux de la gauesnière, Bonaban, Cancale." Il est dit ceci que Jeanne Roger, jeune épouse de Joseph Melé, accouche d' un fils en fuyant l' ennemis.) Dans tous les villages Traversées par les troupes Anglais; ce n' est que désolation; destructions, incendies, pillages , Viols et assassinats des personnes sans défenses. Les Anglais poussèrent leur avance vers St Malo, Le 7 juin, Les Anglais sont à Paramé avec 4000 fantassins et 300 cavaliers. Dans la nuit du 8 au 9 juin munis d'échelles, ils tentent d'investir St Malo; mais un orage d'une extrême violence et la résistance du Duc D' aiguillon, Gouverneur de Bretagne et ses alliés, obligent ces derniers à rebrousser chemin. Dans leur retraite, ils incendient La Corderie de St Servan et mettent le feu à tous les bateaux dans les ports de Trichet et Solidor.......... du 12 au 16 juin les vaisseaux Anglais récupérons leurs troupes et lèverons l' ancre pour rentrer en Angleterre .
Mais les anglais ne s' en tinrent pas là. Une nouvelle tentative à lieu
en Septembre. |
| 23 juin 1758 Krefeld (Europe) Sur le Front occidental, Une Armée Française forte de 50000 hommes commandés par le comte de Clermont, affronte une armée alliée ( Hanovriens, Hessois, et Brunswickois, forte de32000 hommes commandés par Ferdinand de Brunswick . Les Français subissent une sévère défaite à Krefeld et sont obliger de se replier sur Cologne |
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Louisbourg du 8 juin au 26 juillet 1758 Louisbourg ici |
| Ticonderoga (Amériques) Fort Carillon 08/07/1758 |
![]() |
Ci-haut le fort en l' état actuel |
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![]() Abercromby |
Les Forces en Présence |
![]() Montcalm |
| Régiments Anglais Armées regulières 27th Foot (Lord Blakeney, ou The Inniskilling Regiment) 42th Foot (Lord John Murray, ou The Highland Regiment) 44th Foot (General Abercrombie) 46th Foot (Lt. General Thomas Murray) 55th Foot (Lord Georges Augustus Howe) 60th Foot (1st et 4th Bataillons, Royal American Regiment) 80th Foot (Gage Light Arm’d Infantry) 4th and 17th companies du Royal Artillery Rgt His Majesty’s Independent Companies of Rangers (Major Robert Rogers) Armées Provinciales Régiments du Massachusetts Colonel Jonathan Bagley Colonel Thomas Doty Colonel Ebenezer Nichols Colonel Jedidiah Preble Colonel Timothy Ruggles Colonel William Williams Bataillon d'infanterie légère (Rangers) Colonel Oliver Partridge Régiment du New Hampshire Colonel John Hart Régiment de New-York Colonel Oliver Delancy Régiment de Rhode Island Colonel Henry Babcock Régiment du New Jersey Colonel John Johnson Régiments du Connecticut 1st Colonel Phineas Lyman 2nd Colonel Nathaniel Whiting 3rd Colonel Eleazer Fitch 4th Colonel David Wooster Battoemen Colonel John Bradstreet Indians (Mohawk) Sir William Johnson |
Régiments Français:
(General Montcalm)
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![]() |
On se prépare à la Bataille
A gauche
A droite |
![]() |
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Juin 1758 A la fin du mois de juin
1758,
Abercromby a rassemblé sur les ruines du fort
William-Henry 6000 réguliers et 9000 provinciaux, soit 15000 hommes qui
vont marcher sur les 3000 hommes dont dispose Montcalm. Le général
français, se sachant dangereusement en sous-effectifs, a disposé ses troupes en
échelon le long de la Chute, depuis l'entrée du portage jusqu'à
Carillon, espérant ainsi leurrer Abercromby sur la quantité de ses
troupes. La 3ème compagnie du régiment du Berry tient le fort, le gros
des troupes est stationné au moulin situé un peu plus au sud et une
avant-garde est établie à la tête du lac George. 5 juilletLa flotte anglaise, constituée de centaines de barges, bateaux et canoës, est signalée par les postes avancés français. Montcalm replie alors toutes ses troupes à Carillon, qu'il met au travail sur les retranchements. Il laisse dans les bois en aval des partis d'éclaireurs composés de miliciens canadiens et de volontaires des troupes régulières et des compagnies franches de la marine pour surveiller l'avancée des Britanniques. 6 juilletA l'aube, les Rangers et le 80th Light Infantry débarquent à la tête du lac George, suivis par le gros de l'armée anglaise, sous le regard des éclaireurs français qui, disséminés dans les bois alentours, n'offrent qu'une résistance sporadique avant de se replier. A Carillon, les travaux redoublent d'ardeur: tout le monde met la main à la patte, officiers compris. Les drapeaux sont plantés sur le retranchement, et le camp dressé directement derrière. Montcalm tiendra son bout de terre ou le Canada tombera.
Sur la rive nord du lac George, les Anglais ont achevé leur
débarquement. En début d'après-midi,
Abercromby
met son armée en marche vers le fort, en
8 juilletLa nuit
précédente, les troupes françaises ont travaillé de plus belle sur le
retranchement. Quand les officiers britanniques (avec à leur tête le
lieutenant Clerk, ingénieur en chef) reconnaissent la position, elle
leur apparait prenable par une attaque frontale: des milliers d'hommes
s'activent la pelle à la main, dans ce qui ne semble être qu'une
simple tranchée de terre. Le rapport qu'ils présentent à
Abercromby
achève de le convaincre d'enlever la position par un assaut direct, sans
le soutien de l'artillerie (pourtant préconisé par ses officiers), qu'il
serait trop long de mettre en batterie, réduisant les chances de prendre
les Français au dépourvu. A 10 heures, les Rangers, les Lights et les équipages des bateaux débouchent des bois. Les piquets français avancés se replient en bon ordre. Derrière eux se forment graduellement les trois brigades sur trois lignes, puis en colonnes d'attaque. Les Français sur le retranchement viennent de troquer les outils pour leurs fusils. Chaque régiment travaille depuis 6 heures du matin sur l'emplacement où il se battra. La gauche est tenue par Bourlamaque, le centre par Montcalm et la droite par Lévis, arrivé la veille avec 400 soldats des troupes réglées. On a creusé à la hâte en travers de la plaine ouverte sur la droite du retranchement une tranchée, que l'on fait occuper par les miliciens canadiens. Pour compléter le dispositif, les canons du fort (les seuls utilisés lors de la bataille) couvrent la tranchée des Canadiens et le débouché de la Chute sur le lac Champlain. Vers 12h30, les trois colonnes britanniques, trompées par la retraite de la première ligne française, s'ébranlent enfin. Les Rangers sont emportés par leur élan et poursuivent les Français. L'aile gauche anglaise n'a alors plus de couverture. Pour éviter le feu français, les régiments de tête attaquent sans ordre. Au bruit fait par les provinciaux devant lui, Haviland lance les réguliers de sa brigade à l'assaut, pour soutenir ce qu'il pense être une tête de pont dans le retranchement français. Quelle n'est pas la surprise des hommes qui, passant par dessus ce qu'ils croyaient être la fortification française, viennent donner dans les abattis consciencieusement camouflés par les Français! Mais l'attaque est lancée et, les uns après les autres, les régiments s'engagent dans le champ de troncs couchés, entremêlés, aux branches acérées, avant d’être sur le glacis à l'assaut du mur de troncs d'arbres formé sur la "crête" dominant la plaine. Les régiments français, calmement, ouvrent alors un feu nourri sur les Anglais. Montcalm a organisé sa ligne comme suit: 2 rangs de tireurs à l'avant, un troisième recharge les fusils; des piquets et les compagnies de grenadiers sont tenus en réserve derrière chaque régiment. La 3ème compagnie du Berry, depuis le fort, approvisionne la ligne en munitions et en eau. En l'espace d'une
heure,
Abercromby
perd complètement le contrôle de sa brigade gauche. Toute cohésion entre
les régiments britanniques a disparu. Le carnage dure tout
l'après-midi. A 18 heures, une colonne formée du
42nd Highlanders
de Lord John Murray et de
la brigade de Haldimand (grenadiers) tente une dernière poussée sur la
droite française commandée par le chevalier de Lévis. La violence de
l'assaut est telle que
Montcalm
doit s'y porter avec les piquets et grenadiers du centre. Vers 18h30
malgré le courage de Lord John Murray et ses troupes écossaises, dont il est rapporté la bravoure d' une section qui resta
debout face aux remparts français tirant sans relâche pour protéger
leurs hommes, ceux-ci continuent à tomber sous le feu des français et
quelques Ecossais viennent même mourir à l'intérieur du retranchement.
Les Pertes se repartissent ainsi
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Armée Britannique
Les Anglais comptent environ 2.600 tués ou
blessés, en incluant les pertes de l'action du 6 juillet (100 blessés et
tués). Les chiffres suivant sont des estimations faites à partir des
rapports français et anglais: Dont 34 officiers tués (Anglais et provinciaux) relevés par Abercromby. Des sources différentes font état de 2000 à 5000 hommes tués ou blessés
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Armée FrançaiseD'après le rapport officiel
publié en France l'hiver suivant (l'état des pertes françaises disponible
est beaucoup plus détaillé):
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Sources: |
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| Le 4 septembre 1758 Débarquement de St Lunaire (
France ) Le même jour de l' attaque de Gaspé; La flotte Anglaise commandé par l' Amiral Howe débarque dans la baie de St Lunaire à l'anse de St Briac, les troupes du général Bligh avec toujours le même objectif la prise de St Malo, ou tout du moins l'établissement d' un second front afin de desserrer l' étau des troupes Franco-Autrichiennes massées dans les Flandres. St Malo étant trop protégé par la large embouchure de la Rance et ses nombreuses batteries. Le général Anglais Bligh renonce à ce projet et décide de pénétrer plus avant dans le pays. Sa troupe forte d'un contingent de 12 à 13000 soldats avancent dans le pays. Tandis que ses navires qui ne se sentaient pas en sécurités dans la baie de St Lunaire allèrent jeter l' ancre dans la baie de St Cast. La Bretagne entière prend les armes sous le commandement du Duc d'Aiguillon Gouverneur de Bretagne; qui rassemble ses troupes. Pendant le rassemblement des troupes, la résistance s'organise autour des personnalités civiles et militaires qui ont lancé des opérations de retardement dont la plus fameuse est celle du guildo, dans la journée et la nuit du vendredi 8, sous la conduite du chevalier Rioust des villes-audrains. Le général Bligh devant la levée général des milices Bretonnes et des troupes régulières, se repli sur St Cast ou il campe à environ 3 miles de la baie, avec l'intention de rembarquer. Le 11 septembre Les troupes du Duc D' aiguillon, sont regroupées à Lamballé et se mettent en marche à 3 heures du matin; mais l'approche difficiles aves de nombreuses haltes du à une forte chaleur firent que les troupes n' arrivèrent qu'à 9 heures sur le rivage de St Cast. Les troupes Anglaises se préparaient à rembarquer. Cependant, l'enthousiasme des forces françaises étaient si grande malgré le tir de 5 frégates qui ralentissait considérablement leur avance que Monsieur D' Aubigny aux ordres du Duc D' Aiguillon impatient de recevoir l'ordre d' attaquer, décide de passer à l'action et engage le Régiment du Boulonnais, Les gentilshommes Breton Qui formaient un corps de volontaires rejoignirent les grenadiers du 1er rang. Le Chevalier de la Tour d'Auvergne, Colonel du régiment de Boulonnais voyant la tournure des évènements quitta son poste au centre pour prendre la tête de son régiment. Entrainé par leur colonel, suivi des régiments de Brie et Marbeuf; Les grenadiers investirent les retranchements Anglais , malgré les tirs anglais, mousqueteries et canon des navires. Les Anglais abandonnèrent leur positions et tentèrent de rejoindre leur navires. Mais les soldats du Boulonnais les poursuivent à la baïonnette, les repoussant rapidement à la mer. Les troupes Françaises entrèrent dans l' eau jusqu'à la ceinture tiraillant sans cesse durant toute la durée du rembarquement. Le résultat est horrible, plus de 2000 soldats anglais sont tués ou noyés, bon nombre d'Anglais qui ne peuvent rejoindre leur vaisseaux tentent désespérément de trouver leur salut en grimpant au travers des rochers mais sont fait prisonniers; il en fut compté 732 , dont quatre officiers pris par Monsieur de Raboul, major du régiment à la tête des volontaires. Le régiment de Boulonnais qui à toujours combattu sous le tir des vaisseaux a subit des pertes considérables. Il reçu les honneurs de la bataille comme nous le démontre le courrier de Monsieur de la Chatre au Maréchal de Luxembourg.
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| Attaque de Mont-Louis (Amériques) 19 septembre 1758 |
| De Gaspé, Wolfe envoya ses officiers nettoyer les
côtes. Le départ de ses troupes eut lieu vers le 17 Septembre. Dalling a
été vers Mont-Louis, le capitaine Jacob de l’autre coté et le
reste de ses officiers vers des points précis. L’ attaque de Mont-Louis se fit le 19 septembre alors que Monsieur Mahiet était sur le chemin du retour. Il venait de ramener sur Québec les pêcheurs qui avaient terminés leurs contrats de pêche, ceux-ci arrêtant le 25 août et le 1er Septembre et ensuite rapporter des vivres pour l' hiver. Il arriva le 19 en fin de Journée et du se rendre face aux menaces Anglaise. Tous les prisonniers de Gaspé y compris le Sieur Michel Mahiet ont
été emmenés à bord de la Marianne à Louisbourg, puis envoyés sur
St Malo à bord de |
Le général Forbes ne put s’emparer de Fort Duquesne car les Français
le détruisirent avant de se replier.
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| Surveillance du Fort Fort Duquesne Destruction du Fort |
| Le colonel James Murray fut envoyé sur le fleuve Miramichi pour y détruire toutes les installations qu’il y trouverait. en construction |
![]() Bougainville |
Après la chute de Louisbourg et Gaspé, Bougainville affirma que
les Anglais avaient maintenant la clef du Canada |
| Wolfe est revenu en Angleterre après cette campagne où il a reconnu
souffrir d’un calcul rénal et de rhumatismes. Il en a profité également
pour se plaindre de la conduite de la guerre. Qui plus est, il devait se
marier. Général Jeffrey Amherst Après la chute de Louisbourg, il reçut un appel à l’aide pressant. Il est parti pour Ticonderoga NY avec environ 6 000 hommes L’amiral Boscawen a décidé de stopper l’invasion du Québec puisqu’il était déjà tard dans la saison. |
| Petite annotation :Pierre Rigaud Marquis de Vaudreuil fut rappelé en France le 28/11/1760 et mis à la Bastille pour ne pas avoir assez contribué à la défense de la Nouvelle-France. Il y passa trois longues années. Reconnu innocent, il fut décoré de la Grande Croix de l’Ordre de St Louis et reçu un supplément de pension de 6000 livres en compensation. Il vécu à Paris jusqu’en 1777, malheureusement sans sa femme morte de chagrin suite à l’accusation faite à son mari. |
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| Carrical (Indes)02/08/1758 en construction |
| Zorndorf (Europe )25/08/1758 en construction |
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Une armée Prussienne forte de 25000 hommes commandée par Frédéric II affronte une armée Russe forte de 40000 hommes commandée par le Général Fermor. Frédéric II attaque les Russes qui assiégeaient Custrie et les obliges a lever le siège. (Les Russes infligent une défaite à Frédérick de Prusse à Zorndorf, en Brandebourg )Note des éditions Atlas à vérifier |
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| Fort Frontenac (Amériques)27/08/1758 en construction |
| Tanjore (Indes )aout1758 en construction |
| Grant's Hill (Amériques) 14/09/1758 en construction |
| Hochkirch (Europe) 14/10/1758 en
construction A Hochkirch, en Saxe, les troupes Prussiennes, accablées par la supériorité numérique de l' adversaire sont battu par les Autrichiens. |
| Rajahmundry (Indes) 09/12/1758 en construction |
| Décembre 1758 En Afrique, les Anglais S' emparent de l' île de Gorée au large de Dakar |
| Madras (Indes)16/12/1758-17/02/1759
Les Français commandés par Lally-Tollendal , échouent devant Madras |
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| Masulipatam (Indes) en construction |
| Bergen (Europe)13/04/1759 en construction |
| Avril-Mai 1759 Les Anglais s' emparent de la Guadeloupe, de Marie-Galante et de la Dominique. |
| Québec ( Amériques Juin 1759) Bataille des Plaines D' Abraham
en construction
Le 21 juin James Wolfe, nommé commandant des troupes du Nouveau-Monde parle premier ministre anglais Pitt , remonte le saint Laurent jusqu' a Québec. A Québec le 31 juillet ,Montcalm parvient à repousser les Anglais. |
| Fort Niagara (Amériques Juin 1759) |
| Ticondéroga (Amériques 22 juillet 1759) |
| Minden (Europe 1er Aout 1759 ) |
| Trincomalée ( Indes 10 aout 1759 ) |
| La Bataille des Cardinaux (20
Novembre 1759)
Afin d'essayer de mettre un terme à la suprématie maritime de l' Angleterre; A l'Amirauté germe l'idée d'un coup décisif, une invasion des îles britanniques , et donne pour ce faire instructions à l'escadre de Brest d'aller chercher la troupe basée dans le Morbihan. Vingt et un vaisseaux, trois frégates et deux corvettes dotés de 1.500 canons pour embarquer l'infanterie terrestre, soit au total environ 14.000 hommes, placés sous les ordres de l'Amiral de Conflans, âgé de 70 ans. Les navires sont rassemblés dans le golfe du Morbihan, prêts à transporter le corps expéditionnaire qui doit intervenir en Ecosse. Pour appareiller, le convoi attend l'escadre de Brest, Mais les Anglais sont bien renseignés sur nos défenses et nos engagements de forces, aussi alignent-ils trente quatre vaisseaux, ainsi que dix frégates et corvettes armés de plus de 2.000 canons… et comptent sur une supériorité numérique d'environ 3.500 hommes Du coté Français les îles sont bien pourvues en hommes et équipements : Belle-Ile, Houat, Hoëdic, l'île Dumet fortifiée par le vainqueur de St Cast, le Duc d'Aiguillon. L'amiral de Conflans pense qu'il faut amener l'ennemi, dirigé par l'amiral Hawkes, en baie de Quiberon, où il espère compenser son infériorité numérique par une subtile manœuvre : les placer entre la côte rocheuse très dangereuse (et ses batteries terrestres) et la flotte française. Mais on ne commande pas aux éléments, et dans l'après-midi du 20 novembre, le vent est "très frais" et il n'y a plus guère de visibilité (les ordres se transmettaient par pavillons de couleurs). L'amiral ne parvient pas à organiser correctement son convoi et le combat s'engage trop tôt, entre le Four, l'île Dumet et les Cardinaux. Ce qui devait arriver, Arriva; la manœuvre de demi tour demandé aux vaisseaux français se passa très mal. Le Tonnant est engagé par L' Anglais pendant son demi-tour; Le Thésée, vaisseau de 74 canons, vire précipitamment et coule les sabords de sa batterie basse étant restés ouverts. Il y avait 630 hommes à son bord. Il faut croire que les Anglais manœuvrèrent mieux que les Français, car l' ensemble de la bataille ressemble à ceci..... Les Marins de tous bord repêchent et soignent indifféremment Anglais et Français. Des échanges de prisonniers seront fait à la fin de la bataille. |
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Sur ces images du musée du Patrimoine, Vous voyez le combat l' endroit ou il a eu lieu et après la Bataille |
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| Sources: Quiberon, Musée du
Patrimoine.
http://museequiberon.port-haliguen.com/francais/Quiberonbay.htm http://perso.club-internet.fr/kervoyal/, Secrets et gloires du Morbihan de Claude Dervenn, Les mystères de l'île Dumet de E. Letertre, le combat des cardinaux de Pierre de la Condamine, etc. |
| La Bataille de la
Ristigouche Mai à Septembre 1760 Dès 1759, la Nouvelle France avait désespérément besoin d' aide, suite aux différentes victoires Anglaises. Un messager Français, Le Mercier est donc débarqué à Brest le 23 décembre 1759 par le capitaine du Machault Kanon et accompagné par ce dernier jusqu'à Paris............A suivre |
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| 16 janvier 1761; Capitulation de
Pondichéry Sources: Histoire Militaire .org; Google Images; www.nndb.com/people/888/000107567/ ;
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| Le 30 aout 1762, Il y eut lieu une bataille à Johannisberg, village du duché de Nassau. Une bataille remportée par les troupes françaises commandées par les Maréchaux comte d' Estrées et Prince de Soubise, et par le Prince de Condé. Cette victoire française dans la "Hesse" contre Ferdinand, prince héréditaire de Brunswick a fait l' objet d' une circulaire du Roy adressée à tous les Archevêchés, pour que ceux-ci fassent chanter un Te Deum le dimanche 26 septembre dans toutes les églises de France. ( Voir documents Historiques ) |
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Traité de Paris (1763) |
Le 10 février 1763 Traité de paix définitif et alliance entre la Grande-Bretagne, la France et l'Espagne, conclus à Paris, avec les articles séparés y afférant Au nom de la Très Sainte & Indivisible Trinité, Père, Fils, & Saint Esprit. Ainsi soit-il. Soit notoire à Tous Ceux, qu'il appartiendra ou peut appartenir, en Manière quelconque. Il a plu au Tout Puissant de répandre l'Esprit d'Union & de Concorde sur les Princes, dont les Divisions avoient porté le Trouble dans les quatre Parties du Monde, & de leur inspirer le Dessein de faire succéder les Douceurs de la Paix aux Malheurs d'une longue et sanglante Guerre, qui, après s'être élevée entre L'Angleterre & La France, pendant le Règne du Sérénissime & Très Puissant Prince Georges II par la Grace de Dieu Roy de la Grande Bretagne, de glorieuse Mémoire, a été continuée sous le Règne du Sérénissime & Très Puissant Prince Georges 3. Son Successeur, & s'est communiquée dans ses Progrès à l'Espagne & au Portugal; En Conséquence, Le Sérénissime & Très-Puissant Prince Georges III par la Grace de Dieu Roy de la Grande Bretagne, de France, et d'Irlande, Duc de Brunswick & de Lunebourg, Architrésorier & Electeur du Saint Empire Romain; Le Sérénissime & Très Puissant Prince, Louis XV par la Grace de Dieu Roy Très Chrétien- Et Le Sérénissime & Très Puissant Prince Charles III. par la Grace de Dieu Roy d'Espagne, & des Indes, après avoir posé les Fondements de la Paix dans les Préliminaires signés le 3 Novembre dernier à Fontainebleau; Et le Ferme & Très puissant Prince Dom Joseph 1er par la Grace de Dieu Roy de Portugal & des Algarve, après y avoir accédé; Ont résolu de consommer sans Délai ce grand & important Ouvrage; A cet Effet les hautes Parties Contractantes ont nommé & constitué Leurs Ambassadeurs Extraordinaires & Ministres Plénipotentiaires respectifs; Savoir, Sa Sacrée Majesté Le Roy de la Grande Bretagne, Le Très illustre & très excellent Seigneur, Jean, Duc & Comte de Bedford, Marquis de Tavistock &c., Son Ministre d'Etat, Lieutenant General de Ses Armées, Garde de son Sceau Privé, Chevalier du Très Noble Ordre de la Jarretière, & Son Ambassadeur Extraordinaire & Ministre Plénipotentiaire près de Sa Majesté Très Chrétienne; Sa Sacrée Majesté Le Roy Très Chrétien, le très illustre & très excellent Seigneur, César Gabriel de Choiseul, Duc de Praslin, Pair de France, Chevalier de ses Ordres, Lieutenant General de ses Armées, & de la Province de Bretagne, Conseiller en tous ses Conseils, et Ministre & Secrétaire d'Etat, & de ses Commandements & Finances; Sa Sacrée Majesté Le Roy Catholique le très illustre & très excellent Seigneur Dom Gerom Grimaldi, Marquis de Grimaldi, Chevalier des Ordres du Roy Très Chrétien, Gentilhomme de la Chambre de Sa Majesté Catholique avec Exercice, & Son Ambassadeur Extraordinaire près de Sa Majesté Très Chrétienne; Sa Sacrée Majesté Le Roy Très Fidele, le très illustre & très excellent Seigneur, Martin de Mello & Castro, Chevalier profès de l'Ordre de Christ, du Conseil de Sa Majesté Très Fidele, & Son Ambassadeur & Ministre Plénipotentiaire auprès de Sa Majesté Très Chrétienne; Lesquels, après s'être dument communiqué leurs Plein pouvoirs en bonne Forme (& dont les Copies sont transcrites à la Fin du présent Traité de Paix) sont convenus des Articles, dont la Teneur s'ensuit. ARTICLE 1 Il y aura une Paix Chrétienne, universelle, & perpétuelle tant par Mer que par Terre, & une Amitié sincère & constante sera rétablie entre Leurs Majestés Britannique, Très Chrétienne, Catholique, & Très Fidele, & entre leurs Héritiers, & Successeurs, Royaumes, Etats, Provinces, Pays, Sujets, & Vassaux, de quelque Qualité et Condition qu'Ils soient, sans Exception de Lieux, ni de Personnes, en sorte que les Hautes Parties Contractantes apporteront la plus grande Attention à maintenir entres-elles & leurs dits Etats & Sujets cette Amitié & Correspondance réciproque, sans permettre dorénavant, que de Part ni d'autre on commette aucunes Sortes d'Hostilités par Mer ou par Terre, pour quelque Cause ou sous quelque Prétexte que ce puisse être; Et on évitera soigneusement tout ce qui pourroit altérer à l'avenir l'Union heureusement rétablie, s'attachant au contraire à se procurer réciproquement en toute Occasion tout ce qui pourroit contribuer à leur Gloire, Intérêts, & Avantages mutuels, sans donner aucun Secours ou Protection directement ou indirectement à ceux, qui voudroient porter quelque Préjudice à l'une ou à l'autre des dites hautes Parties contractantes. Il y aura un Oubli général de tout ce qui a pu être fait ou commis avant ou depuis le Commencement de la Guerre, qui vient de finir. ARTICLE 2 Les Traités de Westphalie de mil six cent quarante huit, ceux de Madrid entre les Couronnes de la Grande Bretagne & d'Espagne de mil six cent soixante sept, & de mil six cent soixante dix, les Traités de Paix de Nimègue, de mil six cent soixante dix huit, & de mil six cent soixante dix neuf, de Ryswick de mil six cent quatre vingt dix sept, ceux de Paix & de Commerce d'Utrecht de mil sept cent treize, celui de Bade de mil sept cent quatorze, le Traité de la triple Alliance de La Haye de mil sept cent dix sept, celui de la quadruple Alliance de Londres de mil sept cent dix huit, le Traité de Paix de Vienne de mil sept cent trente huit, le Traité Définitif d'Aix la Chapelle de mil sept cent quarante huit, & celui de Madrid entre les Couronnes de la Grande Bretagne, & d'Espagne de mil sept cent cinquante, aussi bien que les Traités entre les Couronnes d'Espagne & de Portugal du 13 février mil six cent soixante huit, du 6. Février mil sept cent quinze, & du 12. Février mil sept cent soixante un, & celui du 11 avril mil sept cent treize entre la France & le Portugal, avec les Garanties de la Grande Bretagne; servent de Base & de Fondement à la Paix, & au présent Traité; & pour cet Effet ils sont tous renouvelés & confirmés dans la meilleure Forme, ainsi que tous les Traités en général, qui subsistoient entre les hautes Parties contractantes avant la Guerre, & comme s'ils étoient insérés ici Mot à Mot, en sorte qu'ils devront être observés exactement à l'avenir dans toute leur Teneur, & religieusement exécutés de Part & d'autre dans tous leurs Points, auxquels il n'est pas dérogé par le présent Traité, nonobstant tout ce qui pourroit avoir été stipulé au contraire par aucune des Hautes Parties contractants; Et toutes les dites Parties déclarent, qu'Elles ne permettront pas qu'il subsiste aucun Privilège, Grace, ou Indulgence contraires aux Traités ci dessus confirmés, à l'Exception de ce qui aura été accordé et stipulé par le présent Traité. ARTICLE 3 Tous les Prisonniers faits de Part & d'autre tant par Terre que par Mer, et les Otages enlevés ou donnés, pendant la Guerre, et jusqu'à ce Jour, seront restitués sans Rançon dans six Semaines au plus tard, à compter du Jour de l'Echange de la Ratification du présent Traité, chaque Couronne soldant respectivement les Avances, qui auront été faites pour la Subsistance & l'Entretien de ces Prisonniers par le Souverain du Pays, où Ils auront été détenus, conformément aux Reçus & Etats constatés & autres Titres authentiques, qui seront fournis de Part & d'autre. Et il sera donné réciproquement des Suretés pour le Payement des Dettes, que les Prisonniers auroient pu contracter dans les Etats, où Ils auroient été détenus, jusqu'à leur entière Liberté.--Et tous les Vaisseaux, tant de Guerre que marchands, qui auroient été pris depuis l'Expiration des Termes convenus pour la Cessation des Hostilités par Mer, seront pareillement rendus de bonne Foy, avec tous leurs Equipages, & Cargaisons; Et on procédera à l'Exécution de cet Article immédiatement après l'Echange des Ratifications de ce Traité. ARTICLE 4 Sa Majesté Très Chrétienne renonce à toutes les Prétentions, qu'Elle a formées autrefois, ou pu former, à la Nouvelle Ecosse, ou l'Acadie, en toutes ses Parties, & la garantit toute entière, & avec toutes ses Dépendances, au Roy de la Grande Bretagne. De plus, Sa Majesté Très Chrétienne cède & garantit à Sa dite Majesté Britannique, en toute Propriété, le Canada avec toutes ses Dépendances, ainsi que l'Isle du Cap Breton, & toutes les autres Isles, & Côtes, dans le Golfe & Fleuve S' Laurent, & généralement tout ce qui dépend des dits Pays, Terres, Isles, & Côtes, avec la Souveraineté, Propriété, Possession, & tous Droits acquis par Traité, ou autrement, que le Roy Très Chrétien et la Couronne de France ont eus jusqu'à présent sur les dits Pays, Isles, Terres, Lieux, Côtes, & leurs Habitants, ainsi que le Roy Très Chrétien cède & transporte le tout au dit Roy & à la Couronne de la Grande Bretagne, & cela de la Manière & de la Forme la plus ample, sans Restriction, & sans qu'il soit libre de revenir sous aucun Prétexte contre cette Cession & Garantie, ni de troubler la Grande Bretagne dans les Possessions susmentionnées. De son Coté Sa Majesté Britannique convient d'accorder aux Habitants du Canada la Liberté de la Religion Catholique; En Conséquence Elle donnera les Ordres les plus précis & les plus effectifs, pour que ses nouveaux Sujets Catholiques Romains puissent professer le Culte de leur Religion selon le Rit de l'Eglise Romaine, en tant que le permettent les Lois de la Grande Bretagne.-Sa Majesté Britannique convient en outre, que les Habitants François ou autres, qui auroient été Sujets du Roy Très Chrétien en Canada, pourront se retirer en toute Sûreté & Liberté, où bon leur semblera, et pourront vendre leurs Biens, pourvu que ce soit à des Sujets de Sa Majesté Britannique, & transporter leurs Effets, ainsi que leurs Personnes, sans être gênés dans leur Emigration, sous quelque Prétexte que ce puisse être, hors celui de Dettes ou de Procès criminels; Le Terme limité pour cette Emigration sera fixé à l'Espace de dix huit Mois, à compter du Jour de l'Echange des Ratifications du présent Traité. ARTICLE 5 Les Sujets de la France auront la Liberté de la Pêche, & de la Sécherie, sur une Partie des Côtes de l'Isle de Terre-Neuve, telle qu'elle est spécifiée par l'Article 13 du Traité d'Utrecht, lequel Article est renouvelé & confirmé par le présent Traité, (à l'Exception de ce qui regarde l'Isle du Cap Breton, ainsi que les autres Isles & Côtes dans L'Embouchure et dans le Golfe st Laurent;) Et Sa Majesté Britannique consent de laisser aux Sujets du Roy Très Chrétien la Liberté de pêcher dans le Golfe St Laurent, à Condition que les Sujets de la France n'exercent la dite Pêche, qu'à la Distance de trois Lieues de toutes les Côtes appartenantes à la Grande Bretagne, soit celles du Continent, soit celles des Isles situées dans le dit Golfe St Laurent. Et pour ce qui concerne la Pêche sur les Côtes de l'Isle du Cap Breton hors du dit Golfe, il ne sera pas permis aux Sujets du Roy Très Chrétien d'exercer la dite Pêche, qu'à la Distance de quinze Lieues des Côtes de l'Isle du Cap Breton; Et la Pêche sur les Côtes de la Nouvelle Ecosse, ou Acadie, et par tout ailleurs, hors du dit Golfe, restera sur le Pied des Traités antérieurs. ARTICLE 6 Le Roy de la Grande Bretagne cède les Isles de St Pierre & de Miquelon, en toute Propriété, à Sa Majesté Très Chrétienne, pour servir d'Abri aux Pêcheurs François; Et Sa dite Majesté Très Chrétienne s'oblige à ne point fortifier les dites Isles, à n'y établir que des Bâtiments civils pour la Commodité de la Pêche, & à n'y entretenir qu'une Garde de cinquante Hommes pour la Police. ARTICLE 7 Afin de rétablir la Paix sur des Fondements solides & durables, & écarter pour jamais tout Sujet de Dispute par Rapport aux Limites des Territoires Britanniques et François sur le Continent de l'Amérique, il est convenu, qu'a l'avenir les Confins entre les Etats de Sa Majesté Britannique & ceux de Sa Majesté Très Chrétienne en cette Partie du Monde, seront irrévocablement fixés par une Ligne tirée au milieu du Fleuve Mississippi depuis sa Naissance jusqu'à la rivière d'Iberville, & de là par une Ligne tirée au milieu de cette Rivière & des Lacs Maurepas & Pontchartrain jusqu'à la Mer; Et à cette Fin le Roy Très Chrétien cède, en toute Propriété, & garantit à Sa Majesté Britannique la Rivière & le Port de la Mobile, & tout de qu'Il possède, ou a dû posséder, du Coté gauche du fleuve Mississipi, à l'exception de la Ville de la Nouvelle Orléans, & de l'Isle dans laquelle Elle est située, qui demeureront à la France; Bien entendu, que la Navigation du Fleuve Mississippi sera également libre tant aux Sujets de la Grande Bretagne comme à ceux de la France, dans toute sa Largeur, & toute son Etendue, depuis sa Source jusqu'à la Mer, et nommément cette Partie, qui est entre la susdite Isle de la Nouvelle Orléans & la Rive droite de ce Fleuve, aussi bien que l'Entrée & la Sortie par son Embouchure. Il est de plus stipulé, que les Bâtiments appartenant aux Sujets de l'une ou de l'autre Nation ne pourront être arrêtés, visités, ni assujettis au Payement d'aucun Droit quelconque. Les Stipulations insérées dans l'Article 4 en Faveur des Habitants du Canada auront Lieu de même pour les Habitants des Pays cédés par cet Article. ARTICLE 8 Le Roy de la Grande Bretagne restituera à la France les Isles de la Guadeloupe, de Marie galante, de la Désirade, de la Martinique, & de Belle-Isle; Et les Places de ces Isles seront rendues dans le même Etat, où Elles étoient, quand la Conquête en a été faite par les Armes Britanniques; Bien entendu, que les Sujets de Sa Majesté Britannique, qui se seroient établis, ou ceux qui auroient quelques Affaires de Commerce à régler dans les dites Isles & autres Endroits restitués à la France par le présent Traité, auront la Liberté de vendre leurs Terres, & leurs Biens, de régler leurs Affaires, de recouvrer leurs Dettes, & de transporter leurs Effets, ainsi que leurs Personnes, à bord des Vaisseaux qu'il leur sera permis de faire venir aux dites Isles, & autres Endroits, restitués comme dessus, & qui ne serviront qu'à cet Usage seulement, sans être gênés à Cause de leur Religion, ou sous quelqu'autre Prétexte que ce puisse être hors celui de Dettes ou de Procès criminels.--Et pour cet Effet le Terme de dix-huit Mois est accordé aux Sujets de Sa Majesté Britannique à compter du Jour de l'Echange des Ratifications du présent Traité.--Mais comme la Liberté, accordée aux Sujets de Sa Majesté Britannique, de transporter leurs Personnes & leurs Effets sur des Vaisseaux de leur Nation pourroit être sujette à des Abus, si l'on ne prenoit la Précaution de les prévenir, il a été convenu expressément, entre Sa Majesté Britannique & Sa Majesté Très Chrétienne, que le Nombre des Vaisseaux Anglois, qui auront la Liberté d'aller aux dites Isles & Lieux restitués à la France sera limité, ainsi que le Nombre de Tonneaux de chacun, qu'ils iront en lest, partiront dans un Terme fixé, & ne feront qu'un seul Voyage; Tous les Effets, appartenant aux Anglois, devant être embarqués en même Tems. Il a été convenu en outre, que Sa Majesté Très Chrétienne fera donner les Passeports nécessaires pour les dits Vaisseaux; que, pour--plus grande Sureté, il sera libre de mettre deux Commis ou Gardes François sur chacun des dits Vaisseaux, qui seront visités dans les Atterrages & Ports des dites Isles, & Lieux, restitués à la France; Et que les Marchandises, qui s'y pourront trouver, seront confisquées. ARTICLE 9 Le Roy Très Chrétien cède & garantit à Sa Majesté Britannique, en toute Propriété, les Isles de la Grenade & des Grenadines, avec les mêmes Stipulations en Faveur des Habitants de cette Colonie, insérées dans l'Article 4 pour ceux du Canada; Et le Partage des Isles, appelées neutres, est convenu et fixé de manière que celles de St Vincent la Dominique, & Tabago, resteront, en toute Propriété, à la Grande Bretagne, & que celle de St Lucie sera remise à la France pour en jouir, pareillement en toute Propriété. Et les hautes Parties contractantes garantissent le Partage ainsi stipulé ARTICLE 10 Sa Majesté Britannique restituera à la France l'Isle de Gorée, dans l'Etat, où Elle s'est trouvée, quand Elle a été conquise; Et Sa Majesté Très Chrétienne cède, en toute Propriété, et garantit au Roy de la Grande Bretagne la Rivière de Sénégal, avec les Forts & Comptoirs de St Louis, de Podor, & de Galam, & avec tous les Droits & Dépendances de la dite Rivière de Sénégal. ARTICLE 11 Dans les Indes Orientales La Grande Bretagne restituera à la France, dans l'Etat où ils sont aujourd'hui, les différends Comptoirs, que cette Couronne possedoit tant sur la Côte de Choromandel & d'Orixa, que sur celle de Malabar, ainsi que dans le Bengale, au Commencement de l'Année mil sept cent quarante neuf; Et Sa Majesté Très Chrétienne renonce à toute Prétention aux Acquisitions, qu'Elle avoit faites sur la Côte de Choromandel, & d'Orixa, depuis le dit Commencement de l'Année mil sept cent quarante neuf. Sa Majesté Très Chretienne restituera, de son Coté, tout ce qu'Elle pourroit avoir conquis sur la Grande Bretagne dans les Indes Orientales pendant la présente Guerre, & fera restituer nommément Natal & Tapanouly dans l'Isle de Sumatra. Elle s'engage de plus à ne point ériger de Fortifications, & à ne point entretenir de Troupes dans aucune Partie des Etats du Subah de Bengale.--Et afin de conserver la Paix future sur la Côte de Choromandel & d'Orixa, les Anglois & les François reconnoitront Mahomet Ali Khan pour légitime Nabab du Carnate, & Salabat Jing pour légitime Subah de Décan; Et les deux Parties renonceront à toute Demande ou Prétention de Satisfaction qu'Elles pourroient former à la Charge, l'une de l'autre, ou à celle de leurs Alliés Indiens pour les Déprédations ou Dégâts commis soit d'un Coté, soit de l'autre pendant la Guerre. ARTICLE 12 L'Isle de Minorque sera restituée à Sa Majesté Britannique, ainsi que le Fort st Philippe, dans le même Etat où ils se sont trouvés, lorsque la Conquête en a été faite par les Armes du Roy Très Chrétien, & avec l'Artillerie, qui y étoit lors de la Prise de la dite Isle & du dit Fort. ARTICLE 13 La Ville & le Mort de Dunkerque seront mis dans l'Etat fixé par le dernier Traité d'Aix la Chapelle, & par les Traités antérieurs;--La Cunette sera détruite immédiatement après l'Echange des Ratifications du présent Traité, ainsi que les Forts & Batteries, qui defendent l'Entrée du Coté de la Mer; Et il sera pourvu en même Tems à la Salubrité de l'Air & à la Santé des Habitans par quelqu'autre Moyen à la Satisfaction du Roy de la Grande Bretagne. ARTICLE 14 La France restituera tous les Pays, appartenant à l'Electorat d'Hanovre, au Landgrave de Hesse, au Duc de Brunswick, & au Comte de la Lippe Buckebourg, qui se trouvent, ou se trouveront, occupés par les Armes de Sa Majesté Très Chrétienne; Les Places de ces différents Pays seront rendues dans le même Etat où Elles étoient, quand la Conquête en a été faite par les Armes Françoises; Et les Pièces d'Artillerie, qui auront été transportées ailleurs, seront remplacées par le même Nombre de même Calibre, Poids, & Métal. ARTICLE 15 En Cas que les Stipulations, contenues dans l'Article 13, des Préliminaires ne fussent pas accomplies lors de la Signature du présent Traité, tant par Rapport aux Evacuations à faire par les Armées de la France des Places de Clèves, de Wesel, de Gueldres, & de tous les Pays, appartenant au Roy de Prusse, que par Rapport aux Evacuations à faire par les Armées Britannique & Françoise des Pays, qu'Elles occupent en Westphalie, Basse-Saxe, sur le Bas-Rhin, le Haut Rhin, & dans tout l'Empire, & à la Retraite des Troupes dans les Etats de Leurs Souverains respectifs, Leurs Majestés Britannique & Très Chrétienne promettent de procéder de bonne Foy, avec toute la Promptitude que le Cas pourra permettre, aux dites Evacuations, dont Ils stipulent l'Accomplissement parfait avant le quinze de Mars prochain, ou plutôt, si faire se peut.--Et Leurs Majestés Britannique & Très Chrétienne s'engagent de plus, & se promettent, de ne fournir aucun Secours, dans aucun Genre, à Leurs Alliés respectifs, qui resteront engagés dans la Guerre d'Allemagne. ARTICLE 16 La Décision des Prises, faites en Tems de Paix par les Sujets de la Grande Bretagne sur les Espagnols, sera remise aux Cours de Justice de l'Amirauté de la Grande Bretagne, conformément aux Règles établies parmi toutes les Nations, de sorte que la Validité des dites Prises entre les Nations Britannique & Espagnole sera décidée & jugée, selon le Droit des Gens, & selon les Traités, dans les Cours de Justice de la Nation, qui aura fait la Capture. ARTICLE 17 Sa Majesté Britannique fera démolir toutes les Fortifications, que ses Sujets pourront avoir érigées dans la Baye de Honduras, & autres Lieux du Territoire de l'Espagne dans cette Partie du Monde, quatre Mois après la Ratification du présent Traité; Et Sa Majesté Catholique ne permettra point, que les Sujets de Sa Majesté Britannique, ou leurs Ouvriers, soient inquiétés ou molestés sous aucun Prétexte que ce soit, dans les dits Lieux, dans leur Occupation de couper, charger, & transporter, le Bois de Teinture ou de Campêche; Et pour cet Effet Ils pourront bâtir, sans Empêchement, & occuper sans Interruption, les Maisons & les Magasins, qui sont nécessaires pour Eux, pour leurs Familles, & pour leurs Effets; Et Sa Majesté Catholique leur assure par cet Article l'entière Jouissance de ces Avantages, & Facultés sur les Côtes & Territoires Espagnols, comme il est stipulé ci-dessus, immédiatement après la Ratification du présent Traité. ARTICLE 18 Sa Majesté Catholique se désiste, tant pour Elle que pour ses Successeurs, de toute Prétention, qu'Elle peut avoir formée en Faveur des Guipuscoans & autres de ses Sujets au Droit de pêcher aux Environs de l'Isle de Terre-Neuve. ARTICLE 19 Le Roy de la Grande Bretagne restituera à l'Espagne tout le Territoire qu'II a conquis dans l'Isle de Cuba, avec la Place de la Havane; Et cette Place, aussi bien que toutes les autres Places de la dite Isle, seront rendues dans le même Etat, où Elles etoient, quand Elles ont été conquises par les Armes de Sa Majesté Britannique: Bien entendu, que les Sujets de Sa Majesté Britannique, qui se seroient établis, ou ceux qui auroient quelques Affaires de Commerce à régler, dans la dite Isle, restituée à l'Espagne par le présent Traité, auront la Liberté de vendre leurs Terres, & leurs Biens, de régler leurs Affaires, de recouvrer leurs Dettes, et de transporter leurs Effets ainsi que leurs Personnes à bord des Vaisseaux, qu'il leur sera permis de faire venir à la dite Isle, restituée comme dessus, & qui ne serviront qu'à cet Usage seulement, sans être gênés à Cause de Icur Religion, ou sous quelqu'autre Prétexte que ce puisse être, hors celui de Dettes ou de Procès criminels; Et pour cet Effet le Terme de dix huit Mois est accordé aux Sujets de Sa Majesté Britannique, à compter du Jour de l'Echange des Ratifications du présent Traité.--Mais comme la Liberté, accordée aux Sujets de Sa Majesté Britannique de transporter leurs Personnes & leurs Effets sur des Vaisseaux de leur Nation, pourroit être sujette à des Abus, si l'on ne prenoit la Précaution de les prévenir, il a été convenu expressément entre Sa Majesté Britannique & Sa Majesté Catholique, que le Nombre des Vaisseaux Anglois, qui auront la Liberté d'aller à la dite Isle restituée à l'Espagne, sera limité, ainsi que le Nombre de Tonneaux de chacun, qu'ils iront en lest, partiront dans un Terme fixé, & ne feront qu'un seul Voyage; Tous les Effets, appartenant aux Anglois, devant être embarqués en même Tems.--Il a été convenu en outre, que Sa Majesté Catholique fera donner les Passeports nécessaires pour les dits Vaisseaux; que, pour plus grande Sureté, il sera libre de mettre deux Commis ou Gardes Espagnols sur chacun des dits Vaisseaux, qui seront visités dans les Atterages et Ports de la dite Isle restituée à l'Espagne et que les Marchandises, qui s'y pourront trouver, seront confisquées. ARTICLE 20 En Conséquence de la Restitution stipulée dans l'article précédent, Sa Majesté Catholique cède et garantit, en tout Propriété, à Sa Majesté Britannique, la Floride, avec le Fort de S' Augustin, & la Baye de Pensacola, ainsi que tout ce que l'Espagne possède sur le Continent de l'Amérique septentrionale, à l'Est, ou au Sud Est, du fleuve Mississippi, & généralement tout ce qui dépend des dits Pays & Terres, avec la Souveraineté, Propriété, Possession, & tous Droits acquis par Traité ou autrement, que Le Roy Catholique & la Couronne d'Espagne, ont eus jusqu'à présent sur les dits Pays, Terres, Lieux, & leurs Habitants; Ainsi que Le Roy Catholique cède & transporte le tout au dit Roy & à la Couronne de la Grande Bretagne, & cela de la Manière & de la Forme la plus ample; Sa Majesté Britannique convient de son Coté d'accorder aux Habitants des Pays ci-dessus cédés la Liberté de la Religion Catholique; En Conséquence Elle donnera les Ordres les plus exprès & les plus effectifs, pour que ses nouveaux Sujets Catholiques Romains puissent professer le Culte de leur Religion selon le Rit de l'Eglise Romaine, en tant que le permettent les Lois de la Grande Bretagne: Sa Majesté Britannique convient en outre, que les Habitants Espagnols, ou autres qui auroient été Sujets du Roy Catholique, dans les dits Pays, pourront se retirer en toute Sureté et Liberté, où bon leur semblera et pourront vendre leurs Biens, pourvu que ce soit à des Sujets de Sa Majesté Britannique, & transporter leurs Effets, ainsi que leurs Personnes, sans être gênés dans leur Emigration, sous quelque Prétexte que ce puisse être, hors celui de Dettes ou de Procès criminels; Le Terme, limité pour cette Emigration, étant fixé à l'Espace de dix-huit Mois, à compter du Jour de l'Echange des Ratifications du présent Traité.--Il est de plus stipulé, que Sa Majesté Catholique aura la Faculté de faire transporter tous les Effets, qui peuvent Lui appartenir, soit Artillerie, ou autres. ARTICLE 21 Les Troupes Francoises & Espagnoles évacueront tous les Territoires, Campagnes, Villes, Places, & Châteaux, de Sa Majesté Très Fidele, en Europe, sans Reserve aucune, qui pourront avoir été conquis par les Armées de France & d'Espagne, & les rendront dans le même Etat où Ils étoient, quand la Conquête en a été faite, avec la même Artillerie, & les Munitions de Guerre, qu'on y a trouvées; Et à l'Egard des Colonies Portugaises, en Amérique, Afrique, ou dans les Indes Orientales, s'il y étoit arrivé quelque Changement, toutes Choses seront remises sur le même Pied, où Elles étoient, et en Conformité des Traités précédents, qui subsistoient entre les Cours de France, d'Espagne, & de Portugal, avant la présente Guerre. ARTICLE 22 Tous les Papiers, Lettres, Documents & Archives, qui se sont trouvés dans les Pays, Terres, Villes, & Places, qui sont restitués, & ceux appartenant aux Pays cédés, seront délivrés, ou fournis, respectivement, & de bonne Foi, dans le même Tems, s'il est possible, de la Prise de Possession, ou au plus tard, quatre Mois après l'Echange des Ratifications du présent Traité, en quelque Lieu que les dits Papiers ou Documents puissent se trouver. ARTICLE 23 Tous les Pays, & Territoires, qui pourroient avoir été conquis, dans quelque Partie du Monde que ce soit, par les Armes de Leurs Majestés Britannique & ses Fidele, ainsi que par celles de Leurs Majestés Très Chrétienne & Catholique, qui ne sont pas compris dans le présent Traité, ni à Titre de Cessions, ni a Titre de Restitutions, seront rendus sans Difficulté, & sans exiger de Compensation. ARTICLE 24 Comme il est nécessaire de designer une Epoque fixe pour les Restitutions & les Evacuations à faire, par chacune des Hautes Parties Contractantes, il est convenu que les Troupes Britanniques & Françoises compléteront, avant le quinze de Mars prochain, tout ce qui restera à exécuter des Articles 12 & 13 des Préliminaires, signés le 3 Jour de Novembre passé, par Rapport à l'Evacuation à faire dans l'Empire, ou ailleurs. --L'Isle de Belle-Isle sera évacuée six semaines après l'Echange des Ratifications du présent Traité, ou plutôt si faire se peut. --La Guadeloupe, la Désirade, Marie galante, la Martinique, & St Lucie, trois Mois après l'Echange des Ratifications du présent Traité, ou plutôt, si faire se peut. --La Grande Bretagne entrera pareillement au Bout de trois Mois après l'Echange de Ratifications du présent Traité, ou plutôt si faire se peut, en Possession de la Rivière & du Port de la Mobile, & de tout ce qui doit former les Limites du Territoire de La Grande Bretagne du Coté du Fleuve de Mississippi, telles qu'elles sont spécifiées dans l'Article 7. --L'Isle de Gorée sera évacuée par La Grande Bretagne trois Mois après l'Echange des Ratifications du présent Traité; --Et L'Isle de Minorque par La France à la même Epoque, ou plutôt si faire se peut;--Et, selon les Conditions de l'Article 6, La France entrera de même en Possession des Isles de St Pierre & de Miquelon, au Bout de trois Mois après l'Echange des Ratifications du présent Traité. --Les Comptoirs aux Indes Orientales seront rendus six Mois après l'Echange des Ratifications du présent Traité, ou plutôt si faire se peut. --La Place de la Havane avec tout ce qui a été conquis dans l'Isle de Cuba, sera restituée trois Mois après l'Echange des Ratifications du présent Traité, ou plutôt si faire se peut; Et en même Temps La Grande Bretagne entrera en Possession du Pays cédé par l'Espagne selon l'Article 20. --Toutes les Places & Pays de Sa Majesté Très Fidèle en Europe seront restitués immédiatement après l'Echange des Ratifications du présent Traité; Et les Colonies, Portugaises, qui pourront avoir été conquises, seront restituées dans l'Espace de trois Mois dans les Indes Occidentales, & de six Mois dans les Indes Orientales, après l'Echange des Ratifications du présent Traité, ou plutôt si faire se peut.--Toutes les Places, dont la Restitution est stipulée ci-dessus, seront rendues avec l'Artillerie, & les Munitions, qui s'y sont trouvées lors de la Conquête. --En Conséquence de quoi les Ordres nécessaires seront envoyés par chacune des Hautes Parties Contractantes avec les Passeports réciproques pour les Vaisseaux, qui les porteront, immédiatement après l'Echange des Ratifications du présent Traité. ARTICLE 25 Sa Majesté Britannique, en sa Qualité d'Electeur de Brunswick Lunebourg, tant pour Lui que pour ses Héritiers & Successeurs, & tous les Etats & Possessions de Sa de Majesté en Allemagne sont compris & garantis par le présent Traité de Paix. ARTICLE 26 Leurs Sacrées Majestés, Britannique, Très Chrétienne, Catholique, & Très Fidele, promettent d'observer sincèrement & de bonne Foy tous les Articles, contenus & établis dans le présent Traité; Et Elles ne souffriront pas, qu'il y soit fait de Contravention directe ou indirecte par leurs Sujets respectifs; Et les susdites Hautes Parties Contractantes se garantissent généralement & réciproquement toutes les Stipulations du présent Traité. ARTICLE 27 Les Ratifications solennelles du présent Traité, expédiées en bonne & due Forme, seront échangées, en cette Ville de Paris, entre Les Hautes Parties Contractantes dans l'Espace d'un Mois, ou plutôt s'il est possible, à compter du Jour de la Signature du présent Traité. En Foy de quoi Nous soussignés, Leurs Ambassadeurs Extraordinaires & Ministres Plénipotentiaires avons signé de Notre Main, en leur Nom, & en Vertu de nos Plein pouvoirs, le présent Traité Définitif, & y avons fait apposer le Cachet de Nos Armes. Fait à Paris le dix de Février mil sept cent soixante trois. Bedford C.P.S. Choiseul duc de Praslin. el Marqs de Grimaldi. ARTICLES SEPARÉS 1 Quelques uns des Titres, employés par les Puissances Contractantes, soit dans les Plein pouvoirs, et autres Actes, pendant le Cours de la Négociation, soit dans le Préambule du présent Traité, n'étant pas généralement reconnus, il a été convenu, qu'il ne pourroit jamais en résulter aucun préjudice pour aucune des dites Parties Contractantes, et que les Titres, pris ou omis, de part et d'autre, à l'Occasion de la dite Négociation, et du présent Traité ne pourront être cités ni tirés à Conséquence. 2 Il a été convenu et arrêté que la Langue Françoise, employée dans tous les Exemplaires du présent Traité, ne formera point un Exemple, qui puisse être allégué, ni tiré à conséquence, ni porter préjudice, en aucune Manière, à aucune des Puissances Contractantes; Et que l'on se conformera, a l'avenir, à ce qui a été observé, et doit être observé, à l'égard, et de la Part, des Puissances, qui sont en usage, et en Possession, de donner, et de recevoir, des Exemplaires, de semblables Traités, en une autre Langue que la Françoise. Le présent Traité ne laissant pas d'avoir la même Force et Vertu, que si le susdit Usage y avoit été observé. Fait à Paris le Dix de Février Mil sept cent soixante et trois. Sources : Archives militaires de la Défense à Vincennes, site Web |