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Les FRÈRES JALLOT

FRAUDEURS et Corsaires

 

Henri- Robert JALLOT de RANTOT, chevalier de MALTE., que l’information de Monsieur de MONTHUCHON mettait si nettement en cause, appartenait à l’une des plus anciennes et des plus nobles familles du Cotentin. Grands propriétaires fonciers, seigneurs ou patrons de Beaumont, Herqueville, Omonville la Petite, Digulleville, les premiers, parmi cette noblesse turbulente de la Hague dont les noms patronymiques sonnent comme des comme des noms de guerre, LA FOUQUE, FEUARDENT, DUREVIE, les JALLOT exerçaient dans ce coin de la presqu’île éloigné de tout centre et fermé aux influences du dehors, une prédominance incontestée.

Eglise de JOBOURG

Notre-Dame de Mort Christ
(Cry transformé en Christ)

On les trouve, dès le XVIe siècle, parmi les principaux bienfaiteurs de l’Eglise du Vœu, à Cherbourg, et ils étaient inscrits de temps immémorial, sur les registres de la célèbre confrérie de Notre Dame de Mort Christ,
en l’Eglise de Jobourg, où ils remplissaient tour à tour le rôle d’échevin.
A Valognes, le Versailles de la Normandie, où toute la noblesse du pays se donnait alors rendez vous, ils possédaient un de ces hôtels silencieux, aux porches maintenant fermés sur des rues désertes, ornement de la vieille petite ville dont BARBEY D’AUREVILLY a sien bien dépeint le charme mélancolique : c’est 
l’hôtel de BEAUMONT, qui, sous le nom de Maison de JALLOT, servit de maison de détention pendant la période révolutionnaire.

Cette famille était alliée aux BELLEFONDS, qui comptaient parmi les leurs, un maréchal de France. Commandant l’armée de terre rassemblée au camp de QUINEVILLE lors du désastre de la HOUGUE, aux CADOT, de SEBEVILLE, qui se distinguèrent au XVII è siècle sur les vaisseaux du roi et dans des missions auprès des cours Etrangères. Aux d’AMFREVILLE dont l’un s’illustra aux côtés de Tourville et devint chef d’escadre ; aux CASTEL,
de ST PIERRE, qui fournirent à la marine des officiers renommés, et entre autres, le chevalier de ST Pierre, frère de l’abbé, compagnon de Jean BART dans ses croisières de la Mer du Nord, et plus tard Lieutenant général commandant les vaisseaux de la religion, dans la Méditerranée. Eux-mêmes étaient de hardis marins. Dans une pétition qu’il adressait au Roy, le chevalier de RANTOT pouvait s’enorgueillir d’avoir eu plusieurs de ces JALLOT qui avaient accompli, pendant la guerre de Hollande, des exploits remarquables.

Jusqu'en 1332, d'après Humel, le fief de Beaumont a appartenu à la famille de Vauville.

De 1332 à 1505, les propriétaires de la terre seigneuriale de Beaumont-Hague sont les descendants de Raoul d'Atgouges et Thomasse de Beaumont.

Beaumont fut le fief d'une importante seigneurie. Roger de Beaumont fut compagnon de Guillaume le Conquérant à la conquête de l'Angleterre.

Thomas de Beaumont accompagna Saint-Louis à la croisade de 1248.
Jean de Beaumont fut général des armées de Louis X le Hutin. A sa mort, sa soeur Thomasse hérita de tous ses biens et épousa en 1332 Raoul d'Argouges qui fit construire le manoir de la Madeleine où il existe une belle cheminée en pierre sculptées aux armes des Argouges et des Jallot.


Hôtel de Beaumont Valognes
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Un édit de Louis XIV( novembre 1696) oblige les villes à présenter leur blason au juge d'armes d'Hozier et à payer un droit d'enregistrement.

Le Blason de Beaumont-Hague sont les armoiries des Jallot, seigneurs de Beaumont

La famille Jallot anoblie en 1478 aurait acquis le fief de Beaumont au XVIèsiècle et fait restaurer le manoir de la Madeleine.

Jean JALLOT, comte de Beaumont fit construire le château en 1597.Le dernier héritier mâle Charles mourut sans descendance. Le domaine échu à Pierre Jallot, comte de Beaumont qui fit construire le magnifique hôtel de Beaumont à Valognes.

La Manche était alors sillonnée de corsaires dunkerquois, boulonnais, dieppois et malouins. Les nôtres dont l’histoire officielle  a dédaigné les noms,
n’étaient ni les moins heureux dans leurs entreprises, ni les moins braves au combat.

Un historien Cherbourgeois, Alexis GEHYN, dit VERUSMOR, a raconté les exploits héroïques d’Antoine de BRICQUEVILLE, Chevalier de BRETTEVILLE, qui appareilla du port de Cherbourg, vers la mi-Mars 1674, avec un petit bâtiment de 10 canons et 60 Hommes d’équipage, et qui, pendant quatre mois, courut la mer, de la pointe de la Hague au Cap Gris Nez et des côtes de France aux côtes d’Angleterre, présent partout, insaisissable, jetant le grappin sur tous les navires de commerce Hollandais qu’il rencontrait, s’attaquant à des frégates d’une force numérique double de la sienne, les obligeant tantôt à lâcher leurs prises, tantôt  a amener leur pavillon. BRICQUEVILLE trouva finalement une mort glorieuse dans un combat à l’abordage contre un brick de 20 Canons, porteur de dépêches expédiées par l’Amiral TROMP aux Etats Généraux de la HAYE : combat opiniâtre, héroïque, qui, commencé le soir, dura la nuit en se termina dans la retraite du brick ennemi. Celui-ci, criblé de projectiles dans sa flottaison, n’ayant plus de voiles  ni manœuvres, s’en alla couler à quelques miles au large de Fécamp, avec tous les blessés qu’il avait à son bord. Et, le corsaire, si maltraité lui-même qu’il pouvait à peine se mouvoir, mit plusieurs jours à gagner LE HAVRE, où l’équipage reçu une distinction par le Duc de ST AIGNAN, gouverneur qui rendit à son capitaine les honneurs funèbres.

Amiral Cornelius TROMP
Hollandais

Des exploits de ce genre excitaient l’émulation, et nombreux étaient les marins qui brûlaient de marcher sur les traces du Chevalier de cette ville.  A Cherbourg, dans ce temps là, s’il faut en croire l’éminent historien de la Marine Française, M  de  LA RONCIERE, presque  tous les habitants étaient « de la cabale des armateurs » et commanditaient les armements des chevaliers de BEAUMONT, de RANTOT et d’OUVILLE. Ils suivaient l’exemple de la maîtresse du Roy, Madame de MONTESPAN qui avait armé en course trois navires, dont les captures devaient quelques années plus tard défrayer, LA FAYETTE, d’un bâtard Royal, futur amiral de France sous le nom de, Louis Alexandre de BOURBON, comte de TOULOUSE.

Le 7 Novembre  1672, Sortait  du Havre de Cherbourg, le navire « LA FRANCOISE », du port de  80 canons, armé en course avec trois canons et
55 hommes d’équipage. Il appartenant, pour la plus grande part, à un armateur de la ville, Jacques de LONLAY, sieur de la VARENGERE, et il avait
comme capitaine, Pierre JALLOT, sieur de RANTOT, que son frère,
le chevalier de BEAUMONT,accompagnait en qualité de lieutenant.
Le lendemain étant par le travers d’Omonville, nos corsaires aperçoivent une frégate de 4 canons, arborant le pavillon Français, qui vient sur eux.
L’ayant reconnue pour Hollandaise, ils la laissent approcher à porter de mousquet, lui envoient une décharge et s’en rendent maîtres après un vif combat.
C’était « LA LOUISE ou LUOISE) de MILDEBOURG, capitaine Jacob FRANCK, ayant une commission du Prince d’ORANGE.
A bord on trouva toute une cargaison d’armes , mousquets, coutelas, pistolets, haches d’abordage, piques et deux pavillons en plus du pavillon Français,
l’un d’Angleterre l’autre de Mildebourg.

La même année, le chevalier de BEAUMONT JALLOT, figure sur  la liste des officiers choisis par le roi pour commander les vaisseaux que sa Majesté 
 fait armer en ponant pour la campagne de 1672 ». Lieutenant en second sur le « SANS PAREIL », vaisseau de 66 canons et de 400 hommes, que
commandait Mr de la CLOCHETTERIE, il prit part, en cette qualité, le 7 Juin 1672, à la bataille navale de SOLEBAY, dans laquelle on vit la flotte anglaise
du duc d’York  et la flotte Français du comte d’Estrées  se réunir pour combattre la flotte hollandaise de RUYTER. Trente un vaisseaux Français tinrent en
échec pendant toute une journée 43 vaisseaux Hollandais «  L’escadre  de France à combattu avec une bravoure extraordinaire » des capitaines anglais qui
avaient quitté le champ de bataille pour sauver leur bâtiment tout délabrés de coups. Mais la victoire resta indécise, et des trois flottes en présence, la moins éprouvée fut encore celle de l’homme que COLBERT appelait « 
le plus grand capitaine assurément qui ait jamais été en mer »

Michel Adrien de RUYTER

Michel Adrien RUYTER

En 1673, tandis que le Chevalier de RANTOT obtenait de l’Amirauté une commission de capitaine pour commander
« LA FRANCOISE 
» et avec elle «  course sus aux pirates et gens sans aveux même aux Hollandais et autres ennemis
de la couronne, son frère Pierre JALLOT, armait en course, une frégate de 30 Pièces de canons «  LA SUZANNE »
et s’emparai du vaisseau hollandais « LE MODELE », pour lequel il touchait une gratification de 2000 livres,
le roi donnant alors aux armateurs 500 livres pour chaque pièce de canon capturée sur les navires ennemis . Mais la SUZANNE allait bientôt se trouver mêlée à une autre aventure qui eut à cette époque, un grand retentissement.

On sait qu’elle fut l’attitude de l’Angleterre pendant la guerre de Hollande. D’alliée  qu’elle était au début, elle ne tarda
pas à devenir notre ennemie. Indisposée par le relèvement  de notre marine marchande, ayant perdu du fait de la guerre
 le commerce du nord et menacée de se voir enlever le commerce du levant par l’entrée en ligne de l’Espagne,
l’Angleterre se retira de la lutte, le 19 Février 1674, en traitant séparément  avec les Pays Bas.
A l’alliance devait succéder logiquement l’hostilité. Afin d’éluder nos prohibitions,
les  Hollandais, plaçant sous pavillon
neutre les vaisseaux qui dormaient inutiles par milliers dans leurs ports, de faisaient délivrer à Londres lettres de naturalité
 et lettres de mer.« Une fourberie aussi grossière, flagrante contravention d’un règlement britannique qui réservait les passeports aux navires nationaux ne pouvait pas être tolérée par nous ». La complicité de l’Angleterre s’aggrava du
transport de troupes et toutes sortes de marchandises de contrebande dans les états d’Italie sous la domination du roi d’Espagne. Quelque liberté que revendiquaient les  Anglais, de pareilles infractions à la neutralité étaient illégitimes. Il en résulte que les prises de guerre contre
lesquelles la Grande Bretagne protesta, mais dans beaucoup, après de multiples procédures, furent reconnues légitimes. La tension s’accrût au mariage de la nièce de Charles II avec le Prince d’Orange.

 Le 10 Janvier 1678, la Grande Bretagne entrait dans le consortium de nos ennemis.

Or, deux années auparavant, dans le courant d’Avril 1676, les quatre Frères JALLOT, Pierre, Sieur de RANTOT, Henri Robert,
Chevalier de RANTOT, Jean , Sieur d’OUVILLE et Adrien, dit le Chevalier de BEAUMONT, faisant la course dans la Manche s’étaient emparés de cinq navires, soit disant Anglais , mais qu’ils prétendaient être Hollandais ou Hambourgeois

C’étaient :

 LA GRANDE ELISABETH de LONDRES, capturée par LE POSTILLON commandée par Henri Robert, Chevalier de RANTOT

 LE SAMUEL, capturé par la Frégate  L’HEUREUSE, commandée par Jean d’OUVILLE et son frère Adrien, chevalier de BEAUMONT

 LE CYGNE, LA FLEUR DE MAI et LE GUILLAUME, capturés par LA SUZANNE, commandée par Pierre, chevalier de RANTOT

Deux autre bâtiments étrangers, LE DRAGON VERT et  LA PETITE ELISABETH  avaient été également été pris par des corsaires appartenant à la société dont faisaient partie les frères JALLOT, lors d’expéditions où ces derniers ne se trouvaient pas embarqués, le premier par un nommé
LANOUE-COFFIN, le second un sieur LA PORTE-CAUSSIN, bourgeois de Cherbourg. Pillés et débarrassés des « meubles » et de l’argent qu’ils
renfermaient, 7 navires capturés furent amenés en rade de Cherbourg.

 Ce beau coup de filet faillit déchaîner la guerre avec l’Angleterre, s’emparer de bâtiments appartenant a une puissance neutre, et les piller, c’était un acte de piraterie, auquel  s’ajoutait une circonstance aggravante. Pour faire déclarer aux hommes aux équipages saisis qu’ils étaient Hollandais, nos corsaires avaient
usé d’un moyen énergique. Comme ces matelots nieront, ce que ‘on voulait leur faire dire, ils furent sur l’ordre du Chevalier de BEAUMONT, attachés aux
mâts, et là, après leur avoir entouré les mains avec des mèches, on y mit le feu. Pareille scène se passa sur  le SAMUEL, à l’instigation d’un nommé LE PAUTONNIER, qui servait sous les ordres du Chevalier d’OUVILLE. Mais une fois descendus à terre, les marins blessés se plaignirent. S’appuyant sur des certificats des chirurgiens de Cherbourg et de PARIS qui les avaient pansés, ils adressèrent  une plainte au ministre COLBERT. Un marchand de Londres, Jean VACQ propriétaire de LA  GRANDE ELISABETH, se joignit à eux. L’Angleterre toute entière s’émut. Au conseil d’Etat tenu à WITE-HALL, le 26 Avril,
le roi Charles III décida d’informer son  ambassadeur en France des violences subies par ses sujets. Le 22 Mai, il lui adressa une lettre de cachet pour le
charger de poursuivre en son nom les coupables. L’information judiciaire aboutit à un décret de prise de corps contre les frères  JALLOT et le bailli de Cherbourg, Jacques de LA FONTAINE, leur complice. Mais nos corsaires couraient déjà les mers à l’abri des atteintes de la maréchaussée. Une sentence du présidial de CAEN, des 20 et 21 Août 1676, les condamne à faire amende honorable en l’audience et devant la porte de l’église ST PIERRE, puis à avoir la
tête tranchée, et leurs biens confisqués au profit du Roi. Etant contumaces, ils ne furent exécutés qu’en effigie. Le plus malheureux dans l’affaire fut le Bailli de Cherbourg ; la part qu’il avait prise à la vente des des navires capturés, lui valut d’être condamné à mort et, le 22 Août 1676, il fut exécuté, après avoir subi la question. Sept ans plus tard, le Roi étant à Versailles, délivra à nos corsaires des lettres de rémission, dont ils semblent, d’ailleurs, s’être mis fort peu en peine,
car elles ne furent enregistrées que le 27 Mars 1692 au Présidial de CAEN, et encore, à l’enquête qui précéda cet enregistrement, les bénéficiaires de la mesure refusèrent avec insolence de répondre aux questions des juges.

Les fluctuations  diverses des rapports anglo-français à cette époque suffisent à expliquer la sévérité, puis l’indulgence des tribunaux à l’égard des Frères JALLOT. Ceux-ci d’ailleurs, n’étaient nullement émus de leur condamnation. Loin de se sauver en SUEDE, comme on l’a prétendu, ils ne quittaient la Hague
que pour  leurs courses en Mer Décapités en Effigie, ils continuaient à porter haut la tête et n’aimaient point qu’on leur manquât de respect. Voici une curieuse anecdote qui en fait foi. Le 4 Mars 1688, Pierre JALLOT sieur de RANTOT, et Jean JALLOT , sieur  d’OUVILLE, habitant la paroisse de DIGULLEVILLE, apprennent qu’un navire Hollandais vient de s’échouer sur la pointe de JARDEHEU ; ils s’embarquent dans un canot pour se rendre sur
les lieux du naufrage, et trouvent là,, sur des rochers que la mer découvre, plusieurs particuliers de la côte en conversation avec un officier de l’Amirauté de Cherbourg, Thomas CRESTE, sieur de VALAVAL, venu enquêter sur le pillage des effets échoués. Une altercation ne tarde pas à s’élever entre les hommes.

Les habitants de la côte soutiennent qu’ils ont  le droit aux tiers des marchandises, parce qu’ils les ont pêchées. Les sieurs JALLOT prétendent que ces marchandises, ayant été trouvées au bas de l’eau sont « varech » et à ce titre, leurs appartiennent, comme seigneurs gravagers.

Le chevalier de RANTOT, notre fraudeur, appartenait à une lignée de marins, et il était ainsi que ces frères, un corsaire accompli. (Voir prises faites).
Au moment où l’Intendant FOUCAULT prescrivait d’instruire son procès, à peine âgé de 40 ans, il avait derrière lui un passé de belles prouesses dont,
plus tard, dans ses malheurs, il se plaignait à évoquer le souvenir. Mais parmi ces actions d’éclat, il y en avait une qu’il est impossible de passer sous silence
parce qu’elle avait, plus que les autres, mis en relief son esprit d’initiative et qu’elle l’avait signalé à l’attention des gens de mer.

 Il s’agit du sauvetage de l’un des trois vaisseaux de la Flotte de TOURVILLE, qui après la bataille de la Hougue vinrent se réfugier à Cherbourg. Le Vaisseau Amiral lui-même , ce fameux » SOLEIL ROYAL », si endommagé par l’artillerie ennemie que Tourville avait dû l’abandonner au commandement de son capitaine, Monsieur DESNOS, pour passer sur » L’AMBITIEUX ». Ne pouvant doubler la pointe de Fermanville, il avait été obligé de relâcher près de Cherbourg, et des navires ennemis, qui le serraient de près se disposaient de le couler. RANTOT sauta dans une chaloupe, se fit hisser à bord du SOLEIL ROYAL et donna l’ordre dans couper la mâture. Il réussit ainsi à le rapprocher de la terre d’environ1/2 quart  de lieue, non sans avoir tiré 5 coups de canon de la batterie d’en bas contre les vaisseaux anglais sui le poursuivaient, et,  avoir mis l’un de ceux-ci, le contre Amiral, hors de combat. RANTOT voulait conduire « LE SOLEIL ROYAL » dans la fosse du GALET où il aurait été à l’abri des brûlots. Mais les Officiers s’y opposèrent et le navire, que l’on ne put défendre, fut ainsi que ses 2 compagnons, » L’ADMIRABLE et LE TRIOMPHANT »,  incendié le lendemain par les Anglais.

Mise en page et photos, Jocelyne Nicol et Bernard Quillivic 02.2007

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