Accueil 

Les Acadiens

 Les différentes Familles Mallet de Bouillon                    Généalogie

 


Les Mallet de Bouillon en Normandie (France),

ancêtres des Mallet de Shippagan en Acadie (Canada)

 Par : Victorin Mallet, Shippagan, Nouveau-Brunswick (Canada)
        et Jocelyne Nicol-Quillivic, québécoise, Châteauroux (France)

 Remerciements : Henri Yon, Cherbourg (France) et Bernard Quillivic, Châteauroux (France)
Alain Aubril (France) et Yvon Blanchard (Québec)
Jean-Rémi Lanteigne et Marc-André Comeau du Québec

 
Contacter Victorin Mallet : malletv@umoncton.ca
Cette page est soumise aux lois de la propriété Article L. 111-1 et Article L. 123-1 du Code civil

 

NOTE : Nous avons ajouté deux actes notariés, trouvés par notre ami et collaborateur Jean-Rémi Lanteigne, Gilles MALLET, dont un, où nous nous interrogeons "Qui est ce Gilles MALLET ?" à vous de nous le dire, à vos recherches !!!!!
L'acte de décès de Gilles MALLET par notre ami et collaborateur Marc-André Comeau ainsi que l'acte tant attendu du mariage à Granville du 2è François MALLET, frère du premier, avec Anne-Marie De La RÜE également trouvé par Marc -André COMEAU

 

1.0  Introduction 

Les plus récentes recherches sur les origines des premiers habitants de l’Amérique du nord confirment la présence des peuples autochtones dans cette partie de la planète depuis au moins 10 000 ans. Quand les historiens sont interpellés au sujet des premiers blancs à venir en contact avec les Autochtones de l’Amérique de nord, ils ont  tendance à se référer à Christophe Colomb, Jacques Cartier ou à d’autres explorateurs de l’ère moderne. Toutefois, selon une ancienne légende nordique plausible, les Irlandais seraient les premiers européens à venir en Amérique du nord vers l’an 550. Ils furent suivis peu de temps après par les Vikings, un peuple scandinave du nord de l’Europe, qui auraient établi des postes permanents sur les côtes de Terre-Neuve vers l’an 1000 et y seraient demeurés jusqu’à vers l’an 14001.

Peu de temps après l’an 1500 et peut-être même avant il est probable que des pêcheurs originaires de la France, tels que des Normands et des Bretons, et du Pays Basque sis entre la France et l’Espagne, sont allés faire la pêche à la morue sur les Grands Bancs de Terre-Neuve. Ces pêcheurs auraient montré la voie aux premiers explorateurs, tels que Christophe Colomb (1492) et Corte-Real (1500), qui s’aventurèrent dans ces parages à la recherche d’or et d’épices et d’une nouvelle route vers l’Orient. En 1497, Jean Cabot aurait fait escale à Terre-Neuve afin de refaire sa réserve d’eau et de provisions avant de continuer sa route vers le Labrador et l’entrée du fleuve Saint-Laurent. À cette époque les pêcheurs portugais, français, anglais et basques étaient définitivement présents en Atlantique du nord2.  Au fil des ans ces pêcheurs s’éparpillèrent partout le long de la côte est de l’Amérique du nord, à Terre-Neuve, au Cap-Breton, à la baie de Fundy, au golfe du Saint-Laurent et à la baie des Chaleurs en passant par Gaspé et Miscou. Aujourd’hui, ces endroits mystiques font partie intégrale du Canada.

Avec un peu d’imagination, on peut percevoir ces pêcheurs basques, bretons et normands qui partaient pour les côtes de l’est du Canada actuel pour y pêcher la morue et y chasser la baleine au 16e siècle. Au début ils se rendaient sur les Grands Bancs pour y pêcher la morue et repartaient aussitôt que leurs bateaux étaient remplis. Rien n’indique qu’ils mettaient pied-à-terre à cette époque. Peu à peu ils ont commencé à installer des postes de pêche sur les côtes de Terre-Neuve. Ils arrivaient au printemps et repartaient à l’automne. Plus tard des équipes de quelques douzaines d’hommes pouvaient passer l’hiver au poste de pêche afin de préparer le matériel et l’équipement pour le printemps suivant3.

Durant la période de pêche qui s’étendait parfois de mai à septembre certains pêcheurs s’affairaient à pêcher la morue, tandis que d’autres la salaient.
La morue ainsi apprêtée était destinée surtout
pour le marché européen. Dans la région de Terre-Neuve ils partaient parfois pour des semaines à bord du bateau mère à partir duquel de petites barques manœuvrées par quatre pêcheurs allaient pêcher tôt le matin pour revenir le soir. On peut imaginer qu’il arrivait parfois que la barque se perde dans la brume ou bien que le vent s’élève et on ne revoyait plus jamais ces pêcheurs. Dans ce temps là les noyades étaient chose courante. D’une part l’eau était froide et d’autre part la plupart des pêcheurs ne savaient pas nager. Pis encore, les gilets de sauvetage étaient inexistants.  Alors lorsqu’un navire sombrait, les chances de survie étaient quasiment nulles.

 

Carte de l'Est du Canada
Sources : http://bd.archivescanadafrance.org/

 
Les navires de pêche étaient commandités par des marchands bourgeois ou des seigneurs quelconques ayant de bonnes relations avec la noblesse. Chaque bateau avait son capitaine qui n’était certainement pas n’importe qui. Il devait lui-même faire partie de la bourgeoisie car à cette époque, seules les personnes bien placées et bien nanties avaient des droits. En général, les pauvres gens jouaient des rôles subalternes. Celui du capitaine était de se trouver un équipage et de gréer le bateau pour le voyage aller-retour. Cet équipage était composé de matelots habiletés à appareiller et conduire un navire auquel pouvait s’ajouter toute autre personne nécessaire au voyage, soit pour cuisiner ou réparer le bateau et les agrès de pêche en cours de route ou sur les lieux de pêche. La plupart des bateaux étaient équipés de canons, donc, il devait y avoir quelqu’un capable de s’en servir. En plus il y avait les pêcheurs, ceux-ci étant attitrés à la pêche proprement dite et à l’entretien du poisson. Il y avait aussi les petits mousses, des garçons de 10-14 ans, dont le rôle consistait à faire toutes sortes de travaux imaginables comme préparer les légumes, laver les planchers et guetter l’approche de la terre ferme en haut du nid-de-pie. Alors, lorsque l’on parle des pêcheurs comme étant parmi les premiers à venir à l’est de l’Amérique du nord on fait référence évidemment à toute une équipe menée par un capitaine expérimenté qui lui se rapportait à un armateur quelconque.
 


Bateau de pêche typique, petit tonnage de terreneuvas
sources :
D'après le Traité des pesches par Duhamel du Monceau dans Encyclopédie, planches des pêches (Paris Editions Panckoucke 1793)

 

Déjà au 17e siècle, des centaines de bateaux de pêcheurs partaient de la France à chaque année pour aller (ou venir) sur les côtes de l’est de l’Amérique du nord y pêcher la morue. Évidemment, il n’y avait pas que la pêche qui attirait les Européens! À titre d’exemple, les pêcheurs basques se spécialisèrent dans la chasse à la baleine dont l’huile, utilisée de plus en plus pour l’éclairage, était devenue une commodité indispensable en Europe. Il y avait aussi le troc des fourrures qui était devenu une activité économique importante4. À la suite de leurs voyages, les pêcheurs ramenaient avec eux des fourrures et parfois même des Amérindiens. Au cours des années les Français développèrent un besoin raffiné pour ces fourrures et c’est ainsi que le troc des fourrures a commencé au 16e siècle et s’est accentué  par la suite au 17e et au 18e siècles!  Déjà au 17e siècle,  les activités de pêche étaient mieux organisées. Dans certaines zones de pêche comme en Gaspésie les pêcheurs partaient pour une journée ou deux et revenaient à terre pour nettoyer et saler leur poisson. Devant l’augmentation croissante de ses activités en Amérique, la France décida de s’y installer en permanence.

Ainsi, au début du 17e siècle une nouvelle ère d’exploration débute. En 1603, un marchand de Rouen, Aymar de Chaste organise un voyage dans l’est de
Amérique du nord et il choisit François Pont-Gravé pour mener à bien son projet d’exploration du territoire mais ayant aussi un objectif commercial5. En 1604, sous le commandement de Pierre Dugua sieur de Mons, la France envoyait un premier contingent de colons pour s’établir dans la baie française (baie de Fundy). Après un hiver rigoureux à l’île Sainte-Croix  où plusieurs moururent de froid et de malnutrition, ils se déplacèrent au printemps de 1605 sur la terre ferme du côté est de la baie à un emplacement mieux protégé qu’ils nommèrent Port-Royal. Cet endroit fut bientôt reconnu comme la capitale de l’Acadie et ce jusqu’à ce que les Anglais en prenne possession en 1713. Port-Royal fut renommé Annapolis Royal par les Anglais et les Acadiens qui s’y trouvaient devinrent sujets britanniques. Ces Acadiens demeurèrent francophones et loyaux à la Couronne française malgré les efforts répétés des Anglais pour les assimiler. Après la prise de Port-Royal, les Français décidèrent de bâtir une forteresse à Louisbourg, sur l’île Royale (aujourd’hui le Cap-Breton) qui devint la nouvelle capitale de l’Acadie française dont le territoire comprenait aussi l’île Saint-Jean (aujourd’hui l’Île-du-Prince-Édouard), le Nouveau-Brunswick et la Gaspésie.


Carte Nouvelle-France par Champlain
sources : Wikipédia

Par ailleurs, en 1608, Samuel de Champlain avait installé une deuxième colonie française permanente à Québec en amont du fleuve Saint-Laurent. Cet emplacement stratégique permettait ainsi la communication avec les Autochtones situés encore plus haut du fleuve qui passait par Montréal et remontait jusqu’à sa source dans les Grands Lacs. Ainsi les Français avaient le monopole des fourrures tant prisées en Europe. Après la prise de possession de Port-Royal par les Anglais en 1713 et jusqu’à la capitulation de Montréal en 1761, la forteresse de Québec fut considérée comme la capitale de la gouvernance française en Amérique du nord, soi-disant la Nouvelle-France. Au 18e siècle, la France envoyait régulièrement des colons en Nouvelle-France, particulièrement à Louisbourg et à Québec, deux forteresses sous le contrôle de forces militaires imposantes. Ainsi, les colons fournissaient à la garnison les aliments dont elle avait besoin pour se nourrir : fruits, légumes et viandes. Les pêcheurs eux, continuaient à faire leur métier traditionnel, essayant de ne pas trop s’immiscer dans les querelles incessantes entre la France et l’Angleterre.

 À cette époque, il était normal pour un jeune homme de la Normandie, de devenir matelot dans la marine française au service du roi, ou de devenir pêcheur de morue comme l’avaient fait auparavant ses ancêtres et partir de France à chaque année pour les côtes de l’est de l’Amérique du nord, soit au Cap-Breton, à Terre-Neuve ou dans le golfe du Saint-Laurent. Parfois au cours de ses voyages en Amérique, le jeune homme rencontrait une femme native de la région et décidait tout bonnement de rester et d’y fonder une famille. Ce fut le cas de François Mallet de Bouillon, petit village de la Normandie, non loin de Granville!

À la suite du  traité de Paris de 1763 la France cédait toutes ses possessions en Amérique du nord à l’Angleterre, sauf  les Îles-Saint-Pierre-et-Miquelon qu’elle conserva comme port d’attache pour sa flotte de pêche. L’Angleterre ne tarda pas à prendre possession du territoire si longtemps convoité.

 

 
 

Carte de la Manche 50, Normandie, qui permet de positionner Bouillon
sources : http://www.quid.fr/   positionnement de Jocelyne Nicol pour Bouillon

 

Le but de cet article est de raconter un peu la petite histoire de François Mallet de Bouillon qui comme tant d’autres Français depuis le 16e siècle, est venu pêcher près des côtes de l’est de l’Amérique du nord et a fini par s'y installer en permanence. Dans un premier temps on verra que François Mallet a eu un fils nommé Jean comme son père. Ainsi, par le biais de son fils Jean de Shippagan,  François Mallet de Bouillon a laissé de nombreux descendants en Acadie (dans l’est du Canada), ce qui nous a motivés à retracer son ascendance en France.

 

1.1    La Péninsule acadienne

Blason Shippagan
La ville de Shippagan, ainsi que plusieurs petites localités avoisinantes telles que Pointe-Sauvage, LeGoulet, Petit-Pokemouche, Pointe-Brûlée et Haut-Shippagan, est localisée au Nouveau-Brunswick (Canada), dans la Péninsule acadienne, sur une presqu’île bordée au nord par la baie des Chaleurs, à l’est par les îles Lamèque et Miscou et au sud par le golfe du Saint-Laurent. À la sortie de Shippagan en direction ouest, il y a Caraquet et ensuite Bathurst ; vers le sud-ouest il y a Tracadie et ensuite Miramichi (carte ci-dessous).

                                                                                                                                                                                                         

Carte de la Péninsule acadienne et de la Gaspésie
Wikipédia

Au nord de Caraquet de l’autre côté de la baie des Chaleurs à environ 25 km par bateau c’est la Gaspésie, plus précisément Bonaventure et Paspébiac (carte ci-dessus). En longeant la côte de la Gaspésie vers le nordet il y a Percé et Gaspé.

2.0  Jean Mallet, pionnier de Shippagan, Nouveau-Brunswick (Canada)

La petite histoire de la fondation de Shippagan a été très bien documentée par Robichaud6. Dans son livre < Le Grand Chipagan >. Il mentionne que Jean Mallet est arrivé à Shippagan en 1791 avec ses beaux-frères François et Jacquot Duguay. Ceux-ci, ainsi que l’épouse de Jean Mallet, Marie Joseph Duguay, étaient les enfants de René Duguay et Marguerite LeBreton de Paspébiac en Gaspésie. Pour l’instant, les origines du couple Duguay-LeBreton ne sont pas encore connues avec certitude, à savoir s’ils étaient natifs de la Gaspésie ou natifs de la France, quoiqu’il est probable que leurs ancêtres provenaient de la France.

Par ailleurs, François Duguay et son frère Jacquot avaient marié les sœurs Madeleine et Véronique Chapados, respectivement. Celles-ci étaient les filles d’un dénommé Joannis Chapados, un pêcheur basque et de Catherine Larocque native de la Gaspésie. Pour sa part, Jean était le fils de François Mallet et de Marie Madeleine Larocque, sœur de Catherine ci-dessus. Donc, Jean Mallet était cousin germain des sœurs Chapados et de toute évidence les familles de Jean Mallet, de François et de Jacquot Duguay étaient étroitement apparentées! Pour cette raison, on ne peut pas parler de façon isolée des Mallet ou des Duguay de Shippagan car à toute fin pratique, tous leurs descendants proviennent d’un même pool génétique!

On ne sait pas combien de temps Jacquot demeura à Shippagan. Cependant, son épouse Véronique est décédée en ce lieu le 29 septembre 1795 âgée de 42 ans, en même temps que son fils Jacques, âgé de 24 ans, possiblement à la suite d’un naufrage....; Donc, Jacquot devait encore être à Shippagan en 1795 et pour cette raison on pourrait le considérer comme un des pionniers même s’il est éventuellement retourné vivre à Paspébiac avec ses enfants. En effet Jacquot Duguay est décédé à Paspébiac le 28 février 1829 âgé de 90 ans environ. Les autres membres de la famille de René Duguay, père de François et de Jacquot sont demeurés en Gaspésie. C’est pourquoi le patronyme Duguay est encore très populaire là-bas.

 

2.1  La famille du pionnier de Shippagan Jean Mallet.

Lorsque Jean Mallet et son épouse Marie Joseph Duguay (René et Marguerite LeBreton) arrivèrent à Shippagan pour s’y installer en permanence, ils avaient déjà eu sept enfants : Jean, Joseph, Claire-Hélène (probablement décédée jeune), Thomas, Julien (décédé jeune), Pierre et Scholastique tous nés aux environs de Paspébiac. Julien (ancêtre de Victorin), fut le premier Mallet né à Shippagan quoique son acte de baptême fût enregistré à Caraquet en 1792 car il n’y avait pas d’église à Shippagan à cette époque. Louis, le cadet est probablement lui aussi né à Shippagan mais on ne retrouve pas son acte de baptême. Puisque Scholastique est née à Paspébiac en 1789 et que Julien est né à  Shippagan en 1792, on peut supposer que Jean (père) est arrivé à Shippagan avec sa famille soit en 1790 ou en 1791.

Voici la famille Mallet-Duguay en détails :

Jean Mallet (François et Marie Madeleine Larocque) et Marie Joseph Duguay (René et Marguerite LeBreton). Ensemble ils eurent 9 enfants comme suit :

1) Jean, né à  Paspébiac le 25 avril 1773 (ondoyé par Louis Dunis); épouse à Caraquet, le 15 août 1796, Anne-Marie Gionet, fille de François et de Marie LeVicaire.

2) Joseph, né à Paspébiac le 28 avril 1776; épouse à Caraquet vers 1800, Félicité Gionet, fille de François et Marie LeVicaire.

3) Claire-Hélène, née à Paspébiac le 4 août 1778, est décédée jeune.

4) Thomas, né le 22 décembre 1780; épouse à Caraquet le 13 janvier 1807, Euphrosine Albert, fille de Jean-Baptiste et de Thérèse Lanteigne; est décédé le 12 février 1865.

5) Julien, né à Paspébiac le 8 juillet 1783, est décédé jeune.

6) Pierre, né à Paspébiac vers 1787; épouse à Caraquet le 20 novembre 1809, Luce Chiasson, fille de Nicolas et de Geneviève Gionet (fille de François).

7) Scholastique, née à Paspébiac le 5 avril 1789; épouse à Caraquet le 20 novembre 1809, Abraham Chiasson, fils de Nicolas et de Geneviève Gionet (fille de François).

8) Julien, né à Shippagan le 25 mars 1792 et baptisé à Caraquet le 23 juin 1792; épouse (1) à Caraquet le 17 janvier 1814, Victoire Gionet (François et de Marie LeVicaire) décédée 14 février 1833 âgée de 46 ans; épouse (2) à Shippagan le 6 août 1833, Constance Breau, fille de Jean-Magloire et de Marie Madeleine Basque de Tracadie; est décédé vers 1857.

9) Louis, né vers 1795; épouse (1) à Caraquet le 19 avril 1830, Marie Thébault, veuve de Laurent à Nicolas Chiasson (fils de Geneviève Gionet) et fille de Mathurin Thébeau et de Catherine Duval; épouse (2) à Shippagan, le 16 février 1858, Marguerite Doiron dite Beaumont, veuve d’Abraham Doiron; est décédé le 11 janvier 1871.

On ne peut faire autrement que de remarquer que six des sept enfants vivants de Jean Mallet de Shippagan se sont unis par mariage à six enfants ou petits enfants de François Gionet de Caraquet. Ce dernier était originaire de Coutances en Normandie, ce qui a probablement facilité les relations entre les deux familles. Cependant, il devait y avoir une autre raison pour ce rapprochement, mais cela est une autre histoire! Nous vous ferons part des résultats de nos recherches sur le sujet en temps et lieu.

Ces six garçons de Jean Mallet de Shippagan sont à l’origine de tous les Mallet (aussi Mallais, Malley, Mallé)
que l’on retrouve au Nouveau-Brunswick (Canada).

Le 19 juin 1804 Jean Mallet et son épouse Marie Joseph Duguay, se sont rendus à  Caraquet rencontrer l’abbé Joyer pour faire leur testament7. Ceci atteste d’un certain degré d’intégrité et de jugement pour l’époque quand on sait qu’il y a encore de nos jours des gens qui meurent sans prendre cette précaution. Cependant, ni lui ni son épouse ne purent signer le document ce qui témoigne qu’ils ne savaient pas écrire.

On retrouve dans le registre des baptêmes, mariages et sépultures de Caraquet (Nouveau-Brunwick, Canada) l’acte de sépulture de Jean Mallet
comme suit :
 


Acte de sépulture de Jean Mallet de Shippagan

« Le 9 novembre de l’an 1808 a été inhumé dans le cimetière de cette paroisse par nous soussignés, le corps de Jean Mallet habitant du grand Chipagan en cette mission et décédé du sept du présent mois âgé d’environ 66 ans. Étaient présents à la sépulture Joseph Poirier et Olivier Léger, capitaine de milice, lesquels n’ont pu signer ».

D’après cet acte de sépulture, Jean Mallet serait né vers 1742 puisqu’il avait 66 ans en 1808. Toutefois, on n’a jamais retrouvé son acte de baptême ou de mariage! On peut déduire qu’il s’est marié vers 1770 à Paspébiac puisque son fils aîné, nommé Jean comme lui, est né en cet endroit en octobre 1773. Sa présence à Paspébiac est confirmée en 1787 puisqu’il est le propriétaire d’un terrain de 5 arpents situé entre son père adoptif Louis Denys (2e mari de sa mère) et son beau-père René Duguay.

On sait que Jean Mallet était le fils de François Mallet de Bouillon à cause d’une dispense de l’Église obtenue par Thomas Mallet, fils de Jean, lors de son mariage avec Euphrosine Albert (Schéma ci-dessous). En effet, le lien de parenté entre les deux devient évident lorsque l’on étale leurs généalogies respectives qui démontrent bien que la grand-mère de Thomas (à Jean) Mallet, soit Marie Madeleine Larocque et épouse de François Mallet de Bouillon, était aussi la sœur de Catherine Larocque arrière grand-mère de Euphrosine Albert.

 

Schéma 1

Généalogie maternelle de Jean Mallet

 

François Larocque, père de 

 
1.  Marie Madeleine Larocque, mère de   et de 1. Catherine Larocque, mère de
2.  Jean Mallet, père de     2.  Marguerite Chapados, mère de
3.  Thomas Mallet, cousin de Thérèse  

3. Thérèse Lanteigne, mère de

    4.  Euphrosine Albert

De plus, nous savons que Marie Madeleine Larocque était l’épouse de François Mallet tel que déclaré dans l' acte de sépulture de ce dernier que l’on retrouve dans le registre de Pabos en 1752.


3.0  François Mallet de Bouillon, Normandie (France) et sa famille ascendante

Jusqu’à tout récemment la seule information connue concernant François Mallet découlait de son acte de sépulture inscrit dans le registre paroissial de Pabos en Gaspésie (1751-1757) un des plus anciens documents ayant trait aux gens de la Gaspésie, qui a survécu aux conflits entre la France et l’Angleterre à cette époque (voir ci-dessous)

 

 
 

image sources : http:www.migrations.fr/malletfrancois.htm    par Jean-Luc Breton

 
«L’an mil sept cent cinquante deux, le vingt sept septembre ont fait naufrage et sont morts à l’entrée de ce havre Louis le Neveux marié en France, natif de Bouillon évêché d’Avranches en Normandie; il estait âgé d’environ soixante ans et demeurait ici depuis plus de vingt ans, . François Mallet, natif de Bouillon, évêché d’Avranches en Normandie, marié depuis environ neuf ou dix ans à Marie Magdeleine la Roch de cette paroisse; il estait âgé d’environ cinquante ans. Louis Baudet originaire de Carolle proche de Granville, il estait âgé d’environ vingt et un ans et demeurait en cette paroisse depuis près de trois ans. Tous les trois ont estés enterrés dans le cimetière de cette paroisse. Frère Simple Bocquet, Récollest,missionnaire Curé de la grande rivière. »

Le registre de Pabos fait mention d'un enfant du couple François Mallet et Marie Madeleine Larocque. En effet une fille Marie leur est née le 9 avril 1752 mais elle est décédée le 20 juillet 1752 âgée de trois mois et douze jours. Ainsi son décès est survenu environ deux mois avant celui de son père.

Ainsi le registre de Pabos  nous informe que François Mallet était natif de la Normandie, qu’il avait environ cinquante ans à son décès, qu’il était marié à Marie Madeleine Larocque et qu’il demeurait à Grande-Rivière, une localité environ 10 kilomètres à l’est de Pabos en Gaspésie.

Concernant son épouse Marie Madeleine Larocque, Robichaud6 mentionne que :

« Cette dernière, fille de François Larocque et Marguerite Caplan, devenue veuve, devait épouser quelques années plus tard Louis Denys. Né vers 1742, Jean Mallet épousait vers 1770 Marie Josephte Duguay, fille de René et Marguerite LeBreton. »

En effet, Marie Madeleine Larocque se remaria vers 1753 à un dénommé Louis Dunis, soi-disant d’origine basque.  Le couple s’établit à Paspébiac et eut les enfants suivants (voir les registres des BMS de Carleton, de Bonaventure ou de Paspébiac disponibles sur le site internet (http://pilot.familysearch.org) pour les détails) :

1)  Marie, épousa Bertrand Delarosbille, est décédée à Paspébiac le 24 novembre 1811 âgée d’environ 60 ans;

2) Geneviève, née à Ristigouche le 16 janvier 1760, épousa Pierre Albert à Paspébiac le 7 novembre 1778;

3) Madeleine, épousa Jean Huard à Paspébiac le 24 janvier 1784, est décédée à Paspébiac le 11 février 1827 âgée de 66 ans;

4) Léon, épousa Marguerite LeBrasseur à Paspébiac le 26 novembre 1787;

5) Catherine, épousa François David à Paspébiac le 8 novembre 1787, décédée à Paspébiac le 9 avril 1844 âgée de 77 ans.

Il y a une inconsistance concernant Marie. Si elle est morte en 1811 âgée de 60 ans, cela signifie qu’elle serait née aux environs de 1751. Or, le mariage de Louis Dunis et de Marie Madeleine Larocque eut lieu vers 1753, après le décès de François Mallet en 1752. On se souviendra que le couple Mallet-Larocque eut une fille du nom de Marie née le 9 avril 1752 mais décédée le 20 juillet 1752 (Registre de Pabos), donc elle n’était pas la même personne. Force sommes-nous de conclure que Marie, fille de Louis Dunis, avait plutôt environ 58 ans lorsqu’elle est morte.

Concernant Jean Mallet qui avait environ 10-11 ans à la mort de son père en 1752, on peut supposer qu’il demeura avec sa mère et ensuite avec elle et son beau-père Louis Dunis jusqu’à son mariage à Marie Joseph Duguay vers 1770. Chose certaine, il n’était pas enfant unique!  Marie Madeleine Laroque est décédée à Paspébiac le 25 février 1816 tel que mentionné dans son acte de sépulture ci-dessous.

Acte de sépulture et sa transcription de Marie Madeleine Laroque

« Le vingt six mars mil huit cent seize par nous prêtre soussigné ont été faites les cérémonies de la Sépulture sur le corps de Marie Magdelaine Laroque femme de feu Louis Denys pêcheur de Paspébiac décédée le vingt cinq février précédent âgée d’environ quatre vingt dix ans. Furent présents Michel Parisé et Jean Chapeaudeau qui n’ont pas sû signer. De ce en guise de + dans le cimétière de Paspébiac.

                                                                                          François Demers, prêtre. »

Transcription par Victorin Mallet        Source : Registre de Bonaventure, 1811-1819, p. 165

 

 

De retour à François Mallet de Bouillon, le hasard a voulu que l’on retrouve le rôle du bateau qui l’a transporté en Gaspésie. En effet, le site internet (http://www.migrations.fr), édité par un couple franco-québécois (Bernard Quillivic et Jocelyne Nicol-Quillivic, Châteauroux, France), dans lequel on retrouve les rôles des navires en partance de Granville pour aller pêcher la morue sur les côtes de Terre-Neuve et de Gaspé au 18e siècle, a permis de retrouver la trace de François Mallet.
Récemment ils ont découvert que François Mallet s’est embarqué pour Gaspé avec sept compagnons sur le navire Le Marquis de Guynet le 15 mars 1729  avec l’intention de s’y établir.  Il avait 28 ans, était de taille moyenne et avait les cheveux bruns. Il était matelot et est dit fils de Jean, de Bouillon. Il était accompagné par Louis Le Neveu. 

 

Partie du rôle du Marquis de Guynet 1729 qui concerne François Mallet et Louis Le Neveu
Sources : Archives Historiques de la Défense Cherbourg 50 France
Relevé et photographié par Jocelyne Nicol-Quillivic

Une recherche subséquente par Madame Nicol dans les Archives de Bouillon, Manche 50 a permis de trouver son acte de baptême. En effet, François Mallet est né le 17 décembre 1700 à Bouillon et il était le fils de Jean Mallet et de Jeanne LeGros. Son identité ne fait plus maintenant aucun doute!


Acte de baptême de François MALLET
le 17 décembre 1700 église St Jean-Baptiste de Bouillon 50 France
Sources : Registre de catholicité Bouillon 1700-1740
Relevé et photographié par Jocelyne Nicol-Quillivic

Une transcription de l’acte de  baptême de François Mallet se lit comme suit :

«Le dix septième jour de décembre moy curé soussigné ai baptisé en l'église de céans avec les cérémonies de l'église François Malet fils de Jean et Jeanne Le Gros son épouze légitime nommé par discrète personne françois Pigeon prêtre et curé d'Hudimesnil et de dame Anne Dufresne.» 
Transcription : Jocelyne Nicol-Quillivic (migrations.fr/malletfrancois.htm, septembre 2007).

Sans le préciser, l’acte nous informe que le parrain était François Pigeon, curé d’Hudimesnil et la marraine était Anne Dufresne. Cela explique pourquoi c’est le curé d’Hudimesnil qui officia le baptême et non celui de Bouillon. Peut-être que le curé François Pigeon était apparenté à la famille Mallet ou bien que c’était un ami.

3.1  Jean Mallet de Bouillon

Une recherche plus poussée par Madame Nicol dans les archives de Bouillon, pour les années 1603-1740 a permis de trouver l’acte de mariage des parents de François Mallet, daté du 11 février 1700 (tiré de migrations.fr/francoismallet.htm):


Acte de mariage de Jean MALLET et Jeanne LE GROS
le 11 février 1700 à Bouillon 50 France
  Sources : Registre de catholicité Bouillon 1700-1740 
Relevé et photographié par Jocelyne Nicol-Quillivic

«Ce onzième jour de février moy curé soussigné donne la bénédiction nuptiale à Jean Mallet, fils de Gilles et de Michelle Hamelin âgé de vingt ans et un an à Jeanne LeGros, fille de Nicolas et Catherine Linois âgée de vingt ans après que les cérémonies prescrites par l’église ont esté observées ainsi que les lois civiles en présence de maître François Pigeon, curé d’hudimesnil, de Nicolas Pigeon sieur de Boisvolent, Anne du Fogne, Jacques Grossin, Léonard Basire, Louis Linois, Pierre Goupil qui ont signé et marqué avec nous. Signatures : Jean Mallet, la marque de Jeanne LeGros, Pigeon, Grossin, la marque de Louis Linois, L. Basire, et P. Goupil. »
Transcription : Jocelyne Nicol-Quillivic (migrations.fr/francoismallet.htm, septembre 2007).

Encore ici on peut remarquer la présence de François Pigeon, curé d’Hudimesnil officiant un mariage à l’église de Bouillon. Une autre observation intéressante qui découle de cet acte, c’est que Jean Mallet de Bouillon, père de François, pouvait signer son nom, ce qui dénote un certain degré d’éducation. En fait, il semblerait qu’au 18e siècle, la plupart des Normands pouvaient signer leurs noms.
Sources : Chroniques de France, 1987

Henri Yon membre du CG 50 (Cercle généalogique de la Manche) a relevé sur un travail de dépouillement de Monsieur David Corroler, autre membre du CG 50, la date du contrat de mariage, à La Haye-Pesnel 50 de Jean MALLET et Jeanne LeGROS en date du 21 janvier 1700.

Alain AUBRIL, autre collaborateur du site migrations.fr et également membre du Cercle généalogique de la Manche est allée chercher et photographier l'acte notarié du mariage de Jean MALLET et Jeanne LeGROS en date du 21 janvier 1700. Et, il y a trouvé également un autre acte notarié concernant Gilles MALLET, le père de Jean et grand-père de François MALLET.

Jean-Rémi LANTEIGNE a trouvé de son côté un acte notarié concernant Gilles MALLET, le père de Jean marié à Jeanne LeGros et grand-père de François MALLET.

CONTRAT de MARIAGE de Jean MALLET et Jeanne LEGROS
21 janvier 1700 St Pierre Langers

 

Pour parvenir au mariage qui soubs Le bon plaisir de Dieu sera fait et accompli en face d eglise Les Ceremonies d Icelle accomplies seulement observées entre Jean Mallet fils de Gilles Mallet et de Michelle Hamelin de la parroisse de Bouïllon D Une part et d honneste fille Jeanne LeGros fille de Nicollas LeGros et de Catherinne Limoge de la parroisse de Certilli et Icelle fille demeurant depuis plusieurs annee, En La [mots rayés] parroisse de Bouïllon dautre part Il a esté arresté que Ledit Mallet espousera Ladite fille Et s est contente quand en versent pour dot d’Icelle des meubles cy appres Enoncez provenant de son bon menage, scavoir Un Lit garny de traversier et oreillers d Une Couverte façon de Bordeaux et Un Tour de Lit en housse, Une douzainne de draps de Lit neufs deux dousainnes de cheminses, Une dousainne et demie de serviettes huict Tayes d oreiller, Un Coffre de bois Chesne fermant a Clef Un habit de serge façon de St Lo et Un autre habit de Ras, un chaudron d erain du poids de trois Livres et demie, deux plats quattre Assiettes et quattre escuelles, Le tout d estain du Poids de viron dix huict Livres, Un pot et une pinte aussi d estain et six broches touts Lesquels meubles ont esté estimez a la somme de deux cent Livres Laquelle Somme de deux cent Livres demeure des appresent comme des Lors et des Lors comme des a present sur touts Les biens meubles et Immeubles dudit Mallet parce que aussi toutefois en cas de predeces de Ladite fille avant son dit futur espoux Les sans qu il soit sorti d enfants dudit mariage qui pour lors fussent vivant Lesdits meubles demeureront au seul et singulier profit dudit Mallet et reciproquement Il arrivoit que Ledit Mallet predecedait sa ditte future [5 paraphes] Espouse Lesdits meubles ou La Valleur d Iceux seront retenu par La ditte future espouse a son plein choix sur touts les biens dudit Mallet Lequel a consenti qu en cas ou son deceds arriveroit avant celuy de Saditte future espouse qu elle jouisse sa vie durant et aye L’Usurfruit entier de ses Immeubles, moyennent Lesquelles pentions Lesdittes parties se sont donné La foy de mariage en presence de Leurs parents et amis cy appres denonmes et promits s espouser a la premiere requisition L’Un de l autre avec presences de Jacques et Jean Grossin Leonard Basire Jean Courtois, Maistre Jean LeGreez prestre, Pierre et Jean Goupil pere et filz Louis Linois Richard Hion, honorable et discrete personne Maistre Jullien Le Peltier prestre curé de la parroisse de Ceaux Maistre Francois Pigeon prestre curé de la parroisse de Hudimesnil et de Nicolas Pigeon sieur de Bois Robert bourgeois de Grandville et ont esté Les prescrites pentions arretter de l advis et du consentement de Michelle Hamelin vefve dudit Gilles Malet et mere dudit futur espoux Laquelle n a peu quand a present signer ny marquer a cause de son Infirmité estant detenue au Lit malade et a promits signer ou marquer lors de sa convalescence approuve d une Interlignes en L autre part scavoir honneste fille et de la parroisse de Bouillon rasure de nulle Valleur. J approuve aussi en Interligne
quand a present
J grossin [paraphe]          J malet [paraphe]            l basire [paraphe]

La marque O dudit                      La marque f de laditte
   Jean Courtois                               LeGros future espouse

La marque Q dudit       pgoupi [paraphe] ??? [paraphe]
    Jean grossin                  La marque
 dudit Richard Hion

La marque w dudit        ??? [paraphe]      JGrossin [paraphe]
      Louis Linois                                jgoupi [paraphe]

                                            npigeon [paraphe]      pigeon F[paraphe]  

Archives Départementales de Saint-Lô (cote : 5 E 5136 NOTARIAT)
Acte relevé et transcrit par Jocelyne Nicol et Yvon Blanchard

 

Du Vingt Un de Jeanvier L an Mil sept cents a st pierre Langers devant nous Pierre Casault le procureur Royal au ballion davranches pour le Siege de Genet furents presents Ledit Jean Mallet et ladite Jeanne Le Gros sa future espouse denommez en l autre part Lesquels conjointement ont Recongneu ratifié tout L entier Contenu en la minutte Escrite en l autre part Estant Les portions de leurs tretté de Mariage fait et rédigé Entreux duquel apres leurs enveu die fait la Lecture nous onts requis qu il leurs en soit accordé acte et qu il porte en son entier effait et aux termes conditions portée et remarquée par yceluy ce fait en la presense et du consentement de Ladite Michelle hamelin, Mere dudit futur laquelle à Eux Le Present pour agreable et s est submise et obligé soliderement avec Ledit futurs son filz aux charges promesses et conditions portée en ladite minutte ce qu elle (quelle tel qu’ écrit) a marqué avec ledit futurs dont acte a eux accordée ce fait et recongneu aux presense de discreste personne maistre francois pigeon prestre curé de hudimesnil et de george gallon de St pierre langer tesmoins signez avec lesdits futures et ladite hamelin mere dudit mallet apres lecture Comme dit est     

J malet [paraphe]     La marque + de ladite     La marque + de ladite
                                           hamellin                          Legros                     F pigeon                          G Gallon
                                                                                                               [paraphe]                         [paraphe]
                                  Casault [paraphe]
Archives Départementales de Saint-Lô (cote : 5 E 5136 NOTARIAT)
Acte relevé et transcrit par Jocelyne Nicol et Yvon Blanchard


 



3.2  Carrières maritimes de Jean Mallet et de son fils François, de Bouillon.

Il est très intéressant de constater que le passage de François Mallet et de son père Jean, a été enregistré dans les Archives de la marine française à Cherbourg.  En effet, concernant Jean Mallet de Bouillon, on y retrouve l’information suivante présentée au Tableau 1. On constate que Jean Mallet était déjà matelot sur un navire de la marine française à partir de 1706 et il aurait vraisemblablement fait plusieurs voyages à ce titre au service du roi. En 1718,  il est expédié à Terre-Neuve probablement pour y faire la pêche à la morue. Dans ces années là la France possédait une flotte de pêche importante et envoyait à chaque année un bon nombre de navires faire la pêche à Terre-Neuve, au Cap-Breton et en Gaspésie.

 


Carte de Cassini


Carte personnelle Jocelyne Nicol

Lézeau où habitait Jean Mallet selon son registre matricule de la Marine

 

Tableau 1

Carrière maritime de Jean (Gilles et Michelle Hamelin) Mallet de Bouillon

(Archives Historiques de la Marine de Cherbourg (FR), gracieuseté Henri Yon 03.04.2009)
http://www.migrations.fr/lesmalletinscriptionmaritime.htm

Commentaires spécifiques
 : taille moyenne, poils noirs, visage ovale
                              
                               Habite au village de Lézeaux paroisse de Bouillon.

NOTE : Sur le registre des Archives Historiques de la Marine à Cherbourg, il est inscrit Michelle Asselin pour sa mère, certainement erreur de transcription car sur les actes d'état civil on distingue bien Hamelin
Jocelyne Nicol-Quillivic

1.1706  Tiré du Folio 34 des novices . A fait plusieurs campagnes au service du Roy. Malade chez lui au retour de TOULON
 
2.1707  Expédié en mars pour Terre-Neuve avec Mr de la Gallenderie, Mrs Onfroy et Hoguerie et reste à l'habitation
 
3.1708  Reste en Terre-Neuve à l'habitation de Mrs Onfroy et Hoguerie
 
4. 1709 De retour de l'habitation en décembre
 
5. 1710  Expédié en mars pour cette dite habitation de Terre Neuve
 

Pas de mentions entre 1710 et 1718

 

61718 : Tiré de la 3è classe de 1706, folio 90, a fait plusieurs campagnes au service du Roy; expédié en mars 1718 pour Terre-Neuve.

 
71719 : Expédié pour l’habitation de l’Île Royale (Cap-Breton).
 
81720 : Expédié pour l’habitation de l’Île Royale (Cap-Breton).
 

91721 : Expédié pour l’habitation de l’Île Royale (Cap-Breton), pour le  sieur Des Jonquets à Niganiche; il s’est noyé!
                Note : Aujourd’hui Niganiche est  Ingonish au Cap-Breton!

De là il s’est rendu à l’Île Royale (aujourd’hui le Cap-Breton) en 1719 la France y avait établi plusieurs postes de pêche. Il y retourna à nouveau en 1720 et en 1721.  II faut se rappeler qu’en 1713, la France avait cédé l’Acadie de Port-Royal à l’Angleterre et avait déplacé ses quartiers généraux à l’Île Royale, aujourd’hui le Cap-Breton, avec l’intention d’y rapatrier les Acadiens. Elle commença officiellement la construction de la forteresse de Louisbourg en 1720.
A cette époque, Jean travaillait à la solde du sieur Des Jonquets, un armateur de la Normandie, probablement à titre de matelot et pêcheur. Peut-être même qu’il a participé à la construction de la forteresse de Louisbourg. Malheureusement il est mort noyé en 1721. Il était probablement âgé d’environ 40 ans.

En 1718, son fils François est aussi inscrit dans les Archives de Cherbourg à titre de matelot qualifié (Tableau 2).  Il n’a que 17 ans ! Rien d’anormal car dans ce temps-là les jeunes garçons commençaient leurs carrières comme mousses parfois dès l’âge de 10 ans. Cette année là il est expédié pour le cabotage, probablement à Terre-Neuve, comme ce fut le cas en 1720 et 1721. Fait intéressant, son père Jean était également matelot à ce moment là et avait été expédié à l’Île Royale il est mort noyé en 1721 tel que mentionné ci-dessus. En 1722, François est expédié à la Grande Baye du côté ouest de Terre-Neuve, à l’entrée du golfe du Saint-Laurent. L’année suivante il s’aventure encore plus loin en se rendant à Gaspé à l’entrée de la baie des Chaleurs. En 1723, alors âgé de 22 ans, il retourne à Gaspé et ensuite revient à Lorient (France) pour la compagnie des Indes. De 1724 à 1727 il retourne à chaque année à Gaspé probablement à titre de matelot-pêcheur. Toutefois en 1728 il prend un congé d’un an et demeure chez lui à Bouillon. Sa carrière comme pêcheur s’est ensuite  poursuivie jusqu’en 1729, année il s’est rendu à Gaspé sur le Marquis de Guynet pour y rester. Par la suite, il a continué à pêcher pour son propre compte jusqu'à son décès prématuré en 1752.

 

Tableau 2

Carrière maritime de François (Jean et Jeanne LeGros) Mallet de Bouillon

(Archives historiques de la Marine de Cherbourg (FR), gracieuseté Henri Yon 03.04.2009)
http://www.migrations.fr/lesmalletinscriptionmaritime.htm

Commentaires spécifiques : taille moyenne, poils bruns, visage ovale;
                              habite chez son père en 1718,
                             habite chez sa sœur en 1723;
                                        bon matelot à 11 lt, natif de Bouillon.
 

1.  1718 : Classé directement, il fait voyages et cabotage; expédié pour le cabotage. 

 
2.  1719 : Pour le cabotage et la pesche du poisson.
 
3.  1720 : Expédié pour Terre-Neuve.
 

4.  1721 : Expédié pour Terre-Neuve.

 

5.  1722 : Expédié en avril sur Le Duc Daumont de ce port pour la Grande Baye.  (Non inscrit sur le role)

 

6.  1723 : Expédié en avril sur Le Patriarche de St Malo pour Gaspé. Envoyé en second à Lorient (France) au service de la compagnie des Indes.

 
7.  1724 : Expédié en mars sur Le Patriarche de St Malo pour Gaspé.
 
8.  1725 : Expédié en mars sur Le Patriarche pour Gaspé.
 

9.  1726 : Tiré du Folio 149, n’a pas encore servi le Roy; expédié en avril sur Le Patriarche pour le Petit Nord.

 

10. 1727 : De retour en janvier; expédié en avril sur Le Patriarche pour Gaspé

 

11. 1728 : De retour en avril; resté chez luy cette année.

 

12  1729 : Expédié en mars sur Le Marquis de Guynet de ce port pour Gaspé; resté à Gaspé

 
Note : Il y a eu deux navires, Le Patriarche de St Malo 1723 et 1724 qui fait 150 tonneaux, propriétaire Monsieur de Souclière ;
           et Le Patriarche de 1725 à 1727 qui appartient toujours à Monsieur de Souclière mais qui fait 200 tonneaux.

Peu après, on entend peu parler de lui si ce n'est qu'en 1752 dans le registre de Pabos lorsque l'on apprend qu’il s’est noyé avec ses deux compagnons, Louis Le Neveu et Louis Baudet en rentrant dans le havre de Grande-Rivière en Gaspésie probablement lors d’une grosse tempête.

 

3.3  Carrière maritime de Louis LeNeveu, de Bouillon.

Dans l’acte de sépulture de François Mallet (Registre de Pabos) on retrouve aussi la mention suivante : « … sont morts à l’entrée de ce havre Louis Le Neveux, marié en France, natif de Bouillon, évêché d’Avranches en Normandie; il demeurait ici depuis plus de vingt ans; il estait âgé d’environ soixante ans ». Donc, ce dernier serait né vers 1692 et il était du même village que François.  Le rôle du Marquis de Guynet (Breton, 2008) nous informe que ce « Louis Leneveu »  s’est embarqué pour Gaspé avec François Mallet en 1729. Il était âgé de 35 ans, de taille moyenne et les cheveux bruns. Il est dit fils de Pierre. Donc, s’il avait 35 ans en 1729, il en aurait eu 58 en 1752, ce qui semble correspondre avec le Registre de Pabos.

On retrouve également dans les Archives de Cherbourg des détails de la carrière maritime de Louis LeNeveu de Bouillon (Tableau 3). Comme François il est classé matelot à partir de 1718 et envoyé à Terre-Neuve, ensuite à la Grande Baye et après à Gaspé. À partir de 1725, François et Louis connaissent le même périple et on les retrouve tous les deux sur le Marquis de Guynet pour Gaspé en 1729.
 

Tableau 3

Carrière maritime de Louis LeNeveu (Pierre et Jeanne LeRoy) de Bouillon
marié à Julienne GROSSIN

(Archives historiques de la Marine de Cherbourg (FR), gracieuseté Henri Yon 03.04.2009)

Commentaires spécifiques : taille moyenne, poils bruns, visage ovale; natif de Bouillon.
 

1.  1718 : Classé directement ayant fait plusieurs voyages de cabotage; expédié en mars sur La Françoise de ce port pour Terre-Neuve. 
 
2.  1719 : Expédié en avril sur Le Clément de ce port pour la Grande Baye.
 
3.  1720 : Expédié en mars sur Le St Esprit de St Malo pour La Grande Baye
 
4.  1721 : Expédié en mars sur Le Patriarche de St Malo pour Gaspé.
 
5.  1722 : Expédié en may de ce port pour le Banc. Navire La Paix
 
6.  1723 : Expédié en mars sur Le Duc Daumont de St Malo pour la Grande Baye.
 
7.  1724 : Expédié en mars sur Le Jean-Baptiste de ce port pour L’Île Royale
 

8.  1725 : Expédié en mars sur Le François de ce port pour Gaspé.

 
9.  1726 : Tiré du Folio 149, n’a pas encore servi le Roy; expédié en avril sur Le Patriarche de St Malo pour le Petit Nord.
 
10. 1727 : De retour en janvier; expédié en avril sur Le Patriarche pour Gaspé.
 
11. 1728 : De retour en avril; resté chez luy cette année.
 
12  1729 : Expédié en mars sur le Marquis de Guynet de ce port pour Gaspé; resté à Gaspé.
 
13.  1730 : A l'Isle Royale
 
14. 1731 :  A l'Isle Royale, est revenu le 13 novembre 1731, a repassé sur La Marianne venant de Gaspé
 
15. 1732 : Le 13 mars sur La Thérèze pour Terre-Neuve, retour le 30 novembre 1732
 
16. 1733 : Le 26 mars sur Le Marquis des Beaux pour Terre-Neuve, retour le 16 novembre 1733
 
17. 1734 : Le 21 mars, permis d'aller naviguer à St Malo, embarqué sur La Françoise pour Terre-Neuve
 
18. 1735 : De retour le 20 mars 1735 ; 20 avril permis d'aller à Gaspé, resté au dit Gaspé pour la pêche.
 
19. 1736, 1737, 1738, 1739 resté à Gaspé pour la pesche.
 
20. 1740 : A Gaspé depuis le 20 aoust 1735

 En toute probabilité Louis Le Neveu et François Mallet, tous deux natifs de Bouillon, étaient de bons amis. De plus, il est possible que l’épouse de Louis Le Neveu, soit Julienne Grossin, était la fille de Jacques Grossin, fils de Louise Mallet, tante de Jean Mallet de Bouillon. Donc, il est probable que Louis Le Neveu et François Mallet, étaient apparentés.

4.0  Généalogie ascendante de François Mallet de Bouillon (père de Jean Mallet de Shippagan).

Comme on le sait maintenant François Mallet était le fils de Jean Mallet et de Jeanne LeGros de Bouillon en Normandie (France). En effet, son baptistère ainsi que l’acte de mariage de ses parents, ont été retrouvés dans les Archives de Bouillon (voir ci-dessus). Ces dernières ont aussi révélé d’autres informations concernant la famille ancestrale de François Mallet. D’abord on découvre une sœur Françoise Mallet. Puis,nous découvrons que François Mallet, l’aîné, avait un frère cadet du même prénom !
 

4.1  La découverte d’un 2e enfant de Jean Mallet et Jeanne LeGros

En effet, Jocelyne Nicol poussant la recherche dans les Archives de Bouillon nous a permis de retrouver une dénommée Françoise Mallet,  fille de Jean et Jeanne LeGros mariée à Louis Vermée le 31 juillet 1727.

Et, Henry Yon, à sa demande a recherché et a trouvé le baptême de celle-ci, Françoise MALLET née le 27 septembre 1703 à Bouillon, fille de Jean Mallet et Jeanne LeGros.


Acte de baptême de Françoise Mallet le 27 septembre 1703 Bouillon
fils de Jean et Jeanne Le Gros
Relevé par Henri Yon et photographié par Jocelyne Nicol  Sources : Archives St Lô 5 MI 1987  13.03.2009

Le vingt sept ieme jour de septembre 1703 j ay gilles le bas curé de bouïllon baptizé francoise mallet fils de jean et de jeanne le gros son epouze et a estée nommée par francoise le gros assisté de Jean le pellay de grandville pres st pierre langers qui ont signé....

Signature : g. le bas    la marque de jean le pellay et la marque de francoise le gros
Transcription de Jocelyne Nicol 14.03.2009

 

et son acte de mariage avec Louis Vermée, meunier à Bouillon

Acte de mariage de Louis VERMÉE et Françoise MALLET
fille de Jean et Jeanne LE GROS 31 juillet 1727 Bouillon 50 France
Relevé et photographié par Jocelyne Nicol  Sources : Archives St Lô 5 MI 1987 13.03.2009

 
L an 1727 le dernier jour de juillet Louïs vermée fils de deffunt pierre et perinne Goupil d'une part et francoise Mallet fille de deffunt Jean Mallet et de Jeanne Le gros après la célébration des fiancailles et la publication de deux bans dispense obtenue d'un de Mr Gautier vicaire general de Monseigneur d'Avranches.et officiel de ce diocese se sont epousez et ont recu la benediction nuptiale par moy curé soussigné en présence de Jean le Terreux fils en loy dudit vermée et francois Mallet frère de ladite épouse et de Monsieur Louïs Perrin pretre aussy curé de cette paroisse et de Antoinnette le Royer et de Jeanne Deschamps qui ont signez et marquez après lecture

la marque de la dite francoise Mallet     la marque dudit Louïs vermée     la marque dudit Jean le terreux 
la marque de ladite Jeanne Deschamps    la marque de ladite Anthoinette Le Royer
signatures    Chevencey      Perrin
Transcription de Jocelyne Nicol 14.03.2009

Cela signifie qu’elle avait 24 ans à son mariage. Un des témoins fut François Mallet, frère de Françoise. C’était probablement François le cadet qui aurait eu alors environ 20 ans car en avril 1727 son frère François l’aîné était parti pour Gaspé sur Le Patriarche (voir carrière maritime de François Mallet, l’aîné).

Le couple Vermée-Mallet ont eu deux enfants l'un nommé Louis né le 21 juin 1728 et le parrain fut son oncle François Mallet, l’aîné, qui l’on se souviendra était resté à Bouillon en 1728 (voir carrière maritime de François Mallet, l’aîné). Le second, Jean baptisé le 16 avril 1731 à Bouillon dont le parrain fut Jean Basire et la marraine Marguerite Basire.

L’acte de naissance de Louis VERMÉE, fils de Louis et Françoise Mallet,
le 21 juin 1728 Bouillon
parrain François MALLET marraine Jeanne Corbin
Relevé et photographié par Jocelyne Nicol  Sources : Archives St Lô 5 MI 1987  13.03.2009

 
j ay curé baptisé louis vermée fils de louis et de francoise mallet son épouse nommé louis par francois mallet et jeanne corbin ce vint et un de juin mil sept cent vingt huit
la marque de francois mallet               la marque de jeanne corbin              signature  Chevencey
Transcription de Jocelyne Nicol 14.03.2009

 


L’acte de naissance de Jean VERMÉE, fils de Louis et Françoise Mallet
16 avril 1731 Bouillon
parrain : Jean Basire marraine Margueritte Basire
Relevé et photographié par Jocelyne Nicol  Sources : Archives St Lô 5 MI 1987  

J ay cur soussigné baptisé Jean vermée fils louis et francoise mallet son epouse nomméJean par Jean basire et de margueritte basire ce seize avril 1731
Jean basire    la marque de margueritte basire    Chevencey (curé)
 
Françoise Mallet devient veuve dans des circonstances tragiques. Son mari est meunier. En voulant coucher sa meule en pierre qui écrase le blé et autres céréales pour les moudre en farine, celle-ci s'écrase sur lui, le tuant sur le coup. Il n'avait pas les moyens de se payer un serviteur, mais avait une petite fille qui l'aidait au mieux. Celle-ci n'a pu ôter la meule sous laquelle était écrasé le malheureux. Le curé de Bouillon, Monsieur Perrin, écrivit à Monsieur Le Conte à Avranches pour lui demander l'autorisation d'inhumer Louis Vermée. Monsieur Le Conte est lieutenant général civil et criminel du baillage d'Avranches. Il répond à Monsieur Perrin et donne son consentement écrit pour rendre les derniers devoirs à Louis Vermée et l'inhumer. Car en cas de décès par accident ou autre, il est tenu d'en avertir les autorités judiciaires avant de procéder à la sépulture.
 

Décès Louis Vermée le 10 avril 1735 Bouillon


Relevé et photographié par Jocelyne Nicol  Sources : Archives St Lô 5 MI 1987

Le dix d avril a été inhumé dans le cimetiere de ce lieu par moy curé soussigné le corps de Louis Vermée présence de Monsieur de Chevencey et de plusieurs autres.
Perrin [paraphe]

Ci-dessous vous trouverez la transcription des deux lettres qui sont jointes au registre de Bouillon.
Relevé et photographié par Jocelyne Nicol  Sources : Archives St Lô 5 MI 1987

Monsieur,
après vous avoir presenté mes tres humbles respects j ay l honneur de vous dire que notre meunier en couchant sa meule de son moulin a été ecrasé dessous, ce malheur est arrivé à bien d'autres qu' a luy ça n'a êté la faute de personnes, car soit qu'il n'eut point le moyen d'avoir de serviteur soit qu'il voulut se servir seul, il n'avait pour luy ayder qu'une petitte fille qui apparemment ,n'a point eu la force de soutenir la pesanteur de la meule, il y est demeuré à moitié pris sous la meule qui l'a tué, s'en suis d autant plus touché qu'une mort pareille est bien facheuse, ce que d'un autre coté, il a laissé deux petis enfants dont le plus vieu n'a pas six ans, ce qui vont demeurer a la charge de la paroisse, d'autant qu'il n'a aucun bien a luy, c'est un nommé Vermée qui est d une famille assés gueuse, je crois que son nom ne vous est pas inconnu, car il a eu un frère qui a êté assez long temps à Avranches, car nous ne voulons rien faire mon confrere et moy sans votre ordre, nous attendons une permission de votre part pour L'enterrer, j'ay l'honneur d etre avec un tres profond respect
Monsieur, Votre tres humble et tres obeissant serviteur
[paraphe] Perrin, curé de Bouillon
ce 8 avril 1735
 
Veu l atestation su Sieur Perrin cure de La paroisse de bouïllon en dabte du 8 avril mil sept cent trente cinq nous lieutenant general Civil et criminel du baillage d avranches avons du consentement du Procureur du Roy permis au dit Sieur curé de bouïllon de Rendre au dit vermée Les derniers devoirs pour quoy notre presente permission sera attachée au registre du dit sieur curé pour y avoir recours en cas de bien donne avranches Le neuf avril mil sept cent trente cinq
[paraphe] Buivien JB     [paraphe]  L. Le Conte

 

Françoise MALLET, sœur de François, se remarie avec Jean GARNIER, meunier, le 4 janvier 1736 à Bouillon.
en présence de son frère Jean Mallet


Recherches effectuées par Henri Yon
Relevé et photographié par Jocelyne Nicol  Sources : Archives St Lô 5 MI 1987

L an 1736 le vingt quatrieme jour de janvier après les ceremonies de l eglise et la publication des bans fait tant en cette eglise qu'en celle de St martin des champs du futur mariage d entre Jean garnier fils Francois et de julienne chaignon de la paroisse de st martin des champs
d une part et de francoise Mallet fille de Jean et Jeanne Legros de cette paroisse d'autres parts auxquels bans et ne s est trouvé aucune opposition ou empechement suivant l attestation du Sieur de valemont desservant la cure de St Martin en date du 14 janvier 1736
J ay curé soussigné donné la benediction nuptiale auxdits Jean Garnier et a ladite francoise Mallet en presence de francois garnier pere
dudit epoux Louis garnier frere, Jean le chartier Roger morillon Andre Morilland parents et amys desdits epoux Jean Mallet frere de la dite epouse gilles lermitte René Basire Jean Lespron capitaine tous parents et amys et temoins signez avec lesdits epoux apres lecture
J Garnier [paraphe]   lamarque de J Mallet     F Garnier [paraphe]    L Garnier [paraphe]
La marque dudit chartier     La marque dudit  Morilland  La marque dudit Mallet   La marque dudit  ?     R Basire [paraphe]
J Lespron  [paraphe]   Perrin  (curé) [paraphe]

 

Le couple Françoise MALLET et Jean GARNIER eurent à Bouillon 6 enfants :
Recherches effectuées par Henri Yon

1) Jean François GARNIER né et baptisé le 20 février 1738               Parrain : Roger Morilland  Marraine Bertrande Le Chartier

2) Gilles GARNIER né le 7 janvier 1739 et baptisé le 8 janvier 1739    Parrain : Gilles Lermitte     Marraine : Jeanne Fougerey

3) François GARNIER né le 19 février 1740 et baptisé le 20 février 1740 
Parrain : François MALLET oncle de l'enfant   Marraine : Anne Marie De La Rüe épouse de François Mallet de Granville

4) Françoise GARNIER née le 1er juin 1742, baptisée le 2 juin 1742     Parrain : André Morilland     Marraine: Julienne Garnier

5) Marie Jeane GARNIER née 28 novembre 1744 et baptisée le 29 novembre 1744  
Parrain : Jacques MALLET oncle dudit enfant de la paroisse de St Planchers     Marraine : Marie Grossin

6) Louis GARNIER né à Lézeaud, Bouillon le 1er février 1748 et baptisé le 2 février 1748 
Parrain : Jean VERMÉE son frère utérin       Marraine : Marie Closet

 


Recherches effectuées par Henri Yon
Relevé et photographié par Jocelyne Nicol  Sources : Archives St Lô 5 MI 1987
Acte de baptême de François GARNIER né le 19 et baptisé le 20 février 1740 à Bouillon
Parrain : François MALLET oncle de l'enfant et marraine Anne Marie De La Rüe

 

4.2    Naissance de François Mallet, le cadet.

En poursuivant nos recherches sur les origines de François Mallet de Bouillon, nous en avons donc trouvé un deuxième. En effet, l’acte de baptême suivant révèle qu’il y a eu un deuxième François Mallet né à Bouillon en 1707 issu de Jean Mallet et de Jeanne LeGros. Une transcription de l’acte de  baptême de ce 2e François Mallet se lit comme suit :


Acte de baptême de François MALLET # 2
le 21 août 1707 à St Jean-Baptiste de Bouillon 50 France
Relevé par Jocelyne Nicol sources : Registre de catholicité Bouillon 1700-1740

«J’ai Gilles Lebas Curé soussigné baptizé François Mallet fils de Jean Mallet et Jeanne Legros son épouse et adopté nommé par François Jardin et Jeanne Deschamps tous de Bouillon en présence du peuple venu  pour assister à la grande messe ce vingt et un août mil sept cent sept. 

Signatures et marques : Jean Mallet ; G. Lebas ; Basire ; Lamort ; Jeanne Deschamps »  
(Transcription : Jocelyne Nicol-Quillivic, com. pers, mars 2007)

Ainsi Jean Mallet et Jeanne Legros ont eu un 2e fils qu’ils ont nommé François comme le premier. Cela n’était pas rare en France dans ces années là d’avoir deux, voir trois enfants porter le même prénom. C’était l’habitude que l’enfant prenait le même prénom que son parrain. Dans ce cas-ci, le parrain était François Baudin. Dans le cas de son frère aîné, le parrain s’appelait François Pigeon.

Dans le rôle du  bateau le St-Joseph 56-1736 en partance de Granville pour Gaspé le 21 avril 1736, on retrouve la mention de François Mallet à titre de matelot (http://www.migrations.fr). Il est dit de Bouillon et est âgé de 28 ans, ce qui correspond bien avec l’acte de baptême ci-dessus en 1707. Il est décrit comme étant moyen de stature et châtain. C’était son second voyage et cette année là, il est resté à Gaspé mais on ne sait pas pour combien de temps. C’était probablement une occasion pour lui de revoir son frère François l’aîné qui demeurait à Gaspé depuis 1729.

 


Partie du role du navire le St Joseph role 56 de 1736 partance de Granville pour Gaspé
sources : Archives Historique de la Défense Cherbourg 50
Relevé et photographié par Jocelyne Nicol http://www.migrations.fr

Le 20 février 1740,  nous retrouvons François MALLET  au baptême du 3è enfant de sa sœur Françoise avec Jean Garnier son deuxième époux qui est meunier. Il y est parrain et son épouse Anne Marie de La Rüe est marraine de cet enfant qui se prénomme François.
Cet enfant, François GARNIER est né le 19 février 1740.

Au registre matricule de Granville, aux archives Historiques de la Marine,à Cherbourg,  il n'y a pas la carrière maritime de François Mallet, deuxième.

En 1752 il y eut un recensement de la population de Laurembec (près de Louisbourg) fait par le sieur de La Roque. On y retrouve la mention de François Mallé, habitant pêcheur, natif de Bouillon, évêché d’Avranches, âgé de 45 ans. Il est marié avec Anne-Marie LeLarge, native de Granville, elle aussi âgée de 45 ans. Ils ont trois garçons : François, âgé de 11 ans, Pierre âgé de 6 ans et Louis âgé de 3 ans (Recensement de LaRoque, sous Recensement des habitants de Laurembec, Archives canadiennes, 1905, vol 2, p 72).  Si l’on fait le calcul on peut constater que ce François Mallet est né à Bouillon en 1707. Donc, c’est la même personne qui fut baptisée en 1707 à Bouillon!

Notre ami et collaborateur Marc-André COMEAU a recherché et trouvé dans les registres de Granville le mariage de François MALLET et Anne-Marie de La RÜE

Transcription par Marc-André Comeau – 20 septembre 2010

Francois Mallet naviguant fils de feu Jean Mallet aussi naviguant et de feu Jeanne Legros originaires de la paroisse ses père et mère originaires de la paroisse de bouillon diocèse d’Avranches d’une part et Anne Marie de la rüe fille de Pierre de la rue naviguant et de Anne du fresne, ses père et mère de cette ville d autre part après la publication d’un ban tant dans cette eglise que dans l eglise paroissiale de boüillon et dispenses deux dispenses des deux autres obtenues l une de Monseigneur Lévesque d Avranches en datte du quinze du present moys et l autre de Monseigneur levesque de Coutances en datte du 15 du d présent mois les autres formalités civiles et canoniques bien et düment observées, ont reçu la bénédiction nuptiale par nous Charles François Clement pretre le 18 février 1740 aux présences Louis Mallet frere du d epoux, de Jean Grenier son frere en loy, de guillaume mallet son cousin germain du costé paternel de Pierre de la rue père de la d epouse de Renée de la rue sa sœur, de françoise Salmon et autres temoins sousignés ont signés le d Francois Mallet epoux et le d Louis Mallet lesquels ne sachant signer ont marqué de ce par nous interpellés

La + marque du d                            la + marque du d                       paraphe :J Garnier

François Mallet                                  Louis Mallet

Anne Marie de la rue                     paraphe : ge Malet

paraphe : P De la rue                     paraphe : renée de la rue       paraphe : renée de La rue

paraphe : J Lespron                        paraphe : Marie de la rue

paraphe : Françoise Salmon         paraphe : Marguerite Malet?

paraphe : Jean  grenier?               paraphe : Ch. F. Clement

 

De toute évidence, François Mallet le cadet et sa famille ont été déportés en France  après la prise de Louisbourg par les Anglais en 1758. En effet, ils sont débarqués à La Rochelle probablement en décembre 1758 car ils sont enregistrés à St Malo le 1er janvier 17598. Selon les Archives de St-Servan, il y a François Mallet, 53 ans de Granville, navigateur, sa femme Marie Anne de la Rue, 51 ans, et leur fils Louis Mallet, 9 ans. En 1762, dans le rolle des habitants de l’Isle Royale et de l’Isle St Jean (déportés en France) il est mentionné François Mallet, 56 ans ; sa femme, Marie-Anne de la Rue, est morte à 54 ans ; Louis Mallet, leur fils a maintenant 12 ans9. Qu’est-il advenu de leurs fils François et Pierre, mentionnés ci-dessus, nul ne le sait pour l’instant ! Aussi, le fait que l’épouse de François soit nommée Anne-Marie LeLarge au recensement de Laurembec en 1752 et Marie-Anne de la Rue au role de 1759 à La Rochelle ne semble pas inhabituel (selon une com. pers de S. White, généalogiste à Institut des études acadiennes, Moncton, N.-B, Canada) surtout si elle était orpheline ou autre.

 

4.3  La découverte d’un 4e enfant de Jean Mallet et Jeanne LeGros

Henry Yon effectuant une recherche sur les marins Mallet de Bouillon a trouvé le baptême de Jean MALLET fils de Jean Mallet et Jeanne Le Gros le 2 janvier 1714. Jean MALLET sera témoin au mariage de sa sœur Françoise avec Jean GARNIER le 24 janvier 1736 à Bouillon.


Acte de baptême de Jean Mallet le 2 janvier 1714 Bouillon
fils de Jean et Jeanne Le Gros
Relevé par Henri Yon et photographié par Jocelyne Nicol  Sources : Archives St Lô 5 MI 1987  13.03.2009

gilles lebas curé a Bouillon pour la premier de....baptizé jean mallet fils de jean et Jeanne le gros sa femme et a esté nommé par jean grossin fils Jacques et Suzanne le pellay fe de lhermite ce second janvier de mil sept cent quatorze
signatures : g. lebas, la marque de la dite Suzanne le pellay et la marque de jean grossin.
Transcription de Jocelyne Nicol 14.03.2009

 

4.4   Décès de Jeanne Le Gros

Selon son acte de sépulture, Jeanne Le Gros est décédée le 7 août 1714. On peut présumer que son époux Jean Mallet était dans les parages. Sur le registre matricule maritime, il n'y a rien d'inscrit entre 1710 et 1718, ce qui ne veut pas dire pour autant qu'il n'était pas en Nouvelle-France.


Acte de décès de Jeanne LE GROS
le 7 août 1714 Bouillon 50 France
Relevé par Jocelyne Nicol  Sources : Archives St Lô 5 MI 1987

 
j ay....lebas curé inhumé dans le cimetiere de bouillon le corps de jeanne le gros femme de jean mallet etc en presence de Jacques grossin nicolas yvonet autres ce sept aout mil sept cent quatorze
Transcription de Jocelyne Nicol 14.03.2009

 

4.5  Deuxième mariage de Jean Mallet

Comme on a pu le constater ci-dessus, Jean Mallet s’est marié pour la première fois le 11 février 1700 à Bouillon avec Jeanne LeGros. Suite au décès de Jeanne en 1714, Jean Mallet s’est remarié à Marie Le Norais, fille de Jean Le Norais et Jacqueline Lair. Ce mariage eut lieu à Bouillon le 6 février 1716.

Acte de mariage de Jean MALLET veuf de Jeanne LE GROS avec Marie LE NORAIS
6 février 1716 à Bouillon 50 France
Relevé et photographié par Jocelyne Nicol  Sources : Archives St Lô 5 MI 1987  13.03.2009

 
aujourd huy sixième feburier au dit an 1716 J'ay soussigné pierre martin vicaire de la première portion donné la bénédiction nuptiale a Jean mallet fils de Gilles et de michelle hamelin et a marie Le Norais fille de Jean Le Norais et Jacqueline Lair de cette paroisse et de St pair après que les lois civiles et ecclésiastiques ont été observees et ce fait en presence de rené Martin monsieur Seigneur dudit lieu de maitre Joseph Larcher Sieur de la tuille dudit Louis Le Norais et de lesdits Louis et andré et Louïs le Norais jacques grossin et plusieurs autres parents et amis
signatures : J Mallet            René Martin      André Lenorais       P Martin      jean Grossin

Les marques de Louis Lenorais    Gilles Lenorais   Jean Le Norais     marie Le Norais    jacques grossin
 Transcription de Jocelyne Nicol 14.03.2009    

 

Fait intéressant à noter dans cet acte de mariage, c’est la mention de plusieurs dignitaires dont René Martin, seigneur de Bouillon et de Joseph Larcher, sieur de la Tuille. On peut en déduire que Jean Mallet était un homme très respecté dans sa communauté!

Le couple Mallet-LeNorais a eu deux enfants comme suit : Jacques, né le 2 septembre 1718 et Louis né le 22 septembre 1721. Comme on le sait Jean de Bouillon est mort noyé à Niganiche sur l’île Royale (aujourd’hui le Cap-Breton au Canada) en 1721 !

 

4.5.1      Acte de naissance de Jacques MALLET (Jean et Marie LeNorais).

Naissance le 02.09.1718 à Bouillon 50 France, [1] et baptême le 02.09.1718 à Bouillon 50 France, [1]); témoins : Jacques NORAIS ; Anne NORAIS.

Relevé et photographié par Jocelyne Nicol  Sources : Archives St Lô 5 MI 1987  13.03.2009

 
J ay curé sousigné baptisé Jacques Mallet fils de Jean et de marie norais son epouse nommé par Jacques Norais et anne norais ce deuxième jour de septembre mil sept cent dix huit
Signatures Jacques norais        curé Chevencey             la marque d'anne norais  
Transcription de Jocelyne Nicol 14.03.2009  

Nous retrouvons Jacques MALLET comme parrain de  Marie Jeane GARNIER née 28 novembre 1744 et baptisée le 29 novembre 1744 à Bouillon.
Il est inscrit sur le registre qu'il est l'oncle de l'enfant et qu'il habite St Planchers. St Planchers est un village limitrophe de Bouillon.

En continuant ses recherches madame Jocelyne Nicol-Quillivic a trouvé le mariage de Jacques MALET à St Planchers. Cette fois le nom est écrit avec un seul L. Il épouse le 23 octobre 1736 à St Planchers Jeanne CROUIN fille de feu Louis CROUIN et Françoise GIRON. Le nom de sa mère est écrit ainsi : Marie NORRÉE.
(Le NORAIS, NORAIS, NORÉE s'écrit de bien différentes façons suivant les curés des différentes paroisses).

Au moins, deux enfants ont été trouvé :

1) Françoise MALET née le 30 juillet 1737 et baptisée le 31 juillet 1737 à St Planchers

2) Jeanne Claude MALET née et baptisée le 12 mai 1739 à St Planchers

Les recherches continuent...
 

 

4.5.2    Acte de naissance de Louis MALLET (Jean et Marie LeNorais).

Naissance le 22.09.1721 à Bouillon 50 France et baptême le 22.09.1721 à Bouillon 50 France, [1] Témoins : Louis NORAIS ; Barbe LAMBERT.                             

Relevé par Jocelyne Nicol  Sources : Archives St Lô 5 MI 1987  13.03.2009

 
J ay sousigné baptisé louis mallet fils de Jean et de marie noré son epouse nommé louis par louis noré et barbe lambert ce jour deux septembre mil sept cent vingt et un
Signature  curé Chevencey     la marque de louis noré         la marque de barbe lambert
 Transcription de Jocelyne Nicol 14.03.2009 

                        

4.6      Gilles Mallet et Michelle Hamelin de  Bouillon

     .Nous savons d’après l’acte de mariage de Jean Mallet et Jeanne LeGros que les parents de Jean Mallet de Bouillon étaient Gilles Mallet et  Michelle  Hamelin. Nous avons retrouvé dans les Archives de Bouillon l’acte de mariage de Gilles Mallet et Michelle Hamelin. Ce mariage eut lieu à Bouillon le 23 juillet 1678. Dans cet acte on retrouve la mention de Gilles Mallet, fils de Joan (Jean); le nom de sa mère n’est pas indiqué. Aussi la mention que Michelle était la fille de Pancrasse Hamelin.

4.6.1  Acte de mariage de Gilles Mallet et Michelle Hamelin

Relevé et photographié par Jocelyne Nicol  Sources : Archives St Lô 5 MI 1987  13.03.2009

 

4.6.2  Transcription de l’acte de mariage de Gilles Mallet et Michelle Hamelin 

Le samedy 23 Juillet 1678 furent epousez par moy curé present gilles Mallet fils de Joan de cette paroisse et Michelle hamelin fille de [mot rayé] pancrasse hamelin de la paroisse......fait en presence dudit pancrasse hamelin  adrien Caussais Joseph grossin marie hamelin et plusieurs autres parents et amis

Signature  Joseph Grossin
Les marques de Joan mallet    michel grossin    pancrasse hamelin   marie hamelin   adrien caussais
Transcription de Jocelyne Nicol 14.03.2009 

 

4.6.3 Acte de décès de Gilles MALLET
décédé et inhumé le 13 mars 1687 à Bouillon
Trouvé par Marc-André COMEAU 10.2010
Sources : Archives de la Manche 5 Mi 1986

Gilles Mallet décédé et inhumé le treize mars 1687 presence de Julien Pigeon et de Thomas Mallet qui ont dit ne scavoir signe

Julien Pigeon (probablement son beau-frère) Marc-André Comeau

 
 

4.6.4  Quelques documents à propos de Gilles Mallet 

En fouillant dans les registres légaux, quelques documents de l’époque faisant référence à Gilles Mallet ont fait surface. Le premier (voir ci-dessous) est daté du 26 avril 1671 et implique la vente d’un terrain.

Acte notarié concernant Gilles MALLET fils de Jean
Trouvé par Jean-Rémi LANTEIGNE du Québec et transcrit par François BOUQUEREL de Saint-Pair
Sources : 5 Mi 1986 Archives de la Manche 50

Avons eu publication d'un Contract passé devant larcher & Macey tabellions à Sartilly Le 26 avril 1671 contenant Vente de condition Retenue par gilles Mallet filz Jean de ladite parroisse à Louise Mallet Veuve de Pierre grossin & Jacques grossin Son filz faisant icelluy Mallet la Vente auxditz Veuve & filz de trois quarterons de terre nommée la Carrière & a esté pardevant issue de La grande Messe de bouillon par moy curé Soubzsigné le dimanche Premier Jour de Novembre mil Six Centz Soixante et Onze présence de discrèpte personne Me gilles Pichon pbre curé dudit lieu georges de la bellière escuier Sieur de la Championnière Jean lespron Lespronnière & gilles heurtepot dudit lieu tesmoins
signé : A. Coudrey

Transcription François Bouquerel 14 juin 2010


Essentiellement, le document est un contrat fait en 1671 entre Gilles Mallet, fils de Jean ;  et Louise Mallet, veuve de Pierre Grossin et son fils Jacques pour un lopin de terre de 3 quarterons,  surnommé La Carrière.  C’est un document significatif car il nous permet de faire certaines corrélations de parenté  entre les personnes mentionnées.

D’abord, il est possible que Louise Mallet eut été la sœur de Gilles Mallet. Il serait intéressant de retrouver l’acte de mariage ou de décès de Louise Mallet afin de confirmer ou non cette hypothèse et peut-être obtenir de l’information additionnelle concernant Jean Mallet, leur père, et son épouse, jusqu’ici inconnue.

Louise Mallet était la veuve de Pierre Grossin et Jacques était leur fils. Ce patronyme Grossin apparaît à plusieurs reprises dans les actes concernant les Mallet de Bouillon. En effet, au mariage de Gilles Mallet en 1678, il y a la présence de Joseph Grossin et Michel Grossin probablement parents avec l’époux de Louise Mallet, feu Pierre Grossin, peut-être les fils de celui-ci. Aussi, il y a mention de Jacques Grossin à titre de témoin au mariage de Jean à Gilles Mallet  le 21 janvier 1700 (voir ci-dessus) et si notre hypothése que Louise était la sœur de Gilles, s’avérait  correcte, Jacques Grossin, fils de Louise, était le cousin germain de Jean à Gilles.

Aussi on se rappellera que François Mallet, fils aîné de Jean à Gilles, a eu une longue carrière maritime et dans ses aventures il fut très souvent accompagné de Louis Le Neveu de Bouillon. En fait, ils sont tous les deux morts noyés à l’entrée du port de Grande-Rivière en 1752 lorsque leur bateau fit naufrage (voir ci-dessus). Selon l’information contenue dans sa carrière maritime,  Louis Le Neveu était marié à Julienne Grossin. Était-elle la fille de Jacques ? C’est une possibilité et cela expliquerait un peu la relation d’amitié qui devait exister entre François Mallet et Louis Le Neveu.

 


Acte notarié concernant un dénommé Gilles MALLET de Bouillon

Qui est-il ? Si pouvez nous aider à trouver ???
Acte trouvé par Jean-Rémi LANTEIGNE
Sources : Archives de la Manche 50 : 5 Mi 1986

Extrait de la Visite de Messire hiérosme de Bragelogne grand archidiacre d'avranches faitte en l'église de bouillon, le 27 aoust 1697 présence de Messire Jean Chauvoye Curé de bouillon
Sur la réquisition des états du trésor (de la fabrique de la paroisse). Nous enseignons à gilles Mallet Procureur Sindic de faire incessamment par diligence & Continue à faire vinder Incessamment les Contes des redevables & luy Sera donné pour Cet effet un mémoire desdits redevables & luy Sera aussy donné Un Sol Pour livre Pour l'engage au travaille des deniers qu'il fera Sortir Provenante dudit trésor Sans y Comprendre Ses frais faits en Conséquance
Vacat
fut La remontrance à Nous faitte par le Sieur Curé que depuis Long Temps il a Produit un Conte entre les mains du Procureur Sindic pour être arresté par les Paroissiens que Cependant Il Ne la peu obtenir Jusque à présent Pourquoy Il request que trois ou quatre desdits Paroissiens Soient députés Pour travailler à l'épurement dudit Conte faitte de quoy Il Luy Soit permis de se pourvoir en Justice ce que Nous avons ordonné être fait Sur le Conte N'est arresté entre Cy et le mois d'octobre au reste avons trouvé toutes Choses en bon état

signé : J. de bragelongne"

Transcription François Bouquerel 14 juin 2010
 

Alain AUBRIL en recherchant le contrat de mariage de Jean MALLET fils de Gilles avec Jeanne LEGROS, a eu la surprise de trouver un acte notarié :

"Requête de paiement"
de Gille[s] Mallet à Jacques Le[s]pron, sieur de la Fo[s]sardiere fait le 16 juin 1698 chez le procureur royal Pierre Casault

(avec ajouts à la marge)

Qui est ce Gilles MALLET ???? Marc-André Comeau recherche mais ce n'est certes pas notre Gilles MALLET.
Le Gilles MALLET qui est inscrit dans ce texte ci-dessous sait signer, le nôtre, non. Ce Gilles Mallet est le fils d'un Jean MALLET et il a épousé Charlotte BRY. (sources : Marc-André Comeau)

 

Du Saize ieme Jour de Juin l’ain mil six cents quattre vingt Dix huit a St Pierre Langers devant nous PierreCasault le procureur Royal audit Siege de Genets presence De Messire Louïs de Longraye Sergent Royal pris pour adjointz En consecquence au ploset assignant commise par ledit de Longreye sergent Le dix du present mois Requeste de Gille Mallet fils Jean de la paroisse de Boüillon a Jacques Lespron Sieur de la Fosardière de la dite paroisse de ce transporter devant nous ce dit jour et heure pour le dit Lesperon recoignoistre avoir escrit soubs signature privée portant datte du dixieme jour durant de l année 1697 par lequel il se seroit obligé de payer audit Mallet la somme de vingt livres en une parties pour areages de quarante sold de Rente fontierre fieffe de terre et de luy payer et continuer faire valloir ycelle et de luy payer en outre audit Mallet plusieurs frayes par luy deboursez en concequence du procedz du precedent Escrit tendant audit balliage d’arrangement, En concequence duquel exploit dubment conseillé ont comparue en nostre escritoire
ledit Lesgroz et ledit Mallet lesquels sont demeuré d accord du contenu dudit escrit et exploit c est á scavoir que ledit Sieur Lesperon s oblige de payer audit Mallet Dans Le  Vingt troisieme Jour du present mois et an la Somme de soixante et neuf livres a quoy se sont trouvé revenir Les areages deulz et escheuz du jour St Michel dernier desdits quarante Sold  de Rente fontierre aynsi que touts les frais Mentionnes audit escrit par ce queen outre le dit Lespron s oblige de payer faire valoir et continuer a ce temps advenu audit Mallet les dits quarante sold de Rente fontierre tant sur une Estre de Maison II usage de fournil II et une portion detenue en jardin sittuée au Village de Lezeaux en laditte paroisse de Boüillon [mots rayés] qui est Le lieu affecté a ladite fieffe que sur touts ces autres biens jusque au parfait Retrait comme il est stipulé audit escrit sy dessus datte et sans y devoyes au moyen de ce que dessus Ledit Lespron demeurent géneralement quitte encore le dit Mallet tant les areages eschus de laditte Rente que touts les frais et proceudeures faict de den par ce jour En concequence de laditte Rente sont content et aresté de part et d autre ce fait et aresté Entre ces dittes parties et aux presensense de Jacquelin Encoingard et de George Gallon de St Pierre Langer qui ont signé avec lesdittes parties qui ont signez apres lecture faitte suivant l ordonnance .

      g. mallet   J Lesperon [paraphe]  J encoignard   

                        Casault [paraphe]

 Sellé ……ce 24 juin
1698 R.13
Josseaume [paraphe]   Longraye [paraphe]

                                   Double delivré.

En marge :

Du neufieme jour d’aoust 1697 ledit sieur Lespron a presenter quittance audit Gille Mallet desdits soixante et neuf livres mentionnés en la presente et ont demande que esmargement en soit dit ____ le payement desdits 69 fait audit Mallet
Recu par ledit Mallet et qu il a signé
                                                      Casault

Archives Départementales de Saint-Lô (cote : 5 E 5136 NOTARIAT)
Acte relevé et transcrit par Jocelyne Nicol et Yvon Blanchard

Dans cet acte du 16 juin 1698, nous retrouvons la signature de Gilles Mallet. Autre fait intéressant, est que le contrat concerne la rente d’une propriété à Lézeaux, hameau voisin de Bouillon. Dans la description de sa carrière maritime, Jean fils de Gilles, est dit natif du village de Lézeaux, paroisse de Bouillon.


Michelle Hamelin est décédée le 19 mars 1713. Dans le contrat de mariage de son fils, il y est inscrit qu'elle était infirme.

Jusqu’à présent nous avons découvert un seul enfant de ce couple, soit Jean né vers 1679. Cependant, on peut noter dans l’acte de sépulture de Michelle Hamelin la présence de Joseph Mallet. Était-il le fils de Gilles et Michelle ou peut-être même le frère de Gilles?

On ne sait pas encore mais les recherches continuent.....

4.6.5  Acte et la transcription de décès de Michelle Hamelin
décédée le 18 mars 1713 et inhumée le 19 mars 1713

Relevé et photographié  par Jocelyne Nicol  Sources : Archives St Lô 5 MI 1987  13.03.2009

 
le dix neuf de mars a ette par moy Jacques Chevencey curé de bouillon pro mi nori dans le cimetière de ce lieu le corps de michelle hamelin decedée du jour d hier présence de Joseph mallet et adrien Duchesne et maitreGilles Bry.curé de bouillon pro minori
Signatures   J lebas    Duchesne    Chevencey
Transcription de Jocelyne Nicol 14.03.2009 

  

4.7     Joan Mallet père de Gilles Mallet de Bouillon

Nous savons peu de Joan Mallet si ce n’est ce qu’il  est mentionné dans l’acte de mariage de son fils Gilles (voir ci-dessus). Malheureusement, le nom de l’épouse de Joan n’est pas indiqué.

 

4.8    Ascendance de Jean Mallet de Shippagan 

À partir des  actes religieux retrouvés dans les Archives de Bouillon, il est possible d’exprimer l’information  de façon plus concise. Les détails concernant la famille ascendante de Jean Mallet de Shippagan en passant par François Mallet de Bouillon, sont présentés au schéma 2, ci-dessous._

Schéma 2

 

Ascendance de François Mallet de Bouillon

 

  Blason Bouillon

 

                                                                                                                Génération 4

                                                                                                                                                                      ____________________________________________________________

                 1. Jean MALLET
              
                    
Joan a eu au moins un enfant :

                           2.1        I Gilles MALLET (...-1721).

 

 

                                                                                                               Génération 3

                                                                                                                                                                 ____________________________________________________________

                 2. Gilles MALLET

                 Mariage le 23.07.1678 à Bouillon 50 France, avec Michelle HAMELIN (...-1713), fille de Pancrasse HAMELIN, relevé par : Jocelyne Nicol

                                                                           Témoins : Pancrasse HAMELIN ; Jacques GROSSIN ; Adrien CAUSSAIS ; Marie HAMELIN.

                 Décès et inhumation le 13 mars 1687 Bouillon 50 France
                 Témoins : Julien Pigeon et Thomas Mallet
                 Sources : Archives de la Manche 50 5 Mi 1986 acte trouvé par Marc-André Comeau

                 Le couple a eu possiblement 2 enfants :

                           3        I Jean MALLET (ca1679-1721)
                                  
II Louise MALLET

 

 

                                                                                                           Génération 2

                                                                                                                                                           ____________________________________________________________

                 3. Jean MALLET
                    
Mort noyé à Niganiche
                     Travaillait pour le sieur des Jonquêts

                  Naissance circa 1676 à Bouillon 50 France,

                  1.Mariage le 11.02.1700 à Bouillon 50 France, à l'âge de 24 ans, avec Jeanne LE GROS (...-1714), fille de Nicolas LE GROS et Catherine LINOIS, ,
                                                                                               relevé par : Jocelyne Nicol, lieu de recherche des sources : Archives de St Lô

                        Témoins : Nicolas PIGEON, Sieur de Boisvolent ; Jacques GROSSIN ; Léonard BASIRE ; Louis LINOIS ; Pierre GOUPIL.

                 Le couple a eu au moins 4 enfants :

                           4        I François MALLET (1700-1752).

                                    II Françoise MALLET.

                                       Baptême le 27.09.1703 à Bouillon 50,        relevé par Henri Yon
                                                  
                                               Parrain : Jean Le POLLAY de St Pierre Langers 50 ; Marraine : Françoise Le GROS

                                       Mariage le 31.07.1727 à Bouillon 50 France, avec Louis VERMÉE, fils de Pierre VERMÉE et Perrine GOUPIL,

                                                                                                           relevé par : Jocelyne Nicol

                                               Témoins : Jean LE TERON ; François MALLET, 26 ans.

                                  III François MALLET.

                                       Matelot à bord du navire Le St Joseph rôle 56 de 1736 au départ de Granville pour Gaspé,

                                       Naissance le 21.08.1707 à Bouillon 50 France,

                                       Baptême le 21.08.1707 à Bouillon 50 France, [1], relevé par : Jocelyne Nicol

                                               Parrain : François BAUDIN ; Marraine : Jeanne DESCHAMPS.

                                       Mariage le 18 février 1740 à Granville 50 Manche France avec Anne-Marie De La RÜE (ca1707-...)
                                                    fille de Pierre de La RÜE et de Anne Du FRESNE

 

                                 IV  Jean MALLET
            
                                      
 
Naissance le 2 janvier 1714 Bouillon 50 France
                                       
                                        Baptême le 2 janvier 1714 Bouillon 50 France,
                                       
                                       
Parrain : Jean GROSSIN ; Marraine : Suzanne Le POLLAY femme LHERMITTE

                                        Décès le 6 janvier 1715 Bouillon 50 France
                                        
                                        Témoins : Monsieur Lebas (curé) ; Joseph MALLET

                  

                 2.Mariage le 06.02.1716 à Bouillon 50 France, à l'âge de 40 ans, avec Marie LE NORAIS, fille de Jean LE NORAIS et Jacqueline LAIR,
                                                                                                          relevé par : Jocelyne Nicol

                        Témoins : René MARTIN ; Joseph LARCHER, Maitre ; Jean LE NORAIS ; Louis LE NORAIS ; André LE NORAIS ; Jacques

                 GROSSIN.

                 Le couple a eu 2 enfants :

                                    I Jacques MALLET.

                                       Naissance le 02.09.1718 à Bouillon 50 France, [1], relevé par : Jocelyne Nicol.

                                       Baptême le 02.09.1718 à Bouillon 50 France, [1], relevé par : Jocelyne Nicol

                                               Témoins : Jacques NORAIS ; Anne NORAIS.

                                   II Louis MALLET.

                                        Naissance le 22.09.1721 à Bouillon 50 France,

                                       Baptême le 22.09.1721 à Bouillon 50 France, [1], relevé par : Jocelyne Nicol

                                               Témoins : Louis NORAIS ; Barbe LAMBERT.

                  

                 Décès en 1721 à Niganiche Canada,  : « Mort Noyé travaillait pour le Sieur Des Jonquêts » à l'âge de 45 ans [2],
                 relevé par :Henri Yon et  Jocelyne Nicol,
                                     
                 Lieu de recherche des sources : Archives Historiques de la Marine de Cherbourg 50

 

                                                                                                           Génération 1

                                                                                                                                                                 ____________________________________________________________

                 4. François MALLET

                 
Carrière maritime : http://www.migrations.fr/lesmalletinscriptionmaritime.htm
                  Recherches personnelles d'Henri Yon  que vous pouvez trouver sur mon site :
                  Jocelyne Nicol-Quillivic.

                  Taille moyenne, poil brun, habite chez son père Jean et sa mère Jeanne Legros.

                  Naissance le 17.12.1700 à Bouillon 50 France, [1], relevé par : Jocelyne Nicol.

                  Baptême le 17.12.1700 à Bouillon 50 France, [1], relevé par : Jocelyne Nicol

                        Parrain : François PIGEON ; Marraine : Anne DUFRESNES, Dame.

                  

                 Alliance avec Marie Magdeleine LAROCQUE,

                 Le couple a eu 2 enfants :

                                    I Marie MALLET.

                                       Naissance le 09.04.1752 à Grande-Rivière (Qc), Canada.

                                       Baptême le 10.04.1752 à Grande-Rivière (Qc), Canada

                                               Parrain : François AUBUT ; Marraine : Marie DAVID.

                                       Décès le 20.07.1752 à Grande-Rivière (Qc), Canada.

                                       Sépulture le 21.07.1752 à Grande-Rivière (Qc), Canada, relevé par : Michel Emard à partir du registre de Pabos (1751-1759).

                                   II Jean MALLET.

                                       Naissance circa 1742.

                                       Décès le 08.11.1808 à Shippagan (NB), Canada,, à l'âge de 66 ans [1], relevé par : Victorin Mallet (registre de Caraquet (NB)
                                                                                                                                                                                                                               Canada 

                  

                 Décès de François Mallet, le 27.09.1752 à Grande-Rivière (Qc), Canada, à l'âge de 52 ans [1], relevé par : Jean-Luc Breton                  

© Jocelyne Nicol-Quillivic avec Parentèle 9 Tm, le 15 mars 2009


 

Quelques bribes à propos de Bouillon en Normandie

Ci-dessous on peut apercevoir l’église ancienne de Bouillon, St Jean-Baptiste, diocèse de Coutances, évêché d’Avranches en Normandie dans son état actuel.
En toute probabilité, c’est dans cette église où François Mallet fut baptisé par le curé d’Hudimesnil, François Pigeon.
C’est aussi dans cette église où ont eu lieu les actes de baptêmes, mariages et sépultures de ses frères et sœur ainsi que de plusieurs de ses ancêtres.

 

 
 

Église de Bouillon
 Diocèse de Coutances, Évêché d’Avranches en Normandie
(gracieuseté de Madame Nicole de Granville)

 

Quelques autres photos de l’église de Bouillon (France) sont incluses ci-dessous!

Aux origines, Bouillon était un village bordé par une mare sur la lande de Beuvais du nom de la bifurcation de la voie romaine entre Coutances et Rennes Le hameau de Bouillon est situé dans la forêt mythique de Scissy.
Le village appartenait à l'abbaye du Mont-Saint-Michel. L'église porte le nom de St Jean-Baptiste.

Depuis Louis XI et jusqu'en 1871, Bouillon avait deux curés, l'un nommé par l'évêque d'Avranches, l'autre par le roi.

Une légende attribue la Mare de Bouillon à un cataclysme qui aurait levé les dunes de sable et perturbé le cours du Thar. Cette mare serait alors devenue une mer fermée et aurait englouti le village de Saint-Jean. Une tradition locale rapporte qu'aux basses eaux, l'église et les habitations refont surface et qu'aux Grandes Fêtes on entend sonner les cloches.

En 1944, Bouillon fut libérée par la sixième Division blindée et durant la suite des opérations du débarquement, le château de la Mare fut le siège du quartier général des forces alliées sous le commandement du général Eisenhower. C'est aujourd'hui un centre de vacances de la ville de Saint-Ouen.

En 1973, les communes de Bouillon, Carolles, Saint-Michel-des-Loups et Saint-Pair-sur-Mer fusionnèrent et prirent l'appellation de Jullouville.

Vue de l’horizon
photo gracieuseté de Monique et Claude Gilbert

 

Ex-voto
Bateau de pêche du 18e siècle suspendu au plafond de l’église
photo gracieuseté de Monique et Claude Gilbert

Un vitrail de l’église St Jean-Baptiste de Bouillon
photo gracieuseté de Monique et Claude Gilbert


Vitrail église de Bouillon


 

Le blason est issu des armoiries de Martin de Bouillon (d'argent à canettes de sable, 2 et 1, becquées et membrées d'or) que l'on retrouve sur un vitrail de l'église de Bouillon. A noter que dans l'acte de mariage de Jean Mallet et Marie Le Norais,  un descendant de Martin de Bouillon, René Martin de Bouillon était présent à ce mariage où il est dit seigneur de ce lieu. (voir acte ci-haut)

 

5.0  Conclusion 

Voilà la petite histoire de François Mallet de Bouillon en Normandie (France) et  de Grande-Rivière en Gaspésie (Canada), du côté nord de la baie des Chaleurs. Il est d’abord venu en Amérique comme tant d’autres de ses compatriotes, à titre de matelot et de pêcheur. En cours de route il a rencontré une dame native de la région et il a décidé de rester. Son seul fils Jean Mallet a par la suite émigré à Shippagan du côté sud de la baie des Chaleurs avec son épouse Marie Joseph Duguay où il a fondé sa famille dont les descendants sont éparpillés partout en Amérique du nord. Il revient aux familles de ces descendants de trouver la lignée qui les connecte à Jean Mallet de Shippagan et ensuite à François Mallet de Bouillon.

Pour sa part François Mallet de Bouillon a laissé sa famille immédiate en France, son frère François le cadet, sa sœur Françoise, et du second mariage de son père Jean, deux autres frères, Jacques et Louis. La descendance de ces personnes en relation avec le patriarche Joan Mallet reste à faire. De même il serait intéressant de voir s’il est possible de remonter plus loin que Joan Mallet et peut-être même à ce « Guillaume Mallet de Graville » que l’on associe à Guillaume le Conquérant, ce Normand qui a envahi l’Angleterre en l’an 1066!

 

6.0  Références :

1.  Vesilind, Pritt J. (mai 2000). In Search of Vikings, National Geographic, Vol. 197 (5), p. 2.

 2.  Biggar, Henry P. (1965).The Early Trading Companies of New France. Arganaut Press, New- York, p. 1-19.

3. Denys, Nicolas, Histoire naturelle des peuples, des animaux, des arbres et plantes de l’Amérique septentrionale, et des divers climats. Tome second, chapitre III. Publié à Paris en 1672.

 4Trudel, Marcel (1963). Histoire de la Nouvelle France, Vol I : Les vaines tentatives 1524-1603. Fides, Montréal, P.Q., p. 218-221.

 5.  Biggar, Henry P. (1965).The Early Trading Companies of New France. Arganaut Press, New- York, p. 47.

6.      Robichaud, Donat (1976). Le grand Chipagan. Histoire de Shippagan.  Imprimerie Gagnée Ltée, Saint-Justin, Montréal, P.Q., p. 295-304.

7.  Thériault, Fidèle (1991). Jean Mallet : sa famille et sa succession. Tiré de : Le bicentenaire de Shippagan, Numéro spécial de la Société historique Nicolas-Denys, Shippagan, N.-B., Vol. XIX, no. 1, janvier- avril, p. 58-71.   

8.  Rieder Milton P. et Rieder, Norma Gaudet (1967) : The Acadians in France, Vol. III, p. 70-71

9. Rieder Milton P. et Rieder, Norma Gaudet (1967) : The Acadians in France, 1762-1776, vol. I, p 10

Haut de page

 Sous copyright