Accueil     Louisbourg  

Retour Mont-Louis

Attaque de Gaspé
    Les Troupes de Louisbourg   Les Anciennes compagnies de Carignan-Salière      

1755

1756 1757 1758    1759  1760 1761 1762 1763

Annotations

La Guerre  de  Sept Ans
Mis à jour le 18 janvier 2014

                                              
                                                                                                    
 Prologue

Bien que les conflits Français-Anglais durent depuis des siècles, la Guerre de 7 ans  commença bien avant d' être déclarée, elle fut précédée d' une sorte de guerre froide au cours de laquelle le gouvernement de Louis XV fit de louables efforts pour éviter un conflit ouvert  malgré l'anglomanie qui sévissait. Cette guerre mis en évidence la suprématie maritime de l'Angleterre. Elle mis fin à la présence française en tant que pays tant en Amérique du nord qu' aux Indes. Il ne faut pas oublier que d' autres pays étaient aussi parties prenantes dans cette guerre. Du côté Anglais il y avait La Prusse et Hanovre, du côté Français, l' Autriche, la Suède, la Saxe, la Russie et finalement l' Espagne . Il ne faut pas oublier pour autant les Hindous dont certains voyaient d' un mauvais œil autant la présence française qu' anglaise. Tout comme les milices des colonies Anglaises qui combattirent les Français puis se retournèrent ensuite pour chasser l' anglais de chez eux avec l' aide de la France. Cette guerre  (1756/1763 )a cependant démarré quelques années plus tôt .Notons tout de même que grâce à la volonté des francophones qui restèrent en Nouvelle-France, et qui se sont battus sans faillir, ils ont réussi à imposer leur langue, leur religion et leurs coutumes. Grâce leur soit rendue, car ils ont été  les pionniers du Québec actuel. Ils ne faut pas oublier tous les francophones des Etats-Unis qui gardent une certaine nostalgie, et font beaucoup pour garder un peu de leur patrimoine.
Aux Indes, ils ne restent malheureusement que quelques collèges français entre autre à Pondichéry.


Toutes les recherches effectuées pour ce document sont le fait de travail personnel incluant l' analyse de différents textes , documents officiels , documents parfois personnels ,
actes officiel etc... voir nos liens et nos sources
                      
                                          Louis XV                          Georges II                     Georges III

Quelques cartes pour mieux cernés les enjeux .
 Bien entendu toutes cartes plus détaillées seront les bienvenues.


Possessions en Amérique 1755-1760    : rose : anglais
gris : français     bleu : espagnol   blanc : inexploré
 

    Quelques aperçus des batailles de la Nouvelle-France
 

    Comptoirs français aux Indes après 1763

 

                                                                                   1er engagement avec les milices américaines
 
               Georges Washington

 

 

 


       Construction du Fort Necessity

YOUGHIOGHENNY (Amériques 27/28 mai 1754)
(Fort Necessity)

En 1753, le lieutenant de la Milice de Virginie, Washington à la tête d' un petit groupe est chargé de porter une lettre du Gouverneur Dinwiddie, demandant aux Français de Fort Duquesne de quitter la Virginie.

Durant le voyage celui-ci remarqua un endroit qui lui parut stratégique et propice à l' installation d' un fort qui serait situé au confluent des fleuves Alléghény et Monongahela (Fort Necessity).

Le 24 mai 1754, Washington est à la tête de 40 miliciens de Virginie désirant occuper la vallée de l' Ohio. Suite au refus des Français de quitter cette vallée et pour couper les liaisons françaises entre la Nouvelle-France et la Louisiane qui était française à l' époque et de ce fait, réduire cette  influence . Il arrive dans une prairie repéré lors de son premier voyage appelé Grand-Pré qui ressemblait plutôt à un marécage.
Il fait halte et demande à ses hommes de dresser le campement et de commencer l' installation d' un fort.
En 3 jours ses hommes avaient déjà établi de solides défenses. Ce fut à ce moment qu' il est averti d' une présence française à quelques lieux. C' était la période où la tension montait dans la vallée de l’Ohio, la France étant décidée à contester les réclamations territoriales de la Virginie, le gouverneur Duquesne dépêchai des troupes supplémentaires aux forts récemment construits entre le lac Érié et l’embranchement de la rivière Ohio. Pensant trouver des renforts de troupes Françaises. Washington atteint à l' aube le camp de Tanacharison chef des Sénéca rallié à leur cause, celui-ci les conduisirent vers un ravin où campaient les Français. L' attaque a été si soudaine que les Français commandé par Joseph Coulon Sieur de Jumonville, ne purent réagir.  Il y eu 10 tués dont le sieur de Jumonville, 1 blessé et 21 prisonniers ; un homme ayant réussi à s' enfuir pour rejoindre Fort Duquesne, Washington ordonna à ses hommes qui
n' avaient subis que de légères pertes 1 tué et 2 blessés, de rejoindre leur position afin de la consolider en vue d' une attaque en force des Français. Pendant 5 jours il fit renforcer la défense du fort par une palissade circulaire. Le 9 juin le reste du régiment de Virginie arrive à fort Necessity avec des vivres, des armes et 9 pistolets de pivot. La compagnie se monte à 293 officiers et hommes de troupe. Quelques jours plus tard,  ils sont renforcés par l' arrivée d' une compagnie indépendante des troupes britanniques de Caroline du Sud, forte de 100 hommes commandés par le Capitaine James Mackay . Les alliés indiens ayant décidé de se retirer, durant le mois de juin,  Washington et sa compagnie ont ouvert une route en direction de la plantation des Essentiels pour un règlement de frontière . Des signaux, les avertissant de l' arrivée des Français; ils rejoignirent Necessity le 1 juillet.
 Le commandant du fort
Duquesne Claude-Pierre Pécaudy de Contrecœur, avait rassemblé 500 membres de sa garnison et 11 Indiens afin de venger cette attaque et de chasser les Américains du territoire réclamé par la France. François Louis Coulon reçut le commandement de ce détachement, tel qu’il l’avait demandé.
Le 3,  les Français comptant 500 hommes et environs100 indiens s' approchèrent du fort( Journal de la campagne de Mr De Villiers, depuis son arrivé au fort Duquesne jusqu' a son retour au fort). Durant toute la journée sous une pluie battante les troupes s'affrontèrent. Les pertes Britanniques furent plus importantes que les pertes françaises et indiennes. Aussi vers 8 heures du soir, le capitaine Louis Coulon de Villiers, commandant les forces Françaises et frère de Jumonville a conclu une trêve pour discuter de la Reddition de Washington et Mackay. Vers minuit un accord est conclu et un document est signé par les intéressés. Les Honneurs ayant été rendus aux Anglais, ceux-ci se retirèrent avec armes et bagages, sauf les pistolets de pivot, vers la Virginie. Les Français après avoir brûlé Fort Necessity  rejoignirent Fort Duquesne.


Ce fut les premiers combats de la Guerre dite de 7 ans.

                                                                                   

Joseph Coulon de Villiers, Sieur de Jumonville (1718-1754) et François Louis Coulon de Villiers (1710-1757)  
Tous les deux, neveux de Madeleine de Verchères. Joseph Coulon de Villiers fut mandaté en 1754, comme officier de la garnison du fort DuQuesne à Pittsburgh (occupé alors par les Français), pour y assurer le retrait des Anglais. Le 28 mai de la même année, sur les rives de l'Ohio, alors que le Sieur De Jumonville faisait la lecture d'une sommation au colonel Georges Washington, il fut atteint d'une balle à la tête et en mourut. 

Un mois après la mort de son frère, François Louis Coulon de Villiers et ses hommes ont vaincu au fort Necessity, les Anglais ayant toujours à leur tête Georges Washington.

 Nous retrouvons cet Homme à la prise du fort de Grandville ( Etats unis) en 1656; Suite à ces victoires, François Louis Coulon de Villiers fut nommé Premier Chevalier de
Saint-Louis en 1757.
 
 
http://www.ville.vercheres.qc.ca/Perscelebre.html
Sources: Seigneurs et Seigneuresses

 
                       
                                              Attaque du Fort Necessity
                                   
                                           Rédaction de la capitulation Fort Necessity
Images : http://fortnecessity.org  
 

Capitulation accordée par le commandant des troupes de sa majesté très Chrétienne, à celui des troupes Anglaises actuellement  dans le Fort de nécessité qui avait été construit sur les terres du domaine du roi
                                                                 Le 3 Juillet 1754, à huit heures du soir                                                               A savoir
 comme notre intention n'a jamais été de troubler la paix et la bonne harmonie qui régnait entre les deux princes amis, mais seulement se venger  de l'assassinat qui a été fait sur un de nos officiers, porteur d' une sommation, et sur son escorte sur sa partie comme aussi d' empêcher aucun  établissement sur les terres du domaine du roi, mon maître. A ces confirmations , nous voulons bien accorder grâce, à tous les Anglais qui sont dans le dit Fort, aux conditions ci-après .

                                                               Article 1
Nous accordons au commandant Anglais de se retirer avec toutes la garnison, pour s'en retourner paisiblement dans son  pays, et lui promettons d' empêcher qu' il lui soit fait aucunes insultes par nos Français  et de maintenir autant qu' il sera en notre pouvoir tout les sauvages qui sont avec nous.
                                                              Article 2
Il sera autorisé pour se retirer de prendre avec lui tout ce qui leur appartient excepté l'artillerie, et des munitions de guerre que nous réservons à nous mêmes.

                                                              Article 3
Nous leur accordons les honneurs de la guerre; ils sortirons  tambours battants,  avec un petit morceau de canon, voulant bien par là, leur prouver que nous les traitons en amis

                                                               Article 4
Que sitot que ces articles seront signés par les deux parties ils abaisseront et retirerons le pavillon Anglais

                                                               Article 5
 Que demain à la pointe du jour un détachement de Français recevra la reddition de la garnison et prendra la possession du fort susmentionné.

                                                               Article 6
Puisque les anglais n'ont presque plus de chevaux  ou bœuf pour porter leur effets , ont leur permettra de cacher  ceux ci , pour qu'ils puissent revenir les chercher après qu'ils aient récupéré leur chevaux; a cette fin ils seront autorisés a laisser  un tel nombre de soldats comme garde de leur biens, dans ces conditions ceux-ci  donnerons leur parole d' honneur  qu'ils ne travaillerons à aucun  établissement dans le pays environnant ou au delà des montagnes pendant une année à compter de ce jour.

                                                               Article 7
Puisque les anglais ont en leur pouvoir  un officier et deux cadets ,et, en général tous les prisonniers qu'ils ont pris une fois assassinés le Sieur de Jumonville qu'ils promettent maintenant de les envoyer avec une escorte au fort Duquesne, situé sur le fleuve, et pour fixer  l'exécution avec plus de sureté de cet article du traité, nous garderons en otages  Messieurs Jacob Van Braam et Robert Stobo jusqu'a l'arrivée de nos Français et Canadiens ci-dessus avant mentionné.
     Nous sur notre Partie déclarons que nous donnerons une escorte pour renvoyer dans la sûreté les deux officiers qui nous promettent notre Français dans deux mois et une moitié au plus en tard.

 Fait dehors deux fois sur un des poteaux de notre block-house le même jour et d'année en tant qu'avant.

             signatures                                                          James Mackay
                                                                                                 Georges  Washington
                                                                                                     Coulon  de Villiers

     Voir L' Original     que nous a Transmis  généreusement    Monsieur  Erich Laforest Que nous remercions.                                                          

 
                                                                                       Aux  Indes
 L' Angleterre, gênée par notre commerce, jalouse de nos colonies, multipliât les provocations. Nous possédions alors les plus riches comptoirs des Indes . L' ambitieux Dupleix  y exerçait la charge de gouverneur général , au nom de la compagnie des Indes . Il estimait à juste raison , que les gains de la compagnie seraient plus considérables , si l' on installait sur place des factories , lesquels fabriqueraient directement  les étoffes indiennes dont raffolait Paris. Il croyait pouvoir établir une zone de protection autour des comptoirs , ce qui épargnerait l' entretien de garnisons permanentes , en acceptant au besoin  la vassalité de quelque prince local. Les anglais ,commandé par Robert Clive qui possédaient à peu près le même nombre de comptoirs , se tenaient sur l' expectative; ils observaient les progrès de Dupleix et guettaient ses premiers revers pour intervenir . Ils sortirent brusquement de leur neutralité et s' approprièrent certains territoires conquis par les Français. En Europe les projets de Dupleix inquiétaient les actionnaires de la compagnie ; les ministre de Louis XV s' effrayèrent et refusèrent leur aide . En 1754, le Roi Louis XV  et la compagnie française des Indes Orientales rappellent  Dupleix  malgré tout le travail admirable effectué par cet homme . Il menait une politique d' expansion et la peur de perdre les comptoirs possédés par la France motiva son rappel à Paris. Dupleix était reconnu et apprécié par la population et de nombreux Nababs(gouverneurs de provinces) et de Soubabs (gouverneurs de pays). Il construisit un empire de 20 millions d' habitants, malgré des luttes contre certains de ces mêmes Rajahs, Nababs et Soubabs de Tanjore, Mysore assistés des Marhates
( Population du Déccan ) soutenus par les Anglais.

Outres les territoires, Dupleix a apportés surtout la remise en état des comptoirs et un bon rétablissement du commerce.
Les Comptoirs étaient :
Bombay , Madras , Pondichéry
Chandernagor, Cassimbar et Balassor au Bengale,  Mazulitapan  et Yanaon aux côtes de Coromandel,
Calicut, Mahé et Surate à la côte Malabar.
Du fait de ce rappel le bras de fer engagé par la France et l' Angleterre  aux Indes tourna donc à l' avantage de cette dernière. Dupleix revenu en France ne put rentrer dans ses fonds et mourut obscurément.

Dupleix  (Photo ci contre)

DUPLEIX fut remplacé par Monsieur GODEHEU d' EGOUVILLE vers 1754 / 55

1755

Le 14 Avril 1755 Arrivée du Brigadier Général Edward  Braddock en Virginie avec 2 régiments de troupes Anglaises régulières. Il prépare les plans de marche pour attaquer Fort Duquesne
 
Le 6/10 juin 1755 : Bataille des Grands Bancs près de Terre-Neuve

 Devant les agressions répétées des Anglais et l' arrivée des troupes de Braddock en Nouvelle-France, Louis XV décide de renforcer ses troupes et de fournir une grande quantité de matériels et armements. Pour ce faire, il envoie donc une escadre vers Québec avec 3600 hommes. Ces troupes, sous le commandement du Baron Jean Armand de Dieskau. sont: les Régiments suivants: De la Reine, d'Artois, de Bourgogne, de Languedoc, de la Guyenne, de Béarn; tous ces régiments rejoignent Brest au début d' avril 1755 d'où les attendent une escadre prête à les amener en Nouvelle-France .
Chaque régiment est composé de 13 compagnies de 40 hommes plus officiers et sous-officiers. Chaque régiment comptera dans ces compagnies une cie de Grenadiers .A leur arrivé a Brest toutes les compagnies seront inspectées et complétées afin d' obtenir le nombre voulue.
A cette occasion les troupes seront vêtues de neuf , mais ces uniformes ne leur seront donnés qu' à leur arrivées à Québec. Par contre, leur armement laisse a désirer malgré les efforts de Monsieur de Crémille

L' escadre comprend deux divisions respectivement sous les ordres du Comte du Bois de la Motte et de Monsieur Perier de Salvert
La première division étant destinée à Québec, est composée de neuf vaisseaux et d' une frégate, dont 7 vaisseaux sont armés en flûte, c' est-à-dire que leur armement a été réduit pour leur permettre d' embarquer du fret. Ces vaisseaux sont :l' Entreprenant, l' Alcide, l' Algonquin, l' Actif, l' Illustre, le Léopard, le Lys, l' Opiniâtre, l' Apollon (Navire hôpital) et la frégate la Sirène

La seconde division, destinée à Louisbourg sur l' Isle Royale se composent de quatre vaisseaux et deux frégates dont trois vaisseaux et une frégate sont armés en flûte: le Bizarre, l' Espérance, le Dauphin Royal,  et les frégates l' Aquilon (Navire hôpital) et la Comète



                                                                        Description de cette Escadre de 1755

 Noms Type Tonnage Nombre de canons  Hommes d'équipage et Troupes Annotations
Le Formidable  Vaisseau    80   900 A son bord M. de Macnemara, lieutenant général et commandant de la flotte, M. de Coetnempren de Kersaint, capitaine de pavillon et M. du Chauffault de Besné capitaine de vaisseau en second.
L' Entreprenant  Vaisseau    74  700 Commandé par M. du Bois de la Mothe, chef d'escadre et M. de Sauzay capitaine en second.
A son bord M. de Vaudreuil gouverneur du Canada, M. de Dieskau maréchal de camp, commandant les troupes de terre et M. Daureuil commissaire ordonnateur des troupes de terre.
Le Palmier  Vaisseau    74  750 Commandé par M. le Chevalier de Bauffremont capitaine de vaisseau et M. Guillouet d'Orvillier capitaine en second
Le Héros  Vaisseau    74  750 Commandé par M. Bullion de Montlouet chef d'escadre et M. de Kermabon capitaine en second
Le Bizarre  Vaisseau    64  500 Commandé par M. de Périer de Salvert chef d'escadre, M. de Marolles capitaine en second
L'Alcide  Vaisseau    64  500 Commandé par M. Hocquart de Blincourt, capitaine de vaisseau et M. de Paruveau capitaine en second. Egalement à son bord M. de Rostaing colonel et commandant en second les troupes Françaises accompagné de 2 ingénieurs.
 Pris par L'Anglais sans déclaration de guerre le 18 juin 1755 sur les bancs de Terre-Neuve.
L'Eveille  Vaisseau    64  500 Commandé par M. Darot de Fontais capitaine de vaisseau
L'Inflexible  Vaisseau    64  500 Commandé par M. de Guébriant capitaine de vaisseau
L'Aigle  Vaisseau    50  300 Commandé par M. de la Rochefoucault-cousage capitaine de vaisseau
 
L'Amethyste  Frégate    30  220 Commandé par M. du Bot de Lohan lieutenant de vaisseau
La Fleur de Lys  Frégate    30  220 Commandé par le Chevalier Marin de Marnières lieutenant de Vaisseau
La Sirène  Frégate    30  220 Commandé par M. de Tourville, lieutenant de vaisseau
L'Héroine  Frégate    24  200 Commandé par M. de Bory, lieutenant de vaisseau
la Comète  Frégate    30  220 Commandé par M. de Ruis, lieutenant de vaisseau
La Diane  Frégate    24  200 Commandé par M. Froger de L'Eguille capitaine de vaisseau. Ce bâtiment a quitté Brest quelques semaines avant l'escadre afin de préparer l'arrivée des troupes.
Départ de Brest le 14 mars 1755.
La Fidèle  Frégate    24  200 Commandé par M. de La Jonquière, capitaine de vaisseau. Ce bâtiment a quitté Brest quelques semaines avant l'escadre afin de préparer l'arrivée des troupes.
Départ de Brest le 10 avril 1755.
 
Le Défenseur  Vaisseau armé en Flûte    74/24  700/ Vaisseau de 74 canons réduit à 24. pour permettre le transport de 9 compagnies du régiment d'Artois qui embarquent le 9 avril. Vaisseau commandé par M. de Beaussier, capitaine
 L'équipage est également réduit.
Le Dauphin Royal  Vaisseau armé en Flûte   74/24 700/ Vaisseau de 74 canons réduit à 24. pour permettre le transport de 9 compagnies du régiment de Bourgogne . Vaisseau commandé par M. du Tertre de Montalais capitaine
 L'équipage est également réduit.
L'Algonquin  Vaisseau armé en Flûte   74/24  700/ Vaisseau de 74 canons réduit à 24. Pour permettre le transport de 9 compagnies du régiment de la Reine qui embarquent le 14 avril. Vaisseau Commandé par M. de Villéon capitaine
 L'équipage est également réduit.
L'Espérance  Vaisseau armé en Flûte   74/24 700/ Vaisseau de 74 canons réduit à 24. pour permettre le transport de une compagnies de Grenadiers, 3 compagnies du régiment d'Artois et 3 de Bourgogne. Vaisseau commandé par M. Jubert de Bouville capitaine  L'équipage est également réduit.
L'Actif  Vaisseau armé en Flûte   64/22 500/ Vaisseau de 64 canons réduit à 22. pour permettre le transport de 9 compagnies du régiment de Languedoc qui embarquent le 6 avril. Vaisseau commandé par M. de Caumont capitaine
 L'équipage est également réduit.
L'Illustre  Vaisseau armé en Flûte   64/22 500/ Vaisseau de 64 canons réduit à 22. Pour permettre le transport de 9 compagnies du régiment de Guyenne qui embarquent le 4 avril. Vaisseau Commandé par M. de Praslin-Choiseul capitaine
 L'équipage est également réduit.
L'Opiniatre  Vaisseau armé en Flûte   64/22 320 matelots
360 Soldats
Vaisseau de 64 canons réduit à 22. pour permettre le transport de 9 compagnies du régiment de Béarn qui embarquent le 8 avril. Vaisseau commandé par M. de Moëlien capitaine
 L'équipage est également réduit.
Le Lys  Vaisseau armé en Flûte 1300Tx 64/22 310 matelots
320 Soldats
Vaisseau de 64 canons réduit à 22. pour permettre le transport de 4 compagnies du régiment de la Reine et 4 compagnies du régiment du Languedoc . Vaisseau commandé par M. le Comte de Lorgoris capitaine
 L'équipage est également réduit.
Ce navire tombera aux mains des Anglais le 08/06/1755 et conduit à Halifax; puis en Angleterre.
Le Léopard  Vaisseau armé en Flûte   64/22 500/ Vaisseau de 64 canons réduit à 22. pour permettre le transport de 4 compagnies du régiment de Guyenne et 4 du régiment de Béarn. Vaisseau commandé par M. de Chiffrevas capitaine
 L'équipage est également réduit.
L'Apollon  Vaisseau armé en Flûte   50/12 300/ Vaisseau de 50 canons, réduit à 12, pour servir de navire-hôpital.  Vaisseau commandé par M. Gomain capitaine de port.
L'Aquillon  Frégate armé en Flûte   48/12 300/ Vaisseau de 48 canons, réduit à 12, pour servir de navire-hôpital Vaisseau commandé par M. Froger de la Rigaudière. capitaine .
 
La Macreuse Gabare       Bâtiment de transport
La Fauvette Gabare       Bâtiment de transport


Georges II ayant été avisé du départ de cette escadre, ordonne sans déclaration de guerre à L' Amiral  Boscawen d'attaquer le convoi ,celui-ci capture
le 18 juin 1755, deux bateaux français au Comte de la Motte : l' Alcide et le Lys avec 360 soldats à son bord, ces bateaux faisaient partie de l'escadre de renforcement pour la Nouvelle-France.
Le reste des navires réussissent à rejoindre Québec avec le gouverneur général  M. de Vaudreuil  et les troupes du Général Le Baron de Dieskau.


Puis la flotte Anglaise arraisonne des dizaines de bateaux de pêche et de commerce. Ce qui provoqua le rappel de l' ambassadeur français et une demande de réparation de la part de Louis XV. Le Ministère anglais répondit en délivrant des lettres de marque à ses corsaires. En quelques mois la France perdit trois cents navires et des cargaisons estimées à trente millions.

 
                                                                                     Fort Beauséjour


 
La prise du fort de Beauséjour fut exécuté par le Colonel Monckton qui commandait une troupe de 2000Volontaires du Massachusetts et d' un petit détachement de troupes régulières.

Le fort étant défendu par le Commandant Louis du Pont du Chambon, Sieur de Vergor à la tête de 460 hommes Le bombardement du fort débuta le 14 juin 1755 et les Anglais obtiennent la reddition du fort le 16 juin .Le Sieur de Vergor ne brûla pas le fort et demanda aux Anglais d' être transportés avec armes et bagages à Louisbourg.

Le 16 juin au soir,  il offrit un banquet  à tous les Officiers vainqueurs ou vaincus, livrant gaiement la clef de l' Acadie à la couronne Britannique.

 

Photos: SYW Chronology 1755

 


                   Colonel   Monckton
 

  Soldat du régiment du Languedoc
Parti de Brest en Avril, Le régiment de Languedoc arrive à Québec le 19 juin 1755. Les soldats du régiment partent immédiatement pour le Fort Saint-Frédéric, sous les ordres de Jean-Armand Dieskau, où ils repoussent les troupes britanniques au lac George. Après la bataille du lac George, le régiment fut envoyé au Fort Carillon, qui était en construction. Le régiment est ensuite envoyé plus au sud pour participer a la bataille de Fort William Henry. Le 8 juillet 1758, le deuxième bataillon participe à la bataille de Fort Carillon. En mai 1759, il est envoyé à Québec où il participe à la défense de la ville. Il prend part aux batailles de Beauport, des plaines d’Abraham, et de Sainte-Foy.

Rapport au Roi de Pierre de Rigaud de Vaudreuil du mois de Juillet, 1755.
Le Sieur de Dieskau est arrivé en Nouvelle-France dans le bourg que l'on appelle Québec avec quelques 3000 soldats, des armes et des provisions. Ce petit bourg, d'à peine 7000 âmes. À peine 400 soldat et quelques batteries pour défendre l'entrée au fleuve St-Laurent, ces 3000 soldats seront un très bon ajout pour aider à la défense de la Nouvelle-France. J'ai informé le Sieur toute fois, que l'on peut lever jusqu'à 800 milicien environ en cas de besoin. Ces miliciens ne seront pas de grande utilité par contre, ils n'arrivent même pas à ce mettre en formation et ont de grandes difficultés à reconnaitre la droite de la gauche lors des formation. Je l'informe aussi que des régiments de milices du même genre peuvent être levés à Montréal et Trois-Rivières aussi, mais qu'ils ne sont guère mieux entraînés.


Sources:
Wikipedia (Régiment du Languedoc)
Rapport au Roy sur les opérations militaires en terres de Nouvelle-France, D'après les lettres du gouverneur général de Nouvelle-France, Pierre de Rigaud de Vaudreuil.

 


 

                Bataille du Lac George

 
Le  4 Juillet 1755 : Début de la Déportation des Acadiens de Nouvelle-Ecosse ordonné par le Lieutenant-gouverneur  Charles  Lawrence .
(ce sujet sera développé sur une autre page)
 
Le 8 Juillet 1755
La "rafle" des quelque trois cents navires dans l' atlantique nord provoque la rupture des relations diplomatiques entre la France et l' Angleterre.
 
                                                                                                                                                                                          Des pertes Anglaises  sérieuses

Monongahela River
9 juillet 1755 
Les forces Françaises et Indiennes commandées  par  le Capitaine Dumas et Beaujeu
d' environ 900 hommes tendent une embuscade aux Anglais et volontaires de Virginie environ 2400 hommes commandés par
le Général Braddock après le passage d' une rivière en route pour Fort Duquesne.
Au cours de cet affrontement le Général  Braddock y trouva la mort ainsi que le Capitaine Beaujeu

 
Après la défaite de Georges  Washington à Fort Necessity, les troupes britanniques ont battu en retraite vers Williamsburg. Les Français utilisèrent cette retraite à leur avantage. S' inspirant des attaques indiennes,  ils terrorisèrent les colons anglais sur toute la frontière. Ceux-ci firent appel auprès des gouverneurs coloniaux, qui après de multiples demandes accédèrent enfin à leurs requêtes. Ils chargèrent le Général principal Braddock et ses troupes de prendre le
Fort Duquesne et de prévoir une attaque généralisée sur un maximum de forts français.
Braddock, soldat de carrière, est le commandant en chef de toutes les forces britanniques en Amérique du Nord. Il s' était élevé à ce grade par ses 45 années de bons et loyaux services dans les armées de sa Majesté. Il décida de mener personnellement l' attaque de Fort Duquesne.
Pour ce faire, il débarqua son armée à Alexandrie (Virginie). Il incorpora à ses troupes la Milice Coloniale commandé par Georges Washington ainsi que quelques Indiens. Ce qui portait sa troupe à environ 2400 hommes     
Il réunit l' ensemble de ses troupes à Wills Creek (aujourd'hui Cumberland ,Maryland ). Braddock décide de suivre la route que Washington avait déjà ouverte
l' année précédente dans les montagnes pour se rendre à Fort Necessity .Mais le chemin n' étant pas assez large pour le passage de son artillerie et ses chariots, il décida donc d' élargir celui-ci à 12 pieds (3,5 mètres)  ce qui eu pour effet de ralentir énormément la progression des troupes. Il fut donc décidé de fractionner les troupes en deux , Braddock poursuivant son avance avec son infanterie et quelques pièces d'artillerie légères . L' artillerie lourde,  le ravitaillement avec les chariots suivraient au fur et à mesure de l' élargissement de la voie, sous commandement du colonel Dumbar avec Washington.
Au début Juillet, la troupe avancée approchait des fourchette de l'Ohio. Le 9 juillet celle-ci fait une seconde traversée du fleuve Monongahéla . De cet endroit il ne reste plus qu'une courte marche pour atteindre Fort Duquesne, but de l'expédition.
                                                           

C'est peu après cette traversée, dans l'entrée d'un bois, qu'une salve de mousquets nourrie éclate, surprenant la colonne anglaise en ordre de marche et donc pas prête à recevoir une telle avalanche de feu, les Français et leur alliés indiens tirant sans relâche et hurlant de toute leur force.
 l'attaque fut telle que les Anglais désorientés, ne voyant pas leur adversaires tant la fumée des mousquets et la poussière étaient opaque ,leurs officiers ayant été tués dès le début de l'engagement croyait avoir à faire à un ennemi invisible, les hurlements terribles leur fit croire que les indiens les massacreraient tous .
 

     Avance des troupes de Braddock
 
      Embuscade des Français et leurs Alliés Indiens
 
                        Surprise des Anglais

Sans officiers pour essayer de maintenir une discipline , la troupe ou ce qu'il en restait parti en déroute se heurta au corps principal qui lui continuait à avancer, la confusion fut totale.

     
                      Braddock blessé

 

 

         
    


   
Alors que Braddock était porté hors du champs de bataille grièvement blessé, il vit la déroute de son armée et cela lui fit plus de mal que sa blessure.

    Enterrement de Braddock
Le 13 juillet les Anglais en retraite campent à environ un mille à l'ouest des grands prés,
à l' emplacement du fort Necessity.

Dans la soirée Washington officie la cérémonie de l'enterrement du Général Braddock. Celui ci a été enterré dans la route que ses hommes avaient construite. L' armée défila sur sa tombe pour en effacer toutes traces et continua sa marche vers la Pennsylvanie orientale.

                                          Les pertes Britanniques ont été énorme : 900 Tués ou Blessés sur une troupe de 2400 hommes
                  

En 1804 , quelques ouvriers ont découvert les restes humains dans la route
où Braddock a été censé être enterré.
Ces restes ont aussitôt été replacés dans un petit monticule sur le bas coté de la route et
en 1913 une plaque a été mise, elle est toujours en place

 

Lac Georges  (Amériques) 08/09/1755  
 Préoccupés par le fait que le Fort St Frédéric à Crown Point ne forme pas un obstacle suffisant à la menace croissante des Anglais sur l'axe vital du lac Champlain, les Français, sous la direction du Marquis de Lotbinière, ingénieur de la colonie, entreprennent la construction d’un fort plus grand à l’endroit où le lac George (lac St Sacrement pour les Français) rejoint le lac Champlain par la rivière appelée la Chute. Les travaux de construction débutent en octobre 1755.

Le site choisi contrôle l’accès entre la vallée de l’Hudson et le lac Champlain, route directe vers Montréal. Handicapée par la corruption de l'administration coloniale, la construction avance péniblement. Ainsi, à la mi-juillet 1756, seuls le corps principal et ses quatre bastions (d’une hauteur de quelques 5,5m) ont été érigés. A l’automne, le fort n’est toujours pas terminé quand une surprenante découverte est faite. A mesure que les arbres de la péninsule sont coupés les Français réalisent que l’endroit choisi ne verrouille pas convenablement la jonction entre les deux étendues d’eau: les canons du fort ne couvrent pas l'embouchure de la Chute, laissant libre l'entrée du lac à la navigation. Pour corriger cette erreur, une redoute est établie au sud-ouest du fort, plus près du lac. On lui donne le nom de « Redoute des Grenadiers ». En janvier 1757, le fort n’est toujours pas terminé. Il consiste alors en une structure incomplète faite de terre et de rondins, que l'on a montée de 36 canons de marine (communément utilisés dans les fortifications des colonies).
sources:  ltc taplett & TiFlo http://www.birth-of-america.com/french/BIO-BOA.html
• Ticonderoga 1758 by Rene Chartrand, Osprey Publishing 2000.
• Fort Ticonderoga: Key to a Continent by EP Hamilton.
• Montcalm and Wolfe by Parkman Vol 1 MacMillan 1899
• History of the British Army by Fortescue
 
Attaque Anglaise sur Gaspé repoussé par Révol et sa Milice 01/11/1755 
 
Le 21 décembre 1755
Louis XV adresse un ultimatum au roi d' Angleterre Georges II
Haut de page
 

1756

Le 13 Janvier 1756
L' Angleterre rejette l' ultimatum de la France
 
Le 16 janvier 1756
Frédérick II de Prusse Conclut avec L' Angleterre le traité de neutralité de Westminster. La France n' a pour seule issue que de se retourner vers l' Autriche.
 
Le 1er Mai 1756
Le rapprochement entre le roi de France et Marie-Thérèse, archiduchesse d' Autriche, reine de Hongrie et de Bohême, aboutit au traité de Versailles. L' accord entérine et consacre le renversement complet des alliances.
 
Mai 1756
Louis-Joseph de Montcalm arrive en Nouvelle-France .à la tête des troupes Françaises, il réussira bientôt à prendre Oswego dans la vallée de l' Ohio.
 
Mai 1756
Minorque, ile des Baléares tenue par les anglais, une garnison d' environ 2800 hommes, commandé par le général Blackney.  L' ile sera investie le 20 mai par les troupes du Duc de Richelieu, aidé par son escadre composée de 12 navires de ligne et 5 frégates. Le 20 mai l' Escadre Anglaise de L' Amiral Byng composée de 15 navires de ligne et 3 sloops, tente de reprendre la place, mais échoue, son attaque ayant été menée sans conviction, obligeant le général Blackney à la reddition. L' Amiral Byng passera en cour martial pour sa conduite et sera exécuté.
 
Le 9 Juin 1756
Louis XV déclare la guerre à L' Angleterre, marquant ainsi le début officiel des hostilités
 
.........1756       
Prise du Fort De Granville ( Pennsylvanie centrale); par le Chevalier François Louis Coulon de Villiers.
Ce fort faisait parti d' une série de fortin construit en 1755 dans le cadre d' une chaîne de forts pour protéger les colons à la frontière nord-ouest  des raids Indiens venus de la montagne. ces constructions avaient un effet plus sur le plan moral que militaire. Les forts étant trop espacés les uns des autres pour avoir une réelle importance au niveau militaire.
Sources: Géologiques considérations relatives à Fort Granville( Pennsylvanie centrale, ( French and Indien War). )
  Seigneur et Seigneuresse ( Marie-Anne Coulon de Villiers)
 
Calcutta (Indes) 16/20 Juin 1756 
Les Anglais ont perdu Calcutta, conquise par le nabab du Bengale, Surajah
Dowlah favorable aux Français                                               
 
Le 28 juin 1756   Minorque (Europe) . 
Le marquis de la Galissonnière , commandant de l' escadre française de Méditerranée , permet au Duc de Richelieu (petit neveu du cardinal) de débarquer et de s' emparer de Minorque.
L'amiral anglais Byng, repoussé à Mahon sera fusillé l' année suivante par l' Angleterre qui montre ainsi sa détermination à vaincre.
 
Oswego (Amériques) Aout 1756  en construction
 
Le 29 aout 1756
Frédérick II de Prusse ouvre les hostilités sur le continent en envahissant la Saxe.
 
Lobositz (Europe)01/10/1756  en construction
Haut de page

1757

 
L' Anglais Robert Clive (29/09/1725- 22/11/1774) : La première arrivée de Clive aux indes Fut en 1743 ; Comme servant civil de la compagnie Anglaise des Indes
Puis transféré comme militaire au service de la dite compagnie.  Il retourne en Angleterre en 1753 ; puis repart aux Indes en 1756 pour redorer le prestige anglais et tenter de reprendre Madras.

Le 2 janvier 1757
 Clive reprend Calcutta (Indes)

 
Chandernagor (Indes) 14/24/03/1757  en construction
Les Anglais s'emparent de Chandernagor, le principal comptoir de la compagnie française des Indes
 
Le 10 Avril 1757
 L'envoi de renfort pour Monsieur de Vaudreuil; soit 225 soldats du régiment des volontaires Etranger à bord du Rubis tombent aux mains des Anglais.
Voir Le Rubis 1757 de St Malo
 
Le 1er Mai 1757
un nouveau traité signé à Versailles conduit la Saxe dont l' électeur Auguste III est aussi roi de Pologne ; La Suède et la Russie de l' Impératrice Elizabeth à rejoindre l' alliance franco-autrichienne.
 
Prague (Europe)06/05/1757 
Frédérick II de Prusse défait les Autrichiens commandés par François de Lorraine à Prague.
 
Attaque Anglaise sur Rochefort et la côte Basque de Biscaye Juin 1757 
 
Kolin ( Europe)18/06/1757 en construction
 
Le 23 juin 1757 (Indes)
Parti de Madras, Clive écrase, à Plassey sur les rives du Gange, le nabab Surajah Dowlah. Cette victoire assure la domination anglaise sur le Bengale.

En 1756, Sîrâj ud-Daulâ ordonne aux Britanniques, alors en conflit avec les Français, de cesser de fortifier la ville de Calcutta, conformément à leur accord. La ville est alors la principale possession de la Compagnie anglaise des Indes orientales  . Sîrâj ud-Daulâ est aussi très irrité par Krisnadâs, le fils du fonctionnaire hindou de la cour Râj Ballabha, qui avait volé une somme importante lorsqu'il était en poste à Dhâkâ, puis s'était réfugié, à Calcutta, sous la protection britannique. Cet ultimatum ayant été sans effet, il prend la ville le 20 juin et l'occupe avec la place forte de Fort William.Robert Clive, un lieutenant-colonel  prend alors la tête d'une troupe stationnée à Madras et se rend au Bengale.

La bataille
Clive conduit les 900 hommes du 39e régiment d'infanterie et 2200 cipayes. En face de lui, retranchés dans le camp de Palasî, se trouvent environ 50 000 hommes armés d'artillerie lourde. Pendant la bataille un orage de mousson, durant presque une heure, trempe les hommes des deux côtés et imbibe la terre. Les armes indiennes sont devenues inefficaces, leur poudre ayant été insuffisamment protégée. Lorsque la cavalerie indienne charge dans l'espoir que les armes britanniques se trouvent dans le même état, elle rencontre un feu nourri.

La bataille ne dure pas plus de quelques heures, son résultat ayant été décidé bien avant que les hommes se rencontrent sur le champ de bataille. En effet, Clive, qui se méfie de l'influence française, s'était mis d'accord avec Mîr Jafar pour lui offrir le trône du Bengale lorsqu'il se sera débarrassé du jeune dîvân. Aussi un grand nombre de soldats du dîvân ont-ils été achetés et se rendent prématurément, jettent leurs armes ou les retournent contre leur propre camp. On ne compte que 23 morts et 49 blessés dans les rangs britanniques.500 tués et blessés du coté des armées du Dîvân et des Français. Les forces en présence a la
Bataille de Plassey
Date
23 juin 1757
Lieu village de Palasî, près de Calcutta
Issue
Victoire britannique
Armées en présence armée conjointe du dîvân et des Français  50 000 Hommes
Armée de la CAIO Commandants Robert Clive                          3100 Hommes
Surâj ud-Daulâ se réfugie à Murshidâbâd mais il est bientôt capturé et assassiné et Mîr Jafar s'empare du pouvoir en payant à la Compagnie Anglaise des Indes Orientales  une somme si énorme qu'elle vide le trésor du dîvân qui devient alors une marionnette dans les mains de la Compagnie.

 
Hastenbeck ( Europe )26/07/1757  en construction
 
Gross-Jägerdorf (Europe)30/07/1757  en construction
 
Fort William-Henri ( Amériques )du 4 au 10 aout 1757  en construction
Montcalm prend Fort William-Henry, barrant aux Anglais la route du lac Saint-Georges .
 
août 1757
Les troupes du duc de Richelieu conquièrent le Hanovre, possession personnelle du roi d' Angleterre; la ville de Hanovre tombe le 11 aout 1757
 
Le 23 aout 1757
Les Français s' emparent de Verden.
 
Le 30 aout 1757
Les Russes infligent une défaite aux prussiens à Grossjägersdorf, en Prusse Orientale.
 
Le 8 septembre 1757
Le duc de Cumberland troisième fils de George II  d' Angleterre, capitule devant le duc de Richelieu ( qui est devenu Maréchal de France) à Kloster-Zeven, en Hanovre . Mais les troupes qui n' ont pas été désarmées, reprendront La lutte l' année suivante , Sous les ordres du duc de Brunswick
Les troupes françaises s' étant rendues coupables de pillages et d' exactions, Richelieu est rappelé en France.
 
Rossbach ( Europe ) 05/11/1757 

4è Régiment des Dragons 05.11.1757
Photo:
voir nos liens

Une armée Autrichienne menée par Hildburghausen  composée d' éléments disparates et forte de 20000 hommes associé avec une troupe  Française forte de 30000 hommes commandée par le Prince de Soubise ,Maréchal de France et Favori du roi Louis XV affronte une armée Prussienne forte de 22000 hommes commandée par Frédéric II .

 Ayant repéré les positions Prussiennes au fond d' un vallon protégé de part et d' autre par des collines, non loin du village de Rossbach  en Saxe ;les alliés ne furent pas
d' accord sur la tactique à employé . Ce n' est que le 5 au matin qu' est donné l' ordre
d' avancer , mais la mise en mouvement est si désordonné , certains des hommes ne comprenant pas les ordres , ne parlant pas la même langue; ce n' est qu'a 11heure 30 qu' enfin les troupes avancent au son des fifres, trompettes et roulement de tambour.

Ce qui avait laissé largement le temps a Frédérick II de prendre ses dispositions et de positionner ses troupes ; il fit confiance en un jeune officier de cavalerie Seydlitz qui voyant le piège que voulait leur tendre les alliés , fit sonner le boute-selle et porta ses escadrons et 60 canons lourds sur les hauteurs.

A l'arrivé des cuirassiers Autrichiens formant l' avant garde ; Seydlitz lance la charge , malgré la bravoure des autrichiens et le renfort de Broglie un des lieutenant de Soubise avec toute la cavalerie de réserve ceux-ci durent subirent une seconde charge et ils se débandèrent et fuirent .Seydlitz ne poursuivit pas ces derniers et reforma ses escadrons; en vue d' une 3ème charge celle la décisive.
Frédérick II envoya ses troupes combattre les colonnes alliées qui malgré la bravoure des troupes françaises ne purent faire face à une 3ème charge de Seydlitz sur leur flanc .

les troupes alliées prirent la fuite abandonnant sur le terrain près de 5000 morts contre seulement 548 pour Frédérick II.

 
Breslau ( Europe) 22/11/1757  en construction
 
Leuthen (Europe)05/12/1757  en construction
Frédérick II de Prusse est vainqueur des Autrichiens et reconquiert la Silésie .
Haut de page

1758

 
Ile D' Aix (Europe)04/03/1758  en construction
 
Fort St David (Indes)29/04/1758  en construction
 En Avril ; un important corps expéditionnaire français, commandé par le général Lally-Tollendal débarque à Pondichéry .
 
Avril 1758
En Afrique; les Anglais prennent Saint-Louis du Sénégal aux Français
 
Olmûtz ( Europe)../05/1758  en construction
 
5 Juin 1758   
Débarquement des Anglais à Cancale
(France)

Le Dimanche 4 juin 1758 , un coup de canon tiré du fort La Latte annonce l' arrivée de la flotte Anglaise commandé par L'Amiral Anson; apparut à la hauteur des Ebihens.
Le Lundi 5 juin, 115 navires mouillent dans la baie de Cancale et les soldats Britanniques en débarquent;  selon les auteurs le Chiffre varie entre 4000, et 15000 hommes. Il est cité sous toutes réserves 15 bataillons d'infanterie; 9 escadrons de Dragons? et 400 artilleur. Qui après avoir vaincu la résistance local et installé un camp fortifié au dessus de La Houle, s' avancèrent vers St Malo.
Le Marquis de la Châtre venu s' opposer au débarquement avec seulement entre 800/ 2000 hommes, dont 3 compagnies de dragons du régiment de Marbeuf , le régiment du Boulonnais et les gardes côtes. Apercevant sa résistance inutile, préféra garder ses troupes en états et rejoindre St Malo pour y apporter son aide à défendre cette place , ville convoité et principal objectif des Anglais.
Ces derniers sous les ordres de Malborough, s'établirent dans Cancale, St Servan ou ils détruisirent tout les bateau du port; puis visitèrent diverses paroisses du Clos-Poulet en occupant également les villages des alentours; tel St Coulomb, Paramé, St Ideuc,
St Benoît et plusieurs autres.
 Les Habitants fuient devant l' avance Anglais et tentent de rejoindre des lieux plus sur.( Selon les registres paroissiaux de la gauesnière, Bonaban, Cancale." Il est dit ceci que Jeanne Roger, jeune épouse de Joseph Melé, accouche d' un fils en fuyant l' ennemis.)
 Dans tous les villages Traversées par les troupes Anglais; ce n' est que désolation; destructions, incendies, pillages , Viols et assassinats des personnes sans défenses.
Les Anglais poussèrent leur avance vers St Malo,
Le 7 juin, Les Anglais sont à Paramé avec 4000 fantassins et 300 cavaliers. Dans la nuit du 8 au 9 juin munis d'échelles, ils tentent d'investir St Malo; mais un orage d'une extrême violence et la résistance du  Duc D' aiguillon, Gouverneur de Bretagne et ses alliés, obligent ces derniers à rebrousser chemin. Dans leur retraite, ils incendient La Corderie de St Servan et mettent le feu à tous les bateaux dans les ports de Trichet et Solidor..........
 du 12 au 16 juin les vaisseaux Anglais  récupérons leurs troupes et lèverons l' ancre pour rentrer en Angleterre .
 
Voici comment Messire Etienne, Frère, recteur de Trégon rapporte l' arrivée de la flotte anglaise au large de Saint-Jacut:
" Le 4 du mois de juin, jour de notre patron Saint Pétrock, après les vêpres, un nommé Pierre  Hervé, de Saint-Jacut, annonça dans le cimetière qu'on voyait une grande flotte de vaisseaux anglois paroitre. on crut d' abord que c'étoit pour épouvanter. Mais nous fûmes sur le tertre de devant les maisons nommées les Hotieux Benais: nous aperçûmes cette flotte au milieu d'une grosse brume qui s'éleva; elle prit le chemin de Cancale ou elle fit descente le lendemain. Elle brûla peut après à St Servan tous les vaisseaux de Saint-Malo, de sorte  que nous croyons le soir que cet incendie fut fait qu'ils avaient mis le feu dans la ville même, tant l' incendie était grand; mais par un coup du ciel, n'ayant pu prendre Saint-Malo à cause d'un gros orage qui arriva la nuit, Ils s'en retournèrent"

Mais les anglais ne s' en tinrent pas là. Une nouvelle tentative à lieu en Septembre.

Ce Document sera complété par l' ajout de carte et photos ainsi que de tous ce que vous avez à nous communiquer à ce sujet. Merci, D' avance
Sour
ces: http://www.chez.com/loicpincon/html/anglais.htm.   http://cancagen.free.fr/documents/milice.htm . http://francois.munier2.free.fr/vitalis/boulonnais.htm
Registre paroissiaux de la Gouesnière, Bonaban, cancale. Henri Nicol qui nous apporta ses recherches. Hervé Collet (extrait de la revue des amis du vieux Saint-Jacut n° 6 et n° 50( Décembre 1984 et Décembre 2006)

 
23 juin 1758 Krefeld (Europe)
Sur le Front occidental, Une Armée Française forte de 50000 hommes commandés par le comte de Clermont, affronte une armée alliée ( Hanovriens, Hessois, et Brunswickois, forte de32000 hommes commandés par Ferdinand de Brunswick . Les Français subissent une sévère défaite à Krefeld et sont obliger de se replier sur Cologne
 
                                                        Louisbourg du 8 juin au 26 juillet 1758
                             
                              Louisbourg ici   
 
 
                                                                  Ticonderoga (Amériques) Fort Carillon 08/07/1758 

Ci-haut le fort en l' état actuel
à droite et à gauche les plans avant l' attaque


Abercromby


 la construction du fort Carillon prévu pour défendre la position, n’est toujours pas terminé quand une surprenante découverte est faite. A mesure que les arbres de la péninsule sont coupés, les français réalisent que l’endroit choisi ne verrouille pas convenablement la jonction entre les deux étendues d’eau: les canons du fort ne couvrent pas l'embouchure de la Chute, laissant libre l'entrée du lac à la navigation. Pour corriger cette erreur, une redoute est établie au sud-ouest du fort, plus près du lac. On lui donne le nom de « Redoute des Grenadiers ».Des aménagements furent fait, avec renforcement de cette position par la mise à nu du terrain placé à l' avant et le creusement de tranchées supplémentaires qui furent occupé par les miliciens canadien et couverte par les canons du fort. C' est de cette position que Montcalm défendra la place.

Les Forces en Présence


Montcalm
Régiments Anglais

Armées regulières
27th Foot (Lord Blakeney, ou The Inniskilling Regiment)

42th Foot (Lord
John Murray, ou The Highland Regiment)
44th Foot (General Abercrombie)
46th Foot (Lt. General Thomas Murray)
55th Foot (Lord Georges Augustus Howe)
60th Foot (1st et 4th Bataillons, Royal American Regiment)
80th Foot (Gage Light Arm’d Infantry)
4th and 17th companies du Royal Artillery Rgt
His Majesty’s Independent Companies of Rangers (Major Robert Rogers)

Armées Provinciales
Régiments du Massachusetts
Colonel Jonathan Bagley
Colonel Thomas Doty
Colonel Ebenezer Nichols
Colonel Jedidiah Preble Colonel Timothy Ruggles
Colonel William Williams
Bataillon d'infanterie légère (Rangers)
Colonel Oliver Partridge Régiment du New Hampshire Colonel John Hart
Régiment de New-York Colonel
Oliver Delancy
Régiment de Rhode Island Colonel Henry Babcock Régiment du New Jersey Colonel John Johnson
Régiments du Connecticut
1st Colonel Phineas Lyman 2nd Colonel Nathaniel Whiting
3rd Colonel Eleazer Fitch 4th Colonel David Wooster Battoemen Colonel
John Bradstreet
Indians (Mohawk)
Sir
William Johnson
Régiments Français:

(General Montcalm)
Régiment de La Reine
(
Chevalier de Lévis)
Régiment de Guyenne
Régiment Royal Roussillon
Régiment du Béarn
Anne-Joseph Hippolyte de Maurès de Malartic
Jean-Nicolas Desandrouïns
(
Pierre Pouchot)
Régiment du Languedoc
(
Jean-Armand Dieskau)
Régiment de La Sarre
(
François-Charles de Bourlamarque et Étienne-Guillaume de Senezergues)
Régiment du Berry
Louis-Antoine de Bougainville
Compagnies Franches de La Marine
Miliciens Canadiens (300) officier de Raymond
Officier de Saint-Ours
Officier de Lanaudière
Officier de Gaspé

 

On se prépare à la Bataille

 

A gauche
Abercromby partant à Carillon  
                    
                          
 

A droite
Montcalm discutant avec ses alliés

Juin 1758

   A la fin du mois de juin 1758, Abercromby a rassemblé sur les ruines du fort William-Henry 6000 réguliers et 9000 provinciaux, soit 15000 hommes qui vont marcher sur les 3000 hommes dont dispose Montcalm. Le général français, se sachant dangereusement en sous-effectifs, a disposé ses troupes en échelon le long de la Chute, depuis l'entrée du portage jusqu'à Carillon, espérant ainsi leurrer Abercromby sur la quantité de ses troupes. La 3ème compagnie du régiment du Berry tient le fort, le gros des troupes est stationné au moulin situé un peu plus au sud et une avant-garde est établie à la tête du lac George.
Il a préalablement décidé la construction d'une ligne fortifiée d'abattis au niveau de la redoute, qui s'étendra en travers de la péninsule devant le fort. 

5 juillet

   La flotte anglaise, constituée de centaines de barges, bateaux et canoës, est signalée par les postes avancés français. Montcalm replie alors toutes ses troupes à Carillon, qu'il met au travail sur les retranchements. Il laisse dans les bois en aval des partis d'éclaireurs composés de miliciens canadiens et de volontaires des troupes régulières et des compagnies franches de la marine pour surveiller l'avancée des Britanniques.

6 juillet

   A l'aube, les Rangers et le 80th Light Infantry débarquent à la tête du lac George, suivis par le gros de l'armée anglaise, sous le regard des éclaireurs français qui, disséminés dans les bois alentours, n'offrent qu'une résistance sporadique avant de se replier. A Carillon, les travaux redoublent d'ardeur: tout le monde met la main à la patte, officiers compris. Les drapeaux sont plantés sur le retranchement, et le camp dressé directement derrière. Montcalm tiendra son bout de terre ou le Canada tombera.

   Sur la rive nord du lac George, les Anglais ont achevé leur débarquement. En début d'après-midi, Abercromby met son armée en marche vers le fort, en
4 colonnes. L'armée s'engage dans les bois, mais la progression est hasardeuse et les troupes se trouvent très vite étirées sur une grande distance. Dans la matinée, les Roger's Rangers sont allé sécuriser la traversée d'un cours d'eau appelé Bernetz Brook pour permettre à l'armée de passer. Vers 4 heures de l'après-midi, ils sont rejoints par Lord
Howe
, le très charismatique et compétent commandant anglais en second, à la tête de la quatrième colonne (composée essentiellement de provinciaux et de son 55th Foot) quand débouchent sur eux les 350 Français et Canadiens du capitaine Trépezec, posté en éclaireur dans les bois depuis plusieurs heures. Le combat qui suit est des plus confus, dans l’ épaisseur de la forêt. Au terme d'un bref et violent échange de coups de feu, la colonne anglo-américaine repousse les Français qui laissent sur le terrain 150 morts, blessés et noyés et 150 prisonniers. Mais cette attaque surprise des français, jette un doute dans l'esprit des troupes Anglaises et les oblige à battre en retraite dans la soirée au point de débarquement. Mais bien plus grave est la mort du brigadier-général George Howe, tué pendant l'engagement, Second du Général .Les Anglais consternés par cette attaque nous donnèrent 24 heures de relâche un temps précieux qui a fait le salut des français .


7 juillet
Les Français mettent l'inespéré répit à profit pour consolider leur ligne de défense. Pendant ce temps, les Britanniques sécurisent la route du portage et se remettent prudemment en route vers le fort.

8 juillet

La nuit précédente, les troupes françaises ont travaillé de plus belle sur le retranchement. Quand les officiers britanniques (avec à leur tête le lieutenant Clerk, ingénieur en chef) reconnaissent la position, elle leur apparait prenable par une attaque frontale: des milliers d'hommes s'activent la pelle à la main, dans ce qui ne semble être qu'une simple tranchée de terre. Le rapport qu'ils présentent à Abercromby achève de le convaincre d'enlever la position par un assaut direct, sans le soutien de l'artillerie (pourtant préconisé par ses officiers), qu'il serait trop long de mettre en batterie, réduisant les chances de prendre les Français au dépourvu.
Il semble qu'il ait cherché par une victoire rapide et glorieuse à remotiver ses troupes déjà moralement battues à cause de la mort de
Lord Howe. Ce qu'ils n'ont pas vus, c'est que le retranchement est quasiment achevé, et dans sa grande majorité camouflé par des feuillages ou masqué à la vue par la nature du terrain.

A 9 heures du matin, le général anglais forme ses troupes pour la bataille. Une première ligne de tirailleurs couvrira le déploiement des provinciaux, qui seront à leur tour couverts par les régiments réguliers, le tout réparti en trois brigades aux ordres de Haviland, Donaldson et Grant. Les 600 grenadiers forment une brigade temporaire commandée par
Frederic Haldimand. Cette disposition, classique, est censée, si l'attaque est coordonnée et si les unités tiennent, emporter la décision assez facilement.

A 10 heures, les Rangers, les Lights et les équipages des bateaux débouchent des bois. Les piquets français avancés se replient en bon ordre. Derrière eux se forment graduellement les trois brigades sur trois lignes, puis en colonnes d'attaque. Les Français sur le retranchement viennent de troquer les outils pour leurs fusils. Chaque régiment travaille depuis 6 heures du matin sur l'emplacement où il se battra. La gauche est tenue par Bourlamaque, le centre par Montcalm et la droite par Lévis, arrivé la veille avec 400 soldats des troupes réglées. On a creusé à la hâte en travers de la plaine ouverte sur la droite du retranchement une tranchée, que l'on fait occuper par les miliciens canadiens. Pour compléter le dispositif, les canons du fort (les seuls utilisés lors de la bataille) couvrent la tranchée des Canadiens et le débouché de la Chute sur le lac Champlain.

Vers 12h30, les trois colonnes britanniques, trompées par la retraite de la première ligne française, s'ébranlent enfin. Les Rangers sont emportés par leur élan et poursuivent les Français. L'aile gauche anglaise n'a alors plus de couverture. Pour éviter le feu français, les régiments de tête attaquent sans ordre. Au bruit fait par les provinciaux devant lui, Haviland lance les réguliers de sa brigade à l'assaut, pour soutenir ce qu'il pense être une tête de pont dans le retranchement français. Quelle n'est pas la surprise des hommes qui, passant par dessus ce qu'ils croyaient être la fortification française, viennent donner dans les abattis consciencieusement camouflés par les Français! Mais l'attaque est lancée et, les uns après les autres, les régiments s'engagent dans le champ de troncs couchés, entremêlés, aux branches acérées, avant d’être sur le glacis à l'assaut du mur de troncs d'arbres formé sur la "crête" dominant la plaine. Les régiments français, calmement, ouvrent alors un feu nourri sur les Anglais. Montcalm a organisé sa ligne comme suit: 2 rangs de tireurs à l'avant, un troisième recharge les fusils; des piquets et les compagnies de grenadiers sont tenus en réserve derrière chaque régiment. La 3ème compagnie du Berry, depuis le fort, approvisionne la ligne en munitions et en eau.

En l'espace d'une heure, Abercromby perd complètement le contrôle de sa brigade gauche. Toute cohésion entre les régiments britanniques a disparu.
Les hommes, empêtrés dans les abattis ou avançant sur le glacis sont fusillés par les Français du haut du parapet. Le général anglais, voyant la situation lui échapper, ordonne aux deux autres brigades d'avancer pour débloquer la situation. A nouveau, les régiments sont disloqués. Plusieurs fois, Abercromby rappelle les colonnes. Plusieurs fois, les unités repartent à l'assaut du retranchement. Mais le courage et la volonté dont font preuve les Anglo-américains restent vains.
La chaine de commandement britannique ne fonctionne plus. Derrière leur tas de bois, les Français continuent à semer la mort dans les rangs ennemis. Leur droite est cependant malmenée durant la première phase du combat. Ainsi, une partie des miliciens canadiens lâchent pied devant la colonne anglaise et quittent leur tranchée. Ils n’y reviennent que sous le feu des canons du fort. De l'autre coté, sur la rivière, les Anglais tentent d'amener des batteries flottantes (montées sur barges) à portée pour prendre le retranchement en enfilade. Là encore, les canons du fort tirent et en coulent quelques unes, dissuadant Abercromby de toute velléité navale pour le reste de la journée.

Le carnage dure tout l'après-midi. A 18 heures, une colonne formée du 42nd Highlanders de Lord John Murray  et de la brigade de Haldimand (grenadiers) tente une dernière poussée sur la droite française commandée par le chevalier de Lévis. La violence de l'assaut est telle que Montcalm doit s'y porter avec les piquets et grenadiers du centre. Vers 18h30 malgré le courage de Lord John Murray et ses troupes écossaises, dont il est rapporté la bravoure d' une section qui resta debout face aux remparts français tirant sans relâche pour protéger leurs hommes, ceux-ci continuent à tomber sous le feu des français et quelques Ecossais viennent même mourir à l'intérieur du retranchement.
Il restèrent debout jusqu' au dernier, le joueur de cornemuse continuant à jouer seul jusqu'à ce qu'une balle le coucha à terre. La furie en kilt est finalement ralentie puis repoussée (le
42nd
perd 642 hommes dans l'assaut, soit plus de la moitié de son effectif). L'échec de cette dernière tentative marque la fin des assauts britanniques. Vers 19 heures, les troupes se retirent en désordre, couvertes par leurs compagnies légères et les Rangers.  La bataille se soldera malgré tout par une fuite anglaise sans précédent.

Les Pertes se repartissent ainsi

 

Armée Britannique

Les Anglais comptent environ 2.600 tués ou blessés, en incluant les pertes de l'action du 6 juillet (100 blessés et tués). Les chiffres suivant sont des estimations faites à partir des rapports français et anglais:
- 1000 tués et disparus
- 1500 blessés

Dont 34 officiers tués (Anglais et provinciaux) relevés par Abercromby.

Des sources différentes font état de 2000 à 5000 hommes tués ou blessés

 

Armée Française

D'après le rapport officiel publié en France l'hiver suivant (l'état des pertes françaises disponible est beaucoup plus détaillé):

Pour le combat du 6 juillet:
6 officiers et environs 300 hommes tués, blessés ou prisonniers.

Pour le combat du 8 juillet: -12 officiers et 92 hommes tués
- 25 officiers et 248 hommes blessés
Soit un total de 377 hommes hors de combat ce jour.

Le total des pertes françaises pour l'ensemble de la campagne du fort Carillon s'élève ainsi à quelques 530 hommes.

 

Sources:
 ltc taplett & TiFlo http://www.birth-of-america.com/french/BIO-BOA.html
Battle of Carillon : 
http://www.answers.com/topic/battle-of-carillon
The campaign of 1758 at Fort Carillon :
http://www.fort-ticonderoga.org/hist...58campaign.htm
The battle of Ticonderoga 1758 : 
http://www.britishbattles.com/battle_of_Ticonderoga.htm
Forts Carillon and Ticonderoga :
http://www.historiclakes.org/Ticonde...conderoga.html
Compagnies franche de la marine :
http://www.geocities.com/Athens/Marble/9784/histoire/histoire.htm

René Chartrand, Ticonderoga 1758, Montcalm's victory against all odds, Osprey, Oxford, 2000.
Louis-Antoine de Bougainville, Ecrits sur le Canada, Septentrion, Silléry, 2003.
Stephen Brumwell, Redcoats: The British soldier at war in the Americas, 1755-1763, Cambridge University Press, Cambridge, 2000.
References:
• Fort Ticonderoga: Key to a Continent by EP Hamilton.
• Montcalm and Wolfe by Parkman Vol 1 MacMillan 1899
• History of the British Army by Fortescue

Haut de page
 
Le 4 septembre 1758  Débarquement de St Lunaire ( France )  
     Le même jour de l' attaque de Gaspé; La flotte Anglaise commandé par l' Amiral Howe débarque dans la baie de  St Lunaire à l'anse de St Briac, les troupes du général Bligh avec toujours le même objectif la prise de St Malo, ou tout du moins l'établissement d' un second front afin de desserrer l' étau des troupes Franco-Autrichiennes massées dans les Flandres. St Malo étant trop protégé par la large embouchure de la Rance et ses nombreuses batteries. Le général Anglais Bligh renonce à ce projet et décide de pénétrer plus avant dans le pays. Sa troupe forte d'un contingent de 12 à 13000 soldats avancent dans le pays. Tandis que ses navires qui ne se sentaient pas en sécurités dans la baie de St Lunaire allèrent jeter l' ancre dans la baie de St Cast. 
 La Bretagne entière prend les armes sous le commandement du Duc d'Aiguillon Gouverneur de Bretagne; qui rassemble ses troupes. Pendant le rassemblement des troupes, la résistance s'organise autour des personnalités civiles et militaires qui ont lancé des opérations de retardement dont la plus fameuse est celle du guildo, dans la journée et la nuit du vendredi 8, sous la conduite du chevalier Rioust des villes-audrains.
Le général Bligh devant la levée général des milices Bretonnes et des troupes régulières, se repli sur St Cast ou il campe à environ 3 miles de la baie, avec l'intention de rembarquer.
 Le 11 septembre
Les troupes du Duc D' aiguillon, sont regroupées à Lamballé et se mettent en marche à 3 heures du matin; mais l'approche difficiles aves de nombreuses haltes du à une forte chaleur firent que les troupes n' arrivèrent qu'à 9 heures sur le rivage de St Cast. Les troupes Anglaises se préparaient à rembarquer.
Cependant, l'enthousiasme des forces françaises étaient si grande malgré le tir de 5 frégates qui ralentissait considérablement leur avance que Monsieur
 D' Aubigny aux ordres du Duc D' Aiguillon impatient de recevoir l'ordre d' attaquer, décide de passer à l'action et engage le Régiment du Boulonnais, Les gentilshommes Breton Qui formaient un corps de volontaires rejoignirent les grenadiers du 1er rang. Le Chevalier de la Tour d'Auvergne, Colonel du régiment de Boulonnais voyant la tournure des évènements quitta son poste au centre pour prendre la tête de son régiment. Entrainé par leur colonel, suivi des régiments de Brie et Marbeuf; Les grenadiers investirent les retranchements Anglais , malgré les tirs anglais, mousqueteries et canon des navires. Les Anglais abandonnèrent leur positions et tentèrent de rejoindre leur navires. Mais les soldats du Boulonnais les poursuivent à la baïonnette, les repoussant rapidement à la mer. Les troupes Françaises entrèrent dans l' eau jusqu'à la ceinture tiraillant sans cesse durant toute la durée du rembarquement.
 Le résultat est horrible, plus de 2000 soldats anglais sont tués ou noyés, bon nombre d'Anglais qui ne peuvent rejoindre leur vaisseaux tentent désespérément de trouver leur salut en grimpant au travers des rochers mais sont fait prisonniers; il en fut compté 732 , dont quatre officiers pris par Monsieur de Raboul, major du régiment à la tête des volontaires.
 Le régiment de Boulonnais qui à toujours combattu sous le tir des vaisseaux a subit des pertes considérables. Il reçu les honneurs de la bataille comme nous le démontre le courrier de Monsieur de la Chatre au Maréchal de Luxembourg.

 
 " Il ne s'est pas rembarqué cent anglais, et c'était l'élite de leurs troupes qui faisait l' arrière garde. Les Régiments de Brie et de Boulonnais y ont beaucoup perdu, surtout le dernier, qui y a fait des prodiges de valeurs.........
Ces prodiges de valeur qu'a fait le régiment de Boulonnais hier et qui se sont passés sous mes yeux, me font espérer que vous voudrez bien leur accorder quelque grâce . Monsieur le Chevalier de la Tour d'Auvergne, que ses blessures empêchent d'avoir l'honneur de vous écrire me prie de vous recommander ce régiment, ce dernier à plusieurs officiers blessés et un de tué sans compter les contusionnés."

 
Sources: http://www.chez.com/loicpincon/html/anglais.htm. http://cancagen.free.fr/documents/milice.htm
http://francois.munier2.free.fr/vitalis/boulonnais.htm
Registre paroissiaux de la Gouesnière, Bonaban, cancale. Henri Nicol pour son travail de recherches; Hervé Collet (extrait de la revue des amis du vieux Saint-Jacut n° 6 et n° 50( Décembre 1984 et Décembre 2006)

 
                                                                      Attaque de Gaspé (Amériques) 4 Septembre 1758
 

Gaspé poste de pêche important de la Gaspésie a été signalé comme pouvant être un poste militaire important vue sa position et sa baie bien protégé.
Mais les demandes du Gouverneur  Beauharnois et de l' Intendant Hocquart, auprès du ministre de la marine le Sieur Maurepas (durant la guerre de
succession d' Autriche 1744/1748 ) mais rien n' abouti.
En 1754 Pierre Révol et André Arnaux écrivent au Gouverneur Duquesnes pour lui démontrer l' importance de la construction d' un fort à cet endroit.
Duquesnes appuie cette demande auprès du Ministre de la Marine, le Chevalier de Raymond appuya également cette requête, ainsi que le Chevalier de la Pause. Mais faute d' argent et par incrédulité, rien ne sera fait sauf l' installation de quelques postes de guet.
   
(  Ces postes de guet  prouve malgré tout  leur efficacités ne serait-ce que le 2 juillet 1747 ( à prouver) où Jean  Barré prévenu par un de ces postes arriva avec trente de ses hommes et repoussa une tentative de débarquement Anglais à Grande Rivière tuant 11 hommes et en blessant 25 autres.)
 
Il semblerai que Barré aurai lui même aperçu les navires Anglais et serai donc intervenu. ( Grande Rivière se situe à environ 60 Km de Gaspé)

En 1756 suite aux démarches du Sieur Révol et de son attachement à Gaspé, le Gouverneur de Vaudreuil  nomma celui-ci "Vigie de Gaspé" lui donnant le commandement de tous les pêcheurs de la place et lui envoyant 120 miliciens. L' Intendant Bigot lui fourni les vivres et munitions pour 200 fusils. Le gouverneur avance également l' idée de faire poser 2 grosses ancres de chaque coté de la baie raccordées entre elle par 2 câbles de 20 pouces, ce qui aura pour effet de freiner l' entrée des navires ennemies.

Le 1er Novembre 1756 Pierre Révol à la tête de ses 200 hommes repousse une attaque anglaise, mais quelques uns de ses hommes sont fait prisonniers et ses installations de pêches ont subis d' important dégâts.
Au Printemps suivant le Gouverneur écrit ceci :

     
                                                                                                                                                                           Montréal le 19 avril 1757
                                                                                                                                                                          Monsieur de Vaudreuil

                                                                                                 Monseigneur

                                  Quoique je sois bien persuadé que fur les représentations que j'ay eu l'honneur de vous faire par une lettre du 3 novembre, au sujet du poste de Gaspé, Le Roy se sera décidé a y faire rendre des forces en prime capables d' empêcher les Anglais de s'en rendre maitre, néanmoins  j'y  ferai passer dès l'ouverture de la navigation quelques petits secours pour mettre le Sieur Révol en état de s'y maintenir ou du moins d'opposer aux Anglais Quelques résistances. Il y a hiverné pour être plus a portée de conserver le peu de forces qu'il y a rassemblé en étant impossible de luy en procurer d'autre. Il a éprouvé une disette extrême de vivres ce je doute fort que la quantité que je luy en enverray en prime soit suffisante. Je luy donneray les mêmes ordres que l'année dernière et je prévoyrai aux expédients les plus praticables pour tendres des pièges a l'ennemi . Je suis fondé a croire , d'après le rapport des prisonniers et déserteurs feront de bon printemps leur possible pour s'établir a Gaspé. Cela doit naturellement être leur premier et principal objet , mais les circonstances de la disette de vivres ou nous nous trouvons ne nous permettent pas quand a présent d'y envoyer d'autres secours.
           Le Sieur Révol fera de son mieux  pour la défense de ce poste , il y est obligé pour la conservation  de son propre bien , et les pertes qu'il y fit l'année dernière ne doivent pas peu contribuer a ranimer son zèle.
                Cependant je ne puis vous répondre de rien et je dois avoir l'honneur de vous réitérer , qu'il est a désirer que vous ayez bien voulu prendre des arrangements pour la sureté de cette partie , de l'aquelle dépend celle de la colonie.

                                                                        Je suis avec un très profond respect

                                                                    Monseigneur

                                                                                                                                                                         Votre très humble et
                                                                                                                                                                    Très obéissant serviteur

                                                                                                                                                                                     Vaudreuil
Lieu de rédaction : Montréal
Centre des archives d'outre-mer (France), COL C11A 102/fol.17-18  

 
 
                                                                                                                   Montréal  le premier  juillet 1757
                                                                                                                                                                   M. de Vaudreuil

                                                                                                         Monseigneur

         Par la lettre que j'ay eu l'honneur d'écrire a M. le Garde des sceaux le 19 avril j'ay eu celuy de l'informer que j'étais fondé a croire que les anglais feront leur possible pour s'établir a Gaspé mais nous ne pouvions envoyer d'autre secours au Sieur Révol qu'une très petite quantité de vivres qu'ainsy je ne pouvais répondre de rien a cet égard et qu'il était bien a désirer que vous eussiez bien voulu prendre des arrangements pour la sureté de cette partie.
          Je me flattais en vain , Monseigneur de faire passer quelques vivre a Gaspé , la disette est si grande dans l'intérieur de la colonie qu'il n'est pas possible d'en faire sortir un seul minot de pois.
         Cependant le Sieur Révol a rassemblés a Gaspé les Canadiens et les Français des côtes le plus a la proximité de ce poste. Mais ils n'y ont pu faire un long séjour , la faim les en a chassés et tous ces gens la sont venu a Québec ne pouvant trouver ailleurs de remède a leur misère.
          Le Sieur Révol est resté constamment a Gaspé avec un très petit nombre de canadiens quoique n'ayant d'autres ressources pour vivre que la pêche de la morue , la plus grande partie de ces canadiens ne sont pas même armée et tout ce que j'ay pu faire de mieux a été d'y faire passer 200 livres de poudre et 200 livres de balles.
            Les pêcheurs Malouins ont sans doute été si persuadé que l' Anglais viendroit a Gaspé que pas un seul bâtiment de ce port n'y même d' Europe n'y est venu pour faire la pêche .
          Le Sieur Révol a fait faire un nombre de cabane sauvage dans l'endroit le plus a porté d'être aperçue des Anglais . Dans chacune desquelle il fera allumer du feu dès qu'il parraitra quelque vaisseaux. Mais il ne sortira de ces cabanes que de la fumée. Il est bien a souhaiter que l'ennemy ne s'aperçoive pas que ce n'est qu'une ruse .C'est a quoi j'ai prévu , le Sieur Révol a fait faire quelques canoës dans lesquels , il  ira lui même a la tête du petit nombre de canadiens qu'il a avec lui habillés comme nos sauvages se présenter sur le rivage afin d'en imposer a l'ennemi .
          C'est le seul expédiant que j'aie pu suggérer au Sieur Révol . Je ne puis garantir qu'il réussisse . Mais si les Anglais viennent a Gaspé du moins aurai je la satisfaction qu'ils ne s'y établirons pas sans coup férir de la part des Français.
                                                                                Je suis avec un très profond respect

                                                                                                                 Monseigneur

                                                                                                                                                                     Votre très humble et
                                                                                                                                                                    Très obéissant serviteur

                                                                                                                                       Vaudreuil

Lieu de rédaction : Montréal
Centre des archives d'outre-mer (France), COL C11A 102/fol.51-52  

 

Révol tente alors un subterfuge, il fait construire des habitations indiennes dans lesquels il allumera un feu dès que seront signalé des navires ennemis avec quelques-uns de ces hommes déguisés en indiens afin de faire croire à l' Anglais la présence d' une troupe plus importante.

Wolfe reçu l'ordre d' attaquer la côte de Gaspésie et il y arrive le 4 septembre avec une flotte de 14 navires. Connaissant la réputation de son adversaire
le Sieur Révol il envoie un émissaire avec un drapeau blanc. C' est alors qu' il apprend la mort de celui-ci la veille .   ....
.

 

                                                                           Attaque de Mont-Louis (Amériques) 19 septembre 1758
De Gaspé, Wolfe envoya ses officiers nettoyer  les côtes. Le départ de ses troupes eut lieu vers le 17 Septembre. Dalling a été vers Mont-Louis, le capitaine Jacob de l’autre coté  et le reste de ses officiers vers des points précis.
L’ attaque de Mont-Louis se fit  le 19 septembre alors que Monsieur Mahiet  était sur le chemin du retour. Il venait de ramener sur Québec les pêcheurs qui avaient terminés leurs contrats de pêche, ceux-ci  arrêtant le 25 août et le 1er Septembre et ensuite rapporter des vivres pour l' hiver. Il arriva le 19 en fin de Journée et du se rendre face aux menaces Anglaise.

Tous les prisonniers de Gaspé y compris le Sieur Michel Mahiet  ont été emmenés à bord de la Marianne à Louisbourg, puis envoyés sur  St Malo à bord de
l’ Antelope,  paquebot Anglais, pour ce qui concerne Mahiet et sa famille;  les autres prisonniers dans d’ autres ports avec d’autres paquebots .
Voir déportation des Acadiens, car les gens de Gaspésie ont été déporté en même temps
.
 Voir  Déportation Acadiens et Gaspésiens sur ce site ; vous y retrouverez les rôles des navires, avec leurs dates d' arrivées et le lieu.

Note :
Mahiet s'écrit de différentes façons selon les actes : Mahiet est sur son acte de naissance, Mahié ou Maillet

 
Le général Forbes ne put s’emparer de Fort Duquesne car les Français le détruisirent avant de se replier. 
                 Surveillance du Fort                                                        Fort Duquesne                                                         Destruction du Fort                                                  
Le colonel James Murray fut envoyé sur le fleuve Miramichi pour y détruire toutes les installations qu’il y trouverait.  en construction
 

    Bougainville
Après la chute de Louisbourg et Gaspé, Bougainville affirma que les Anglais avaient maintenant la clef du Canada
 
 
Wolfe est revenu en Angleterre après cette campagne où il a reconnu souffrir d’un calcul rénal et de rhumatismes. Il en a profité également pour se plaindre de la conduite de la guerre. Qui plus est, il devait se marier.

Général Jeffrey Amherst
Après la chute de Louisbourg, il reçut un appel à l’aide pressant. Il est parti pour Ticonderoga NY avec environ 6 000 hommes

L’amiral Boscawen a décidé de stopper l’invasion du Québec puisqu’il était déjà tard dans la saison.
 
Petite annotation :Pierre Rigaud  Marquis de Vaudreuil fut rappelé en France le 28/11/1760 et  mis à la Bastille pour ne pas avoir assez contribué à la défense de la Nouvelle-France.  Il y passa trois longues années. Reconnu innocent, il fut décoré de la Grande Croix de l’Ordre de St Louis et reçu un supplément de pension de 6000 livres en compensation. Il vécu à Paris jusqu’en 1777, malheureusement sans sa femme morte de chagrin suite à l’accusation faite à son mari.
 
Carrical (Indes)02/08/1758 en construction
 
                                                                                     Zorndorf (Europe )25/08/1758  en construction

Une armée Prussienne forte de 25000 hommes commandée par Frédéric II affronte une armée Russe forte de 40000 hommes commandée par le Général Fermor.

Frédéric II attaque les Russes qui assiégeaient Custrie et les obliges a lever le siège.

(Les Russes infligent une défaite à Frédérick de Prusse à Zorndorf, en Brandebourg )Note des éditions Atlas à vérifier

     
 
Fort Frontenac (Amériques)27/08/1758 en construction
 
Tanjore (Indes )aout1758 en construction
 
Grant's Hill (Amériques) 14/09/1758 en construction
 
Hochkirch (Europe) 14/10/1758     en construction
A Hochkirch, en Saxe, les troupes Prussiennes, accablées par la supériorité numérique de l' adversaire sont battu par les Autrichiens.
 
Rajahmundry (Indes) 09/12/1758 en construction
 
Décembre 1758
En Afrique, les Anglais S' emparent de l' île de Gorée au large de Dakar
 
Madras (Indes)16/12/1758-17/02/1759   
Les Français commandés par Lally-Tollendal , échouent devant Madras
Haut de page

1759

 
Masulipatam (Indes)  en construction
 
Bergen (Europe)13/04/1759  en construction
 
Avril-Mai 1759
Les Anglais s' emparent de la Guadeloupe, de Marie-Galante et de la Dominique.
 
Québec ( Amériques Juin 1759) Bataille des Plaines D' Abraham   en construction
Le 21 juin James Wolfe, nommé commandant des troupes du Nouveau-Monde par le premier ministre anglais Pitt , remonte le saint Laurent jusqu' a Québec.
A Québec le 31 juillet ,Montcalm parvient à repousser les Anglais.
 
Fort  Niagara (Amériques  Juin  1759)
 
Ticondéroga (Amériques 22 juillet 1759)  
 
Minden (Europe  1er Aout 1759 )
 
Trincomalée ( Indes 10 aout 1759 )
 
La Bataille des Cardinaux (20 Novembre 1759)    

Afin d'essayer de mettre un terme à la suprématie maritime de l' Angleterre; A l'Amirauté germe l'idée d'un coup décisif, une invasion des îles britanniques , et donne pour ce faire instructions à l'escadre de Brest d'aller chercher la troupe basée dans le Morbihan. Vingt et un vaisseaux, trois frégates et deux corvettes dotés de 1.500 canons pour embarquer l'infanterie terrestre, soit au total environ 14.000 hommes, placés sous les ordres de l'Amiral de Conflans, âgé de 70 ans. Les navires sont rassemblés dans le golfe du Morbihan, prêts à transporter le corps expéditionnaire qui doit intervenir en Ecosse.
Pour appareiller, le convoi attend l'escadre de Brest,
 Mais les Anglais sont bien renseignés sur nos défenses et nos engagements de forces, aussi alignent-ils trente quatre vaisseaux, ainsi que dix frégates et corvettes armés de plus de 2.000 canons… et comptent sur une supériorité numérique d'environ 3.500 hommes
Du coté Français les îles sont bien pourvues  en hommes et équipements : Belle-Ile, Houat, Hoëdic, l'île Dumet fortifiée par le vainqueur de St Cast, le Duc d'Aiguillon. L'amiral de Conflans pense qu'il faut amener l'ennemi, dirigé par l'amiral Hawkes, en baie de Quiberon, où il espère compenser son infériorité numérique par une subtile manœuvre : les placer entre la côte rocheuse très dangereuse (et ses batteries terrestres) et la flotte française.
Mais on ne commande pas aux éléments, et dans l'après-midi du 20 novembre, le vent est "très frais" et il n'y a plus guère de visibilité (les ordres se transmettaient par pavillons de couleurs). L'amiral ne parvient pas à organiser correctement son convoi et le combat s'engage trop tôt, entre le Four, l'île Dumet et les Cardinaux.
 Ce qui devait arriver, Arriva; la manœuvre de demi tour demandé aux vaisseaux français se passa très mal.
Le Tonnant est engagé par L' Anglais pendant son demi-tour; Le Thésée, vaisseau de 74 canons, vire précipitamment et coule les sabords de sa batterie basse étant restés ouverts. Il y avait 630 hommes à son bord. Il faut croire que les Anglais manœuvrèrent mieux que les Français, car l' ensemble de la bataille ressemble à ceci..... Les Marins de tous bord repêchent et soignent indifféremment Anglais et Français. Des échanges de prisonniers seront fait à la fin de la bataille.
Sur ces images du musée du Patrimoine, Vous voyez le combat l' endroit ou il a eu lieu et après la Bataille
Sources: Quiberon, Musée du Patrimoine. http://museequiberon.port-haliguen.com/francais/Quiberonbay.htm
 http://perso.club-internet.fr/kervoyal/, Secrets et gloires du Morbihan de Claude Dervenn, Les mystères de l'île Dumet de E. Letertre, le combat des cardinaux de Pierre de la Condamine, etc.

.Haut de page

1760

  La Bataille de la Ristigouche
   Mai à Septembre 1760

Dès 1759, la Nouvelle France avait désespérément besoin d' aide, suite aux différentes victoires Anglaises. Un messager Français, Le Mercier est donc débarqué à Brest le 23 décembre 1759 par le capitaine du Machault  Kanon et accompagné par ce dernier jusqu'à Paris............A suivre
 
 
 
 

1761 

16 janvier 1761; Capitulation de Pondichéry
Sources:
 Histoire Militaire .org; Google Images; www.nndb.com/people/888/000107567/ ;
 

            Colonel Eyre Coôte
En septembre 1760, le colonel Anglais Eyre Coôte, arrive à la tête d' une armée de 4500 soldats Britannique et 10000 indigènes, appuyée par 16 navires arrive devant Pondichéry. Le gouverneur Général français Thomas Arthur Lally-Tollendal ne dispose lui que d' à peine 1000 hommes. Après sept jours de combat, il décide de s' enfermer dans les murs de la ville. Le siège commence. Il durera cinq mois, l' artillerie écrasera la ville, sans que l' infanterie anglaise ne donne l' assaut. Un léger espoir renait coté français lorsqu' un cyclone détruit 9 navires anglais en date du 1er janvier 1761. Mais aucun renfort et la faiblesse des troupes françaises ne permettent pas à ces derniers de faire évoluer la situation; c' est donc avec un reste de garnison de moins de 700 hommes tous aux bouts de leurs forces, blessés, malade ne pouvant plus tenir les armes, une population affamé. que la garnison dépose les armes et Pondichéry capitule.
Les Anglais procèdent alors à une politique de destruction total, afin d' éradiquer le souvenir même de la présence française.
Le traité de Paris en 1763 rendra ce comptoir aux français.
 
 
 
 
haut de page

1762    

Le 30 aout 1762,
Il y eut lieu une bataille à Johannisberg, village du duché de Nassau.
Une bataille remportée par les troupes françaises commandées par les Maréchaux comte d' Estrées et Prince de Soubise, et par le Prince de Condé.
Cette victoire française dans la "Hesse" contre Ferdinand, prince héréditaire de Brunswick a fait l' objet d' une circulaire du Roy adressée à tous les Archevêchés, pour que ceux-ci fassent chanter un Te Deum le dimanche 26 septembre dans toutes les églises de France.
( Voir documents Historiques )
 
 
 

1763     

Traité de Paris (1763)


Le 10 février 1763



Traité de paix définitif et alliance entre la Grande-Bretagne, la France et l'Espagne, conclus à Paris, avec les articles séparés y afférant

Au nom de la Très Sainte & Indivisible Trinité, Père, Fils, & Saint Esprit. Ainsi soit-il.

Soit notoire à Tous Ceux, qu'il appartiendra ou peut appartenir, en Manière quelconque.

Il a plu au Tout Puissant de répandre l'Esprit d'Union & de Concorde sur les Princes, dont les Divisions avoient porté le Trouble dans les quatre Parties du Monde, & de leur inspirer le Dessein de faire succéder les Douceurs de la Paix aux Malheurs d'une longue et sanglante Guerre, qui, après s'être élevée entre L'Angleterre & La France, pendant le Règne du Sérénissime & Très Puissant Prince Georges II par la Grace de Dieu Roy de la Grande Bretagne, de glorieuse Mémoire, a été continuée sous le Règne du Sérénissime & Très Puissant Prince Georges 3. Son Successeur, & s'est communiquée dans ses Progrès à l'Espagne & au Portugal; En Conséquence, Le Sérénissime & Très-Puissant Prince Georges III par la Grace de Dieu Roy de la Grande Bretagne, de France, et d'Irlande, Duc de Brunswick & de Lunebourg, Architrésorier & Electeur du Saint Empire Romain; Le Sérénissime & Très Puissant Prince, Louis XV par la Grace de Dieu Roy Très Chrétien- Et Le Sérénissime & Très Puissant Prince Charles III. par la Grace de Dieu Roy d'Espagne, & des Indes, après avoir posé les Fondements de la Paix dans les Préliminaires signés le 3 Novembre dernier à Fontainebleau; Et le Ferme & Très puissant Prince Dom Joseph 1er par la Grace de Dieu Roy de Portugal & des Algarve, après y avoir accédé; Ont résolu de consommer sans Délai ce grand & important Ouvrage; A cet Effet les hautes Parties Contractantes ont nommé & constitué Leurs Ambassadeurs Extraordinaires & Ministres Plénipotentiaires respectifs; Savoir, Sa Sacrée Majesté Le Roy de la Grande Bretagne, Le Très illustre & très excellent Seigneur, Jean, Duc & Comte de Bedford, Marquis de Tavistock &c., Son Ministre d'Etat, Lieutenant General de Ses Armées, Garde de son Sceau Privé, Chevalier du Très Noble Ordre de la Jarretière, & Son Ambassadeur Extraordinaire & Ministre Plénipotentiaire près de Sa Majesté Très Chrétienne; Sa Sacrée Majesté Le Roy Très Chrétien, le très illustre & très excellent Seigneur, César Gabriel de Choiseul, Duc de Praslin, Pair de France, Chevalier de ses Ordres, Lieutenant General de ses Armées, & de la Province de Bretagne, Conseiller en tous ses Conseils, et Ministre & Secrétaire d'Etat, & de ses Commandements & Finances; Sa Sacrée Majesté Le Roy Catholique le très illustre & très excellent Seigneur Dom Gerom Grimaldi, Marquis de Grimaldi, Chevalier des Ordres du Roy Très Chrétien, Gentilhomme de la Chambre de Sa Majesté Catholique avec Exercice, & Son Ambassadeur Extraordinaire près de Sa Majesté Très Chrétienne; Sa Sacrée Majesté Le Roy Très Fidele, le très illustre & très excellent Seigneur, Martin de Mello & Castro, Chevalier profès de l'Ordre de Christ, du Conseil de Sa Majesté Très Fidele, & Son Ambassadeur & Ministre Plénipotentiaire auprès de Sa Majesté Très Chrétienne; Lesquels, après s'être dument communiqué leurs Plein pouvoirs en bonne Forme (& dont les Copies sont transcrites à la Fin du présent Traité de Paix) sont convenus des Articles, dont la Teneur s'ensuit.

ARTICLE 1

Il y aura une Paix Chrétienne, universelle, & perpétuelle tant par Mer que par Terre, & une Amitié sincère & constante sera rétablie entre Leurs Majestés Britannique, Très Chrétienne, Catholique, & Très Fidele, & entre leurs Héritiers, & Successeurs, Royaumes, Etats, Provinces, Pays, Sujets, & Vassaux, de quelque Qualité et Condition qu'Ils soient, sans Exception de Lieux, ni de Personnes, en sorte que les Hautes Parties Contractantes apporteront la plus grande Attention à maintenir entres-elles & leurs dits Etats & Sujets cette Amitié & Correspondance réciproque, sans permettre dorénavant, que de Part ni d'autre on commette aucunes Sortes d'Hostilités par Mer ou par Terre, pour quelque Cause ou sous quelque Prétexte que ce puisse être; Et on évitera soigneusement tout ce qui pourroit altérer à l'avenir l'Union heureusement rétablie, s'attachant au contraire à se procurer réciproquement en toute Occasion tout ce qui pourroit contribuer à leur Gloire, Intérêts, & Avantages mutuels, sans donner aucun Secours ou Protection directement ou indirectement à ceux, qui voudroient porter quelque Préjudice à l'une ou à l'autre des dites hautes Parties contractantes. Il y aura un Oubli général de tout ce qui a pu être fait ou commis avant ou depuis le Commencement de la Guerre, qui vient de finir.

ARTICLE 2

Les Traités de Westphalie de mil six cent quarante huit, ceux de Madrid entre les Couronnes de la Grande Bretagne & d'Espagne de mil six cent soixante sept, & de mil six cent soixante dix, les Traités de Paix de Nimègue, de mil six cent soixante dix huit, & de mil six cent soixante dix neuf, de Ryswick de mil six cent quatre vingt dix sept, ceux de Paix & de Commerce d'Utrecht de mil sept cent treize, celui de Bade de mil sept cent quatorze, le Traité de la triple Alliance de La Haye de mil sept cent dix sept, celui de la quadruple Alliance de Londres de mil sept cent dix huit, le Traité de Paix de Vienne de mil sept cent trente huit, le Traité Définitif d'Aix la Chapelle de mil sept cent quarante huit, & celui de Madrid entre les Couronnes de la Grande Bretagne, & d'Espagne de mil sept cent cinquante, aussi bien que les Traités entre les Couronnes d'Espagne & de Portugal du 13 février mil six cent soixante huit, du 6. Février mil sept cent quinze, & du 12. Février mil sept cent soixante un, & celui du 11 avril mil sept cent treize entre la France & le Portugal, avec les Garanties de la Grande Bretagne; servent de Base & de Fondement à la Paix, & au présent Traité; & pour cet Effet ils sont tous renouvelés & confirmés dans la meilleure Forme, ainsi que tous les Traités en général, qui subsistoient entre les hautes Parties contractantes avant la Guerre, & comme s'ils étoient insérés ici Mot à Mot, en sorte qu'ils devront être observés exactement à l'avenir dans toute leur Teneur, & religieusement exécutés de Part & d'autre dans tous leurs Points, auxquels il n'est pas dérogé par le présent Traité, nonobstant tout ce qui pourroit avoir été stipulé au contraire par aucune des Hautes Parties contractants; Et toutes les dites Parties déclarent, qu'Elles ne permettront pas qu'il subsiste aucun Privilège, Grace, ou Indulgence contraires aux Traités ci dessus confirmés, à l'Exception de ce qui aura été accordé et stipulé par le présent Traité.

ARTICLE 3

Tous les Prisonniers faits de Part & d'autre tant par Terre que par Mer, et les Otages enlevés ou donnés, pendant la Guerre, et jusqu'à ce Jour, seront restitués sans Rançon dans six Semaines au plus tard, à compter du Jour de l'Echange de la Ratification du présent Traité, chaque Couronne soldant respectivement les Avances, qui auront été faites pour la Subsistance & l'Entretien de ces Prisonniers par le Souverain du Pays, où Ils auront été détenus, conformément aux Reçus & Etats constatés & autres Titres authentiques, qui seront fournis de Part & d'autre. Et il sera donné réciproquement des Suretés pour le Payement des Dettes, que les Prisonniers auroient pu contracter dans les Etats, où Ils auroient été détenus, jusqu'à leur entière Liberté.--Et tous les Vaisseaux, tant de Guerre que marchands, qui auroient été pris depuis l'Expiration des Termes convenus pour la Cessation des Hostilités par Mer, seront pareillement rendus de bonne Foy, avec tous leurs Equipages, & Cargaisons; Et on procédera à l'Exécution de cet Article immédiatement après l'Echange des Ratifications de ce Traité.

ARTICLE 4

Sa Majesté Très Chrétienne renonce à toutes les Prétentions, qu'Elle a formées autrefois, ou pu former, à la Nouvelle Ecosse, ou l'Acadie, en toutes ses Parties, & la garantit toute entière, & avec toutes ses Dépendances, au Roy de la Grande Bretagne. De plus, Sa Majesté Très Chrétienne cède & garantit à Sa dite Majesté Britannique, en toute Propriété, le Canada avec toutes ses Dépendances, ainsi que l'Isle du Cap Breton, & toutes les autres Isles, & Côtes, dans le Golfe & Fleuve S' Laurent, & généralement tout ce qui dépend des dits Pays, Terres, Isles, & Côtes, avec la Souveraineté, Propriété, Possession, & tous Droits acquis par Traité, ou autrement, que le Roy Très Chrétien et la Couronne de France ont eus jusqu'à présent sur les dits Pays, Isles, Terres, Lieux, Côtes, & leurs Habitants, ainsi que le Roy Très Chrétien cède & transporte le tout au dit Roy & à la Couronne de la Grande Bretagne, & cela de la Manière  & de la Forme la plus ample, sans Restriction, & sans qu'il soit libre de revenir sous aucun Prétexte contre cette Cession & Garantie, ni de troubler la Grande Bretagne dans les Possessions susmentionnées. De son Coté Sa Majesté Britannique convient d'accorder aux Habitants du Canada la Liberté de la Religion Catholique; En Conséquence Elle donnera les Ordres les plus précis & les plus effectifs, pour que ses nouveaux Sujets Catholiques Romains puissent professer le Culte de leur Religion selon le Rit de l'Eglise Romaine, en tant que le permettent les Lois de la Grande Bretagne.-Sa Majesté Britannique convient en outre, que les Habitants François ou autres, qui auroient été Sujets du Roy Très Chrétien en Canada, pourront se retirer en toute Sûreté & Liberté, où bon leur semblera, et pourront vendre leurs Biens, pourvu que ce soit à des Sujets de Sa Majesté Britannique, & transporter leurs Effets, ainsi que leurs Personnes, sans être gênés dans leur Emigration, sous quelque Prétexte que ce puisse être, hors celui de Dettes ou de Procès criminels; Le Terme limité pour cette Emigration sera fixé à l'Espace de dix huit Mois, à compter du Jour de l'Echange des Ratifications du présent Traité.

ARTICLE 5

Les Sujets de la France auront la Liberté de la Pêche, & de la Sécherie, sur une Partie des Côtes de l'Isle de Terre-Neuve, telle qu'elle est spécifiée par l'Article 13 du Traité d'Utrecht, lequel Article est renouvelé & confirmé par le présent Traité, (à l'Exception de ce qui regarde l'Isle du Cap Breton, ainsi que les autres Isles & Côtes dans L'Embouchure et dans le Golfe st Laurent;) Et Sa Majesté Britannique consent de laisser aux Sujets du Roy Très Chrétien la Liberté de pêcher dans le Golfe St Laurent, à Condition que les Sujets de la France n'exercent la dite Pêche, qu'à la Distance de trois Lieues de toutes les Côtes appartenantes à la Grande Bretagne, soit celles du Continent, soit celles des Isles situées dans le dit Golfe St Laurent. Et pour ce qui concerne la Pêche sur les Côtes de l'Isle du Cap Breton hors du dit Golfe, il ne sera pas permis aux Sujets du Roy Très Chrétien d'exercer la dite Pêche, qu'à la Distance de quinze Lieues des Côtes de l'Isle du Cap Breton; Et la Pêche sur les Côtes de la Nouvelle Ecosse, ou Acadie, et par tout ailleurs, hors du dit Golfe, restera sur le Pied des Traités antérieurs.

ARTICLE 6

Le Roy de la Grande Bretagne cède les Isles de St Pierre & de Miquelon, en toute Propriété, à Sa Majesté Très Chrétienne, pour servir d'Abri aux Pêcheurs François; Et Sa dite Majesté Très Chrétienne s'oblige à ne point fortifier les dites Isles, à n'y établir que des Bâtiments civils pour la Commodité de la Pêche, & à n'y entretenir qu'une Garde de cinquante Hommes pour la Police.

ARTICLE 7

Afin de rétablir la Paix sur des Fondements solides & durables, & écarter pour jamais tout Sujet de Dispute par Rapport aux Limites des Territoires Britanniques et François sur le Continent de l'Amérique, il est convenu, qu'a l'avenir les Confins entre les Etats de Sa Majesté Britannique & ceux de Sa Majesté Très Chrétienne en cette Partie du Monde, seront irrévocablement fixés par une Ligne tirée au milieu du Fleuve Mississippi depuis sa Naissance jusqu'à la rivière d'Iberville, & de là par une Ligne tirée au milieu de cette Rivière & des Lacs Maurepas & Pontchartrain jusqu'à la Mer; Et à cette Fin le Roy Très Chrétien cède, en toute Propriété, & garantit à Sa Majesté Britannique la Rivière & le Port de la Mobile, & tout de qu'Il possède, ou a dû posséder, du Coté gauche du fleuve Mississipi, à l'exception de la Ville de la Nouvelle Orléans, & de l'Isle dans laquelle Elle est située, qui demeureront à la France; Bien entendu, que la Navigation du Fleuve Mississippi sera également libre tant aux Sujets de la Grande Bretagne comme à ceux de la France, dans toute sa Largeur, & toute son Etendue, depuis sa Source jusqu'à la Mer, et nommément cette Partie, qui est entre la susdite Isle de la Nouvelle Orléans & la Rive droite de ce Fleuve, aussi bien que l'Entrée & la Sortie par son Embouchure. Il est de plus stipulé, que les Bâtiments appartenant aux Sujets de l'une ou de l'autre Nation ne pourront être arrêtés, visités, ni assujettis au Payement d'aucun Droit quelconque. Les Stipulations insérées dans l'Article 4 en Faveur des Habitants du Canada auront Lieu de même pour les Habitants des Pays cédés par cet Article.

ARTICLE 8

Le Roy de la Grande Bretagne restituera à la France les Isles de la Guadeloupe, de Marie galante, de la Désirade, de la Martinique, & de Belle-Isle; Et les Places de ces Isles seront rendues dans le même Etat, où Elles étoient, quand la Conquête en a été faite par les Armes Britanniques; Bien entendu, que les Sujets de Sa Majesté Britannique, qui se seroient établis, ou ceux qui auroient quelques Affaires de Commerce à régler dans les dites Isles & autres Endroits restitués à la France par le présent Traité, auront la Liberté de vendre leurs Terres, & leurs Biens, de régler leurs Affaires, de recouvrer leurs Dettes, & de transporter leurs Effets, ainsi que leurs Personnes, à bord des Vaisseaux qu'il leur sera permis de faire venir aux dites Isles, & autres Endroits, restitués comme dessus, & qui ne serviront qu'à cet Usage seulement, sans être gênés à Cause de leur Religion, ou sous quelqu'autre Prétexte que ce puisse être hors celui de Dettes ou de Procès criminels.--Et pour cet Effet le Terme de dix-huit Mois est accordé aux Sujets de Sa Majesté Britannique à compter du Jour de l'Echange des Ratifications du présent Traité.--Mais comme la Liberté, accordée aux Sujets de Sa Majesté Britannique, de transporter leurs Personnes & leurs Effets sur des Vaisseaux de leur Nation pourroit être sujette à des Abus, si l'on ne prenoit la Précaution de les prévenir, il a été convenu expressément, entre Sa Majesté Britannique & Sa Majesté Très Chrétienne, que le Nombre des Vaisseaux Anglois, qui auront la Liberté d'aller aux dites Isles & Lieux restitués à la France sera limité, ainsi que le Nombre de Tonneaux de chacun, qu'ils iront en lest, partiront dans un Terme fixé, & ne feront qu'un seul Voyage; Tous les Effets, appartenant aux Anglois, devant être embarqués en même Tems. Il a été convenu en outre, que Sa Majesté Très Chrétienne fera donner les Passeports nécessaires pour les dits Vaisseaux; que, pour--plus grande Sureté, il sera libre de mettre deux Commis ou Gardes François sur chacun des dits Vaisseaux, qui seront visités dans les Atterrages & Ports des dites Isles, & Lieux, restitués à la France; Et que les Marchandises, qui s'y pourront trouver, seront confisquées.

ARTICLE 9

Le Roy Très Chrétien cède & garantit à Sa Majesté Britannique, en toute Propriété, les Isles de la Grenade & des Grenadines, avec les mêmes Stipulations en Faveur des Habitants de cette Colonie, insérées dans l'Article 4 pour ceux du Canada; Et le Partage des Isles, appelées neutres, est convenu et fixé de manière que celles de St Vincent la Dominique, & Tabago, resteront, en toute Propriété, à la Grande Bretagne, & que celle de St Lucie sera remise à la France pour en jouir, pareillement en toute Propriété. Et les hautes Parties contractantes garantissent le Partage ainsi stipulé

ARTICLE 10

Sa Majesté Britannique restituera à la France l'Isle de Gorée, dans l'Etat, où Elle s'est trouvée, quand Elle a été conquise; Et Sa Majesté Très Chrétienne cède, en toute Propriété, et garantit au Roy de la Grande Bretagne la Rivière de Sénégal, avec les Forts & Comptoirs de St Louis, de Podor, & de Galam, & avec tous les Droits & Dépendances de la dite Rivière de Sénégal.

ARTICLE 11

Dans les Indes Orientales La Grande Bretagne restituera à la France, dans l'Etat où ils sont aujourd'hui, les différends Comptoirs, que cette Couronne possedoit tant sur la Côte de Choromandel & d'Orixa, que sur celle de Malabar, ainsi que dans le Bengale, au Commencement de l'Année mil sept cent quarante neuf; Et Sa Majesté Très Chrétienne renonce à toute Prétention aux Acquisitions, qu'Elle avoit faites sur la Côte de Choromandel, & d'Orixa, depuis le dit Commencement de l'Année mil sept cent quarante neuf. Sa Majesté Très Chretienne restituera, de son Coté, tout ce qu'Elle pourroit avoir conquis sur la Grande Bretagne dans les Indes Orientales pendant la présente Guerre, & fera restituer nommément Natal & Tapanouly dans l'Isle de Sumatra. Elle s'engage de plus à ne point ériger de Fortifications, & à ne point entretenir de Troupes dans aucune Partie des Etats du Subah de Bengale.--Et afin de conserver la Paix future sur la Côte de Choromandel & d'Orixa, les Anglois & les François reconnoitront Mahomet Ali Khan pour légitime Nabab du Carnate, & Salabat Jing pour légitime Subah de Décan; Et les deux Parties renonceront à toute Demande ou Prétention de Satisfaction qu'Elles pourroient former à la Charge, l'une de l'autre, ou à celle de leurs Alliés Indiens pour les Déprédations ou Dégâts commis soit d'un Coté, soit de l'autre pendant la Guerre.

ARTICLE 12

L'Isle de Minorque sera restituée à Sa Majesté Britannique, ainsi que le Fort st Philippe, dans le même Etat où ils se sont trouvés, lorsque la Conquête en a été faite par les Armes du Roy Très Chrétien, & avec l'Artillerie, qui y étoit lors de la Prise de la dite Isle & du dit Fort.

ARTICLE 13

La Ville & le Mort de Dunkerque seront mis dans l'Etat fixé par le dernier Traité d'Aix la Chapelle, & par les Traités antérieurs;--La Cunette sera détruite immédiatement après l'Echange des Ratifications du présent Traité, ainsi que les Forts & Batteries, qui defendent l'Entrée du Coté de la Mer; Et il sera pourvu en même Tems à la Salubrité de l'Air & à la Santé des Habitans par quelqu'autre Moyen à la Satisfaction du Roy de la Grande Bretagne.

ARTICLE 14

La France restituera tous les Pays, appartenant à l'Electorat d'Hanovre, au Landgrave de Hesse, au Duc de Brunswick, & au Comte de la Lippe Buckebourg, qui se trouvent, ou se trouveront, occupés par les Armes de Sa Majesté Très Chrétienne; Les Places de ces différents Pays seront rendues dans le même Etat où Elles étoient, quand la Conquête en a été faite par les Armes Françoises; Et les Pièces d'Artillerie, qui auront été transportées ailleurs, seront remplacées par le même Nombre de même Calibre, Poids, & Métal.

ARTICLE 15

En Cas que les Stipulations, contenues dans l'Article 13, des Préliminaires ne fussent pas accomplies lors de la Signature du présent Traité, tant par Rapport aux Evacuations à faire par les Armées de la France des Places de Clèves, de Wesel, de Gueldres, & de tous les Pays, appartenant au Roy de Prusse, que par Rapport aux Evacuations à faire par les Armées Britannique & Françoise des Pays, qu'Elles occupent en Westphalie, Basse-Saxe, sur le Bas-Rhin, le Haut Rhin, & dans tout l'Empire, & à la Retraite des Troupes dans les Etats de Leurs Souverains respectifs, Leurs Majestés Britannique & Très Chrétienne promettent de procéder de bonne Foy, avec toute la Promptitude que le Cas pourra permettre, aux dites Evacuations, dont Ils stipulent l'Accomplissement parfait avant le quinze de Mars prochain, ou plutôt, si faire se peut.--Et Leurs Majestés Britannique & Très Chrétienne s'engagent de plus, & se promettent, de ne fournir aucun Secours, dans aucun Genre, à Leurs Alliés respectifs, qui resteront engagés dans la Guerre d'Allemagne.

ARTICLE 16

La Décision des Prises, faites en Tems de Paix par les Sujets de la Grande Bretagne sur les Espagnols, sera remise aux Cours de Justice de l'Amirauté de la Grande Bretagne, conformément aux Règles établies parmi toutes les Nations, de sorte que la Validité des dites Prises entre les Nations Britannique & Espagnole sera décidée & jugée, selon le Droit des Gens, & selon les Traités, dans les Cours de Justice de la Nation, qui aura fait la Capture.

ARTICLE 17

Sa Majesté Britannique fera démolir toutes les Fortifications, que ses Sujets pourront avoir érigées dans la Baye de Honduras, & autres Lieux du Territoire de l'Espagne dans cette Partie du Monde, quatre Mois après la Ratification du présent Traité; Et Sa Majesté Catholique ne permettra point, que les Sujets de Sa Majesté Britannique, ou leurs Ouvriers, soient inquiétés ou molestés sous aucun Prétexte que ce soit, dans les dits Lieux, dans leur Occupation de couper, charger, & transporter, le Bois de Teinture ou de Campêche; Et pour cet Effet Ils pourront bâtir, sans Empêchement, & occuper sans Interruption, les Maisons & les Magasins, qui sont nécessaires pour Eux, pour leurs Familles, & pour leurs Effets; Et Sa Majesté Catholique leur assure par cet Article l'entière Jouissance de ces Avantages, & Facultés sur les Côtes & Territoires Espagnols, comme il est stipulé ci-dessus, immédiatement après la Ratification du présent Traité.

ARTICLE 18

Sa Majesté Catholique se désiste, tant pour Elle que pour ses Successeurs, de toute Prétention, qu'Elle peut avoir formée en Faveur des Guipuscoans & autres de ses Sujets au Droit de pêcher aux Environs de l'Isle de Terre-Neuve.

ARTICLE 19

Le Roy de la Grande Bretagne restituera à l'Espagne tout le Territoire qu'II a conquis dans l'Isle de Cuba, avec la Place de la Havane; Et cette Place, aussi bien que toutes les autres Places de la dite Isle, seront rendues dans le même Etat, où Elles etoient, quand Elles ont été conquises par les Armes de Sa Majesté Britannique: Bien entendu, que les Sujets de Sa Majesté Britannique, qui se seroient établis, ou ceux qui auroient quelques Affaires de Commerce à régler, dans la dite Isle, restituée à l'Espagne par le présent Traité, auront la Liberté de vendre leurs Terres, & leurs Biens, de régler leurs Affaires, de recouvrer leurs Dettes, et de transporter leurs Effets ainsi que leurs Personnes à bord des Vaisseaux, qu'il leur sera permis de faire venir à la dite Isle, restituée comme dessus, & qui ne serviront qu'à cet Usage seulement, sans être gênés à Cause de Icur Religion, ou sous quelqu'autre Prétexte que ce puisse être, hors celui de Dettes ou de Procès criminels; Et pour cet Effet le Terme de dix huit Mois est accordé aux Sujets de Sa Majesté Britannique, à compter du Jour de l'Echange des Ratifications du présent Traité.--Mais comme la Liberté, accordée aux Sujets de Sa Majesté Britannique de transporter leurs Personnes & leurs Effets sur des Vaisseaux de leur Nation, pourroit être sujette à des Abus, si l'on ne prenoit la Précaution de les prévenir, il a été convenu expressément entre Sa Majesté Britannique & Sa Majesté Catholique, que le Nombre des Vaisseaux Anglois, qui auront la Liberté d'aller à la dite Isle restituée à l'Espagne, sera limité, ainsi que le Nombre de Tonneaux de chacun, qu'ils iront en lest, partiront dans un Terme fixé, & ne feront qu'un seul Voyage; Tous les Effets, appartenant aux Anglois, devant être embarqués en même Tems.--Il a été convenu en outre, que Sa Majesté Catholique fera donner les Passeports nécessaires pour les dits Vaisseaux; que, pour plus grande Sureté, il sera libre de mettre deux Commis ou Gardes Espagnols sur chacun des dits Vaisseaux, qui seront visités dans les Atterages et Ports de la dite Isle restituée à l'Espagne et que les Marchandises, qui s'y pourront trouver, seront confisquées.

ARTICLE 20

En Conséquence de la Restitution stipulée dans l'article précédent, Sa Majesté Catholique cède et garantit, en tout Propriété, à Sa Majesté Britannique, la Floride, avec le Fort de S' Augustin, & la Baye de Pensacola, ainsi que tout ce que l'Espagne possède sur le Continent de l'Amérique septentrionale, à l'Est, ou au Sud Est, du fleuve Mississippi, & généralement tout ce qui dépend des dits Pays & Terres, avec la Souveraineté, Propriété, Possession, & tous Droits acquis par Traité ou autrement, que Le Roy Catholique & la Couronne d'Espagne, ont eus jusqu'à présent sur les dits Pays, Terres, Lieux, & leurs Habitants; Ainsi que Le Roy Catholique cède & transporte le tout au dit Roy & à la Couronne de la Grande Bretagne, & cela de la Manière & de la Forme la plus ample; Sa Majesté Britannique convient de son Coté d'accorder aux Habitants des Pays ci-dessus cédés la Liberté de la Religion Catholique; En Conséquence Elle donnera les Ordres les plus exprès & les plus effectifs, pour que ses nouveaux Sujets Catholiques Romains puissent professer le Culte de leur Religion selon le Rit de l'Eglise Romaine, en tant que le permettent les Lois de la Grande Bretagne: Sa Majesté Britannique convient en outre, que les Habitants Espagnols, ou autres qui auroient été Sujets du Roy Catholique, dans les dits Pays, pourront se retirer en toute Sureté et Liberté, où bon leur semblera et pourront vendre leurs Biens, pourvu que ce soit à des Sujets de Sa Majesté Britannique, & transporter leurs Effets, ainsi que leurs Personnes, sans être gênés dans leur Emigration, sous quelque Prétexte que ce puisse être, hors celui de Dettes ou de Procès criminels; Le Terme, limité pour cette Emigration, étant fixé à l'Espace de dix-huit Mois, à compter du Jour de l'Echange des Ratifications du présent Traité.--Il est de plus stipulé, que Sa Majesté Catholique aura la Faculté de faire transporter tous les Effets, qui peuvent Lui appartenir, soit Artillerie, ou autres.

ARTICLE 21

Les Troupes Francoises & Espagnoles évacueront tous les Territoires, Campagnes, Villes, Places, & Châteaux, de Sa Majesté Très Fidele, en Europe, sans Reserve aucune, qui pourront avoir été conquis par les Armées de France & d'Espagne, & les rendront dans le même Etat où Ils étoient, quand la Conquête en a été faite, avec la même Artillerie, & les Munitions de Guerre, qu'on y a trouvées; Et à l'Egard des Colonies Portugaises, en Amérique, Afrique, ou dans les Indes Orientales, s'il y étoit arrivé quelque Changement, toutes Choses seront remises sur le même Pied, où Elles étoient, et en Conformité des Traités précédents, qui subsistoient entre les Cours de France, d'Espagne, & de Portugal, avant la présente Guerre.

ARTICLE 22

Tous les Papiers, Lettres, Documents & Archives, qui se sont trouvés dans les Pays, Terres, Villes, & Places, qui sont restitués, & ceux appartenant aux Pays cédés, seront délivrés, ou fournis, respectivement, & de bonne Foi, dans le même Tems, s'il est possible, de la Prise de Possession, ou au plus tard, quatre Mois après l'Echange des Ratifications du présent Traité, en quelque Lieu que les dits Papiers ou Documents puissent se trouver.

ARTICLE 23

Tous les Pays, & Territoires, qui pourroient avoir été conquis, dans quelque Partie du Monde que ce soit, par les Armes de Leurs Majestés Britannique & ses Fidele, ainsi que par celles de Leurs Majestés Très Chrétienne & Catholique, qui ne sont pas compris dans le présent Traité, ni à Titre de Cessions, ni a Titre de Restitutions, seront rendus sans Difficulté, & sans exiger de Compensation.

ARTICLE 24

Comme il est nécessaire de designer une Epoque fixe pour les Restitutions & les Evacuations à faire, par chacune des Hautes Parties Contractantes, il est convenu que les Troupes Britanniques & Françoises compléteront, avant le quinze de Mars prochain, tout ce qui restera à exécuter des Articles 12 & 13 des Préliminaires, signés le 3 Jour de Novembre passé, par Rapport à l'Evacuation à faire dans l'Empire, ou ailleurs.

--L'Isle de Belle-Isle sera évacuée six semaines après l'Echange des Ratifications du présent Traité, ou plutôt si faire se peut.

--La Guadeloupe, la Désirade, Marie galante, la Martinique, & St Lucie, trois Mois après l'Echange des Ratifications du présent Traité, ou plutôt, si faire se peut.

--La Grande Bretagne entrera pareillement au Bout de trois Mois après l'Echange de Ratifications du présent Traité, ou plutôt si faire se peut, en Possession de la Rivière & du Port de la Mobile, & de tout ce qui doit former les Limites du Territoire de La Grande Bretagne du Coté du Fleuve de Mississippi, telles qu'elles sont spécifiées dans l'Article 7.

--L'Isle de Gorée sera évacuée par La Grande Bretagne trois Mois après l'Echange des Ratifications du présent Traité;

--Et L'Isle de Minorque par La France à la même Epoque, ou plutôt si faire se peut;--Et, selon les Conditions de l'Article 6, La France entrera de même en Possession des Isles de St Pierre & de Miquelon, au Bout de trois Mois après l'Echange des Ratifications du présent Traité.

--Les Comptoirs aux Indes Orientales seront rendus six Mois après l'Echange des Ratifications du présent Traité, ou plutôt si faire se peut.

--La Place de la Havane avec tout ce qui a été conquis dans l'Isle de Cuba, sera restituée trois Mois après l'Echange des Ratifications du présent Traité, ou plutôt si faire se peut; Et en même Temps La Grande Bretagne entrera en Possession du Pays cédé par l'Espagne selon l'Article 20.

--Toutes les Places & Pays de Sa Majesté Très Fidèle en Europe seront restitués immédiatement après l'Echange des Ratifications du présent Traité; Et les Colonies, Portugaises, qui pourront avoir été conquises, seront restituées dans l'Espace de trois Mois dans les Indes Occidentales, & de six Mois dans les Indes Orientales, après l'Echange des Ratifications du présent Traité, ou plutôt si faire se peut.--Toutes les Places, dont la Restitution est stipulée ci-dessus, seront rendues avec l'Artillerie, & les Munitions, qui s'y sont trouvées lors de la Conquête.

--En Conséquence de quoi les Ordres nécessaires seront envoyés par chacune des Hautes Parties Contractantes avec les Passeports réciproques pour les Vaisseaux, qui les porteront, immédiatement après l'Echange des Ratifications du présent Traité.

ARTICLE 25

Sa Majesté Britannique, en sa Qualité d'Electeur de Brunswick Lunebourg, tant pour Lui que pour ses Héritiers & Successeurs, & tous les Etats & Possessions de Sa de Majesté en Allemagne sont compris & garantis par le présent Traité de Paix.

ARTICLE 26

Leurs Sacrées Majestés, Britannique, Très Chrétienne, Catholique, & Très Fidele, promettent d'observer sincèrement & de bonne Foy tous les Articles, contenus & établis dans le présent Traité; Et Elles ne souffriront pas, qu'il y soit fait de Contravention directe ou indirecte par leurs Sujets respectifs; Et les susdites Hautes Parties Contractantes se garantissent généralement & réciproquement toutes les Stipulations du présent Traité.

ARTICLE 27

Les Ratifications solennelles du présent Traité, expédiées en bonne & due Forme, seront échangées, en cette Ville de Paris, entre Les Hautes Parties Contractantes dans l'Espace d'un Mois, ou plutôt s'il est possible, à compter du Jour de la Signature du présent Traité.

En Foy de quoi Nous soussignés, Leurs Ambassadeurs Extraordinaires & Ministres Plénipotentiaires avons signé de Notre Main, en leur Nom, & en Vertu de nos Plein pouvoirs, le présent Traité Définitif, & y avons fait apposer le Cachet de Nos Armes.

Fait à Paris le dix de Février mil sept cent soixante trois.

Bedford C.P.S.     Choiseul duc de Praslin.     el Marqs de Grimaldi.

ARTICLES SEPARÉS
1

Quelques uns des Titres, employés par les Puissances Contractantes, soit dans les Plein pouvoirs, et autres Actes, pendant le Cours de la Négociation, soit dans le Préambule du présent Traité, n'étant pas généralement reconnus, il a été convenu, qu'il ne pourroit jamais en résulter aucun préjudice pour aucune des dites Parties Contractantes, et que les Titres, pris ou omis, de part et d'autre, à l'Occasion de la dite Négociation, et du présent Traité ne pourront être cités ni tirés à Conséquence.

2

Il a été convenu et arrêté que la Langue Françoise, employée dans tous les Exemplaires du présent Traité, ne formera point un Exemple, qui puisse être allégué, ni tiré à conséquence, ni porter préjudice, en aucune Manière, à aucune des Puissances Contractantes; Et que l'on se conformera, a l'avenir, à ce qui a été observé, et doit être observé, à l'égard, et de la Part, des Puissances, qui sont en usage, et en Possession, de donner, et de recevoir, des Exemplaires, de semblables Traités, en une autre Langue que la Françoise.

Le présent Traité ne laissant pas d'avoir la même Force et Vertu, que si le susdit Usage y avoit été observé.

Fait à Paris le Dix de Février Mil sept cent soixante et trois.
 

Sources : Archives militaires de la Défense à Vincennes, site Web

 

Haut de page