Roger de Bonneau
de la Varenne |
|
Capitaine |
En
poste sans compagnie à Amiens, il reçoit ordre du Roy de se rendre à
Rennes afin d' y former une compagnie et de rejoindre Oléron et l' ile
de Ré en but de partir avec le régiment de Carignan-Salière, en Nouvelle
France, le Roi devra le menacer de lui couper les vivres pour qu' enfin
il obéisse.
ROGER de BONNEAU de La
VARENNE : Capitaine
Baptisé le 11
janvier 1636 à Cérilly en Bourbonnais, fils de Jehan Bonneau, écuyer,
seigneur de La Varenne, de Montréal et de Fayrenault et de Jeanne de
Peuroux. Il vient au pays en tant que capitaine. Nous n’avons pas
beaucoup d’information sur lui. Après s’être rendu au Richelieu pour y
bâtir le fort Sainte-Thérése, sa compagnie est envoyée à Montréal pour
son cantonnement d’hiver 1665-1666. Durant cet hiver, quelques soldats
de sa compagnie sont inhumés à Montréal. En janvier et février 1666, il
participe à l’expédition contre les Iroquois avec le sieur de
Courcelle. En revenant à Montréal le 11 mars 1666, il fait part au
sieur de Salière, que sans l’aide des Algonquins, plusieurs seraient
mort de froid et de faim. René Gauthier de Varennes n’a aucun lien de
parenté avec lui. Il aurait regagné la France en 1668. C’est à
Saint-Georges de Bourbon l’Archambault que le 19 mars 1675, qu’il épouse
Claude Loyseau, fille d’un conseiller et procureur du roi. Cette
dernière décède vers 1679. En seconde noce, Roger de Bonneau épouse
Anne de Carlier qui décède en juillet 1680. De ces deux mariages,
quatre enfants y sont nés. Au moment de son décède avant 1709, il était
major au régiment du Bourbonnais-Infanterie.
(Jetté, p.128;
DBC, vol.6, p.587; Sulte, Le Régiment de Carignan p.85 ; R.M. Le
régiment de Carignan, p.72; Langlois, p.237) |
non |
| Granges
(des) Robert |
|
Lieutenant |
Avant L' embarquement, il était Lieutenant de
la compagnie Duprat, mais une mésentente entre le Sieur de Rouserel et
son Capitaine Roger de Bonneau de la Varenne à obligé ce transfert.
ROBERT des
GRANGES : Lieutenant
Monsieur des
Granges était en premier lieu, lieutenant de la compagnie Duprat au
moment où le régiment s’apprêtait à venir en Nouvelle-France. Le sieur
de Rouserel, qui ne s'entendait pas bien avec son capitaine, céda, à la
demande de Monsieur de Salières en date du 28 février 1665, sa place à
Monsieur des Granges comme lieutenant de la compagnie de Varennes. Il
fait peu parler de lui. Son nom est mentionné au procès de Paul
Beaugendre en 1667. Nous n’entendons plus parlé de lui par la suite.
Probablement retourné en France en 1668.
( R.M. Le
régiment de Carignan, p.72; B.R.H. 1922, p.233; Doc. jud., du 15
septembre 1667; Langlois, p.297) |
non |
| M de Bassigny |
|
|
|
non |
| Saint-Denis de Besne |
|
|
SAINT-DENIS de BESNE :
Non identifié
Il assiste à l’abjuration de Jean Foucher, soldat de la compagnie, le 21
septembre 1666 à Montréal.
(Langlois, p.460) |
non |
| Antoine Barrois |
|
Chirurgien |
ANTOINE BARROIS; Chirurgien
Fils de Jean
Barrois, maître chirurgien et de Marie Tournel de
Saint-Nicolas-du-Château, ville, arrondissement et évêché de Bourges en
Berry (Cher). Il reçoit le scapulaire du Mont-Carmel à Québec le 23
septembre 1665. Après la démobilisation des troupes en 1668, il gagne
la région de Montréal. Il prend pour épouse à Montréal le 12 janvier
1672, Anne Leber (Cont. 11, Not. Basset), fille de François Leber et de
Françoise Lefrançois de Notre-Dame de Pîtres, diocèse de Rouen,
Normandie. Après son mariage, il se fixe à Laprairie, où naîtront ses
enfants entre 1672 et 1683. Au recensement de 1681, on le dit
chirurgien, avait 40 ans, son épouse en avait 22. Il possédait un
fusil, 7 bêtes à cornes et 12 arpents de terre en valeur. Le 29 juillet
1683, il est parrain de Jeanne Gagnier à Laprairie. C’est la dernière
mention de sa présence au pays. Peu de temps après, il part avec sa
famille pour la Nouvelle-Hollande où il décède entre 1684 et 1789 en
Nouvelle-Hollande. (7 enfants)
Devenue veuve, Anne Leber épouse en secondes noces au même endroit vers
1689, Jean-Baptiste Lotman dit Albrin, baptisé à Montréal le 8 novembre
1699. (3 enfants)
(Tanguay, vol.1, p.27; Jetté, p.53, 744; Drouin, vol.1, p.54; Sulte,
Hist.5, p. (Laprairie); Langlois, p.217-218) |
|
| Claude Galope |
|
Chirurgien |
CLAUDE GALOPE : Chirurgien
C’est sur une
pièce judiciaire que l’on relève son nom en 1666 à Montréal. Le 5 mars
1667, il fait l’enquête et la vérification du décès de François Poisson
ramené sur une traîne « mort gelé » par son compagnon de chasse Charles
Des Moignoux. Il est présent à Québec le 28 août 1667 en tant que
témoin à un engagement entre Jean Petit et Étienne Bouchard de
Montréal. N’entendons plus parlé de lui par la suite, cela nous porte à
croire qu’il serait retourné en France dès 1667.
(Doc. Jud. 5 mars
1667 ; Reg. De Montréal 31 mai 1667 ; R.M. Le régiment de Carignan,
p.111; Langlois, p.342) |
|
| Charles
Boussiny |
|
Cadet |
Boussiny, sieur de Montréo,
Charles :
Nous ne connaissons pas son lieu d’origine ni sa filiation. En mai 1666, il est confirmé à Montréal. Le 4 janvier 1667, il est
témoin à un contrat devant le notaire Rageot. Quelques mois plus tard
de la même année, Boussiny est mêlé à une saisi d’eau-de-vie avec les
amérindiens. Il repasse en France avec Tracy à l’automne 1667.
Pourrait-il être un des gardes de ce dernier?
(Langlois,
p.242) |
non |
| Gilbert Roux |
|
Cadet |
Roux, Gilbert :
Cadet
Tout ce que nous savons de lui, c’est qu’il était témoin au contrat de
mariage de Gilbert Guillemin et de Marie Demu passé devant le notaire
Basset en date du 22 janvier 1668. Probablement retourné en France à
l’automne de la même année.(Langlois, p.457) |
non |
| Jean Beaune |
La Franchise |
Soldat |
Beaune dit Lafranchise,
Jean :
Né vers
1633 de Gilbert Beaune et de Jeanne Duron ou Daron, de Saint-Claude de
Bellenaves, arrondissement de Montluçon, archevêché de Bourges (Allier).
Le 20 septembre 1665, il reçoit le scapulaire du Mont-Carmel à Québec.
Par la suite, il fut confirmé le 2 juin 1666 à Sorel. Il prend pour
épouse en date du 22 août 1667 à Québec (Cont. 24 juillet 1667, Not.
G.Rageot), Marie-Madeleine Bourgery, baptisée le 22 juillet 1652 à
Trois-Rivières. Elle était la fille de Jean-Baptiste Bourgery et de
Marie Legendre, originaire de Saint-Nicolas de La Rochelle en Aunis.
Pierre de Saurel écuyer et Roger de Bonneau, capitaine de la compagnie
La Varennes étaient présent au contrat de mariage. Avant son mariage,
Madeleine Bourgery avait été captive chez les Iroquois pendant plusieurs
années et ramenée à Québec en 1666 par les soldats de Carignan. Après
vingt ans de vie commune, Jean Beaune meurt d'une mort subite à
Lachine le 24 janvier 1687 et non 1637 pour Tanguay. Il fut inhumé le
lendemain. Ménage établi à Lachine. (8 enfants).
Devenue veuve, elle se remarie avec Jacques Chasle dit Duhamel, en date
du 2 décembre 1689 à Lachine. Il était le fils d'Étienne Chasle et
d'Esther Desmaret, de Quequenonville (Tanguay), ou d'Écoqueneauville
(Jetté), arrondissement de Cherbourg, évêché de Coutance en Normandie
(Manche). Ménage établi à Lachine. (3 enfants)
(Tanguay vol.1,
p.34, 79, 122; Jetté, p.70, 152, 238; Drouin, vol.1, p.169; Sulte,
Hist., vol.5, p.70 (2); Reg. de Québec 22 août 1667; DBAQ, t1, p.139;
Langlois, p.222-223) |
oui |
Charles Des Maignoux
Sieur de Laleu |
|
Soldat |
Des Maignoux, sieur de
Laleu, Charles :
Originaire de l’évêché de Bourges en Berry. Il reçoit le scapulaire du
Mont-Carmel le 21 septembre 1665 à Québec. Il est confirmé trois jours
plus tard soit le 24 septembre au même endroit, à l’âge de 18
ans. Il nous est connu par deux autres documents, soit celui du 5 mars
1667 en ramenant le corps de François Poisson suite à une expédition de
chasse avec lui, « gelé sur une traîne ». Quelques mois plus tard en
date du 21 juin, il est témoin et signe sur une obligation envers deux
de ses compagnons d’armes, soit Jean Duceau dit Baron envers Gabriel
Fournier dit Laverdure.
(Doc. Jud. 5 mars
1667 ; Basset 21 juin 1667 ; Reg. De Montréal 31 mai 1667 ; R.M. Le
régiment de Carignan p.110; Langlois, p.298) |
non |
| Jean Duceau /
Dussault |
Baron |
Soldat |
Duceau dit Baron, Jean :
(Dussault pour R.M.) Originaire de Cenneville en Bourbonnais. Il reçoit le
scapulaire du Mont-Carmel le 19 septembre 1665 à Québec. Il passe une
obligation de 75 livres envers Gabriel Fournier dit Laverdure devant le
notaire Basset en date du 21 juin 1667, à être remboursable d’ici deux
ans au village de Cenneville en Bourbonnais où demeure ses parents. Il
s’était acheté une terre en juillet 1671 à Lachine qu’il revend le 29
novembre de la même année. Nous perdons sa trace par la suite.
(R.M., Le
régiment de Carignan, p.100; Basset 21 juin 1667; Langlois, p.306) |
oui |
| Charles Duchesne |
La Rivière |
Soldat |
Serait de la Compagnie La varennes |
oui |
| Claude Duparc |
Lavau |
Soldat
|
Duparc, Claude :
Arrivé le 17 août 1665.
On le dit âgé de 20 ans, quand il fut tué par les Iroquois le 08/06/1666
à Ville-marie. Inhumé à Montréal le 8 juin 1666.
(Jetté, p.385 ;
R.M. Le régiment de Carignan, p.79; Langlois, p.316)
( Iroquoisie 1666-1687, p.14)
(Voir Actes Soldats Régiment
( Décès )) |
Tué |
| Jean Fagueret |
Petit Bois |
Soldat |
Fagueret dit Petitbois,
Jean :
D’origine inconnue. Il reçoit le scapulaire du Mont-Carmel le 21
septembre 1665 à Québec. En 1668, à la démobilisation des troupes, il
reste au pays et s’établit à Lachine. Au recensement de 1681, il
travaille comme domestique chez Pierre Gauthier. Il est présent à
Lachine au mariage de Mathias Chatouteau et d’Anne Mouflet le 13 juillet
1682. Le 18 juillet 1684, lorsque le sieur de Denonville lui donne
l’ordre d’aller en guerre, il fait don de sa terre en cas de mort à
Pierre Gauthier. Tué par les Iroquois le 5 août 1689, et inhumé le 29
octobre 1694 à Lachine. Pour Jetté, probablement une erreur de frappe
nous donne, inhumé en 1684.
(Tanguay, vol.1,
p.227, 479, 120, note au bas de la page; Jetté, p.411; Reg. de Lachine,
28 octobre 1694; R.M. Le régiment de Carignan, p.100; Langlois, p.325) |
non |
|
Mathieu Faye |
La Fayette |
Soldat |
Mathieu était soldat dans la compagnie Varenne,
régiment de Carignan.
Marié avec Moreau Marguerite-Françoise le 30/09/1670 à Montréal, Qc
Il a été tué par les Iroquois le 19 août 1695 à
Lachine, Canada.
Faye ou Faille
dit La Fayette, Mathieu :
Né vers 1641 de Claude Faye et de Marie Sulier, de
Saint-Jean-d'Aubrigoux, arrondissement de Le Puy, évêché de Clermont en
Auvergne (Haute-Loire). Il est confirmé en mai 1666 à Montréal. À la
démobilisation des troupes en 1668. il reste au pays. Il prend pour
épouse en date du 30 septembre 1670 à Montréal (Cont. 27 septembre 1670,
sous seing privé, à Montréal), Marguerite-Françoise Moreau, fille de feu
François Moreau et de Françoise Gardien, de la paroisse Saint-Sulpice,
faubourg Saint-Germain à Paris. Le 4 septembre 1690, lui et sa femme
sont fait prisonnier par les Iroquois et gardé en captivité. N’ayant
plus de nouvelles d’eux et les croyant mort, le notaire Adhémar procède,
le 8 octobre 1693, à l’inventaire de leurs biens. Quelques temps après
cette inventaire, le couple Faye / Moreau réapparaisse de leur
captivité. Deux ans plus tard, Mathieu Faye décède le 29 août 1695 à
Laprairie. Ménage établi au même endroit. (10 enfants).
Devenue veuve, elle se remarie en date du 21 novembre 1696 à Laprairie (Cont.
7 novembre 1696, Not. Adhémar), avec Jean Lefort ou Lesort, né vers
1669, d'Isaac et d'Anne Tibaud, de Saint-Jean- d'Angely, évêché de
Saintes en Saintonge (Charente-Maritime). Marguerite-Françoise Moreau
décède le 16 et inhumée le 17 octobre 1718 à Laprairie, des suites d'une
longue maladie. Ménage établi à Laprairie. (3 enfants).
Lefort ou Lesort se remarie en date du 14 août 1719 à Boucherville (Cont.
7 août 1719, Not. Taillandier), avec Marguerite Bourgery, née le 31
janvier et baptisée le 3 février 1681 à Boucherville. Elle était la
fille de Pierre Bourgery et de Marie Boutard. Ménage établi à
Boucherville. (3 enfants).
(Tanguay vol.1,
p.229, 388; Jetté, p.415, 694, 152; Drouin, vol.1, p.480, vol.2, p.813;
Dumas, p.295-96; Landry, p.350; Sulte, Hist., vol.5, p.71(1); Basset 17
septembre 1667; DBAQ, t2, p.222-223; Langlois, p.326-327) |
oui |
| Jean Fouché |
|
Soldat |
Fouché, Jean :
Né vers 1644 à
Jemausac en Saintonge. Il abjure le Calvinisme à l’âge de vingt-deux
ans le 21 septembre 1666 à Montréal, en présence de Monsieur Du Gué
commandant et de monsieur de St-Denis de Besne, officier de la dite
compagnie. Jeanne Mance était parmis les signataires. Semble être
repassé en France en 1668.
(Langlois, p.338) |
non |
| Gabriel Fournier |
La Verdure |
Soldat |
Fournier dit La Verdure,
Gabriel :
(R.M. Le régiment
de Carignan, p.100; Basset 21 juin 1667; Langlois, p.339) |
oui |
| Gilbert Genin |
Lamontagne |
Soldat |
Genin dit Lamontagne,
Gilbert :
Originaire de Bourges en Berry, il est confirmé le 24 septembre 1665 et
reçois le scapulaire du Mont Carmel le même jour. Son nom ne figure pas
au recensement de 1681. Habitant de Longueuil, il est appelé à aller à
la guerre, le 23 juillet 1684, et fait don de tous ses biens, en cas de
mort, à Marguerite Lafayette. Nous perdons sa trace après 1686.(Langlois,
p.349) |
oui |
| Antoine Le
Gros |
La Violette |
Soldat |
Le Gros dit La
Violette, Antoine :
Né vers 1640 de Jean Gros et de Marguerite Aupy, de la Paroisse
Saint-François de Bourbonne-les-Bains ( 52400 ), évêché de Langres (
52200 ) en Champagne
(Haute-Marne) pour Jetté. On le nomme Grous au recensement de 1681. Il prend pour épouse en date
du 9 septembre 1670 à Québec (Cont. 1ier septembre 1670, Not. Becquet),
Jacqueline Aubry, baptisé le 15 mars 1642, fille de Marin Aubry et
d'Anne Le Roux, de Saint-Pierre-du-Château, évêché de Sées,
arrondissement d'Alençon en Normandie (Orne). Cette fille du roi,
apporte des biens estimés à 200 livres et un don royal de 50 livres.
Antoine Gros décède à Lachine et inhumé le 23 septembre 1687. Ménage
établi à Lachine. (6 enfants). Devenue veuve, Jacqueline Aubry se
remarie le 22 mars 1689 à Lachine (Cont. 22 mars 1689, Not. Pothier),
avec Guillaume Denoyon, né le 19 octobre 1640 à Saint-Pierre-du-Chastel,
dans la ville et archevêché de Rouen en Normandie (Seine-Maritime). Il
était le fils de Jean Denoyon, maître taillandier et de Jeanne Franchart
ou Francfort. Jacqueline Aubry décède le 22 et inhumée le 23 janvier
1702 à Montréal. Son deuxième mari, Guillaume Denoyon, décède à Lachine
et inhumé à Montréal le 10 juillet 1704. Ménage établi à Lachine.
(Aucun enfant). Tanguay fait passer Guillaume Denoyon pour le fils de
Jean Denoyon et de Marie Chauvin. Ce Jean n'est pas son père, mais son
frère.
(Tanguay, vol.1,
p.285, 182; Jetté, p.531, 335-36; Drouin, vol.2, p.819, vol.1,
p.382Dumas, p.173; Landry, p.272; Sulte, Hist., vol.5, p.69(3); R.M. Le
régiment de Carignan, p.100; Reg. de Montréal 31 mai 1667; DBAQ, t.2,
p.400; Langlois, p.389-390) (Les Filles du Roy ;Migrations) |
oui |
| Jean Magnan |
L'Espérance |
Soldat |
Magnan dit L'Espérance,
Jean :
Né vers 1640 de Pierre et Denise Amiot, de
Dun-sur-Auron, arrondissement de Saint-Amand-Montrond, archevêché de
Bourges en Berry (Cher) pour Jetté. Il est confirmé en mai 1666 à
Montréal. À la démobilisation des troupes à l’automne 1668, il décide
de rester au pays. Il pratique alors, le métier de boulanger et de
cabaretier. Il prend pour épouse en date du 19 mars 1672 à Montréal (Cont.
9 mars 1672, Not. Basset, Marie Moitié, fille de Charles Moitié, maître
maçon, et de Nicole Chaise, de la paroisse Saint-Sulpice, rue du Four,
ville et archevêché de Paris en Île-de-France. Elle apporte des biens
estimés à 200 livres. Selon Dumas, les parents de cette fille,
n'auraient jamais vécu en Nouvelle-France, contrairement à ce que
Tanguay peut écrire à ce sujet. Au recensement de 1681, il réside à
Laprairie, et possède un fusil, deux bêtes à cornes et six arpents de
terre en valeur. Le 12 avril 1692, son épouse est soupçonnée de recel
et tous les deux, sont arrêté. Deux jours plus tard, on dresse le
procès-verbal des objets volés au magasin du roi et trouvés chez lui.
Il paraît que les objets volés, ont été déposés chez lui, mais que c’est
Christophe Godefroy qui les aurait dérobés. Jean Magnan, décède vers la
mi-janvier 1693 d’après l’inventaire des biens réalisé par le notaire
Adhémar le 17 mars 1694. Ménage établi à Laprairie et Montréal. (8
enfants).
Devenue veuve, elle épouse en seconde noce en date du 9 octobre 1700 à
Montréal (Cont. 8 octobre 1700, Not. Adhémar), Pierre Chesne dit
Saint-Onge, tailleur d'habits établi à Longueuil, veuf d'un premier
mariage avec Louise-Jeanne Bailly, en date du 29 novembre 1676 à
Montréal (Cont. 22 novembre 1676, Not. Basset). Ce couple avait eu 7
enfants de ce mariage. Il était le fils de Jean Chesne et d'Anne
Claveleau, de Reignac près de Barbezieux, arrondissement de Cognac,
évêché de Saintes en Saintonge (Charente-Maritime). Marie Moitié décède
le 30 décembre 1727 à Montréal. Son deuxième mari décède le 17 et
inhumé le 8 mai 1730 à Montréal. Ménage établi au même endroit. (Aucun
enfant)
(Tanguay, le dit
marié en 1662, il faut lire 1672, vol.1, p.402, et 125; Jetté, p.751,
245; Drouin, vol.2, p.879, vol.1, p.268; Dumas, p.300-301; Landry,
p.349; Sulte, Hist., vol.5, p.71(2); DBAQ, t.3, p.336-337; Langlois,
p.401) |
oui |
| Louis Marie |
Ste Marie |
Soldat |
Marie dit Sainte-Marie,
Louis :
Né vers 1634, de Louis Marie et de Marguerite Peigné, de la paroisse
Saint-Symphorien, ville et archevêché de Tours en Touraine
(Indre-et-Loire). Il reçoit le scapulaire du Mont-Carmel le 10 octobre
1665 à Québec. Après avoir été travaillé à la construction de fort
Sainte-Thérése sur les bords du Richelieu, sa compagnie est envoyée en
garnison à Montréal, pour y demeurer jusqu’en 1668. Il reste au pays
après la démobilisation et prend pour épouse en date du 31 mai 1667 à
Montréal (Cont. 21 mai 1667, Not. Basset), Mathurine Goard, fille de
Gilles et de Catherine Léger, de la paroisse Saint-Sulpice, faubourg
Saint-Germain-des-Prés, Paris. Au recensement de 1681, il habite
Montréal et possède une bête à cornes et cinq arpents de terre en
valeur. Louis Marie décède à Montréal et inhumé le 2 décembre 1702. Sa
femme décède à l’Hôtel-Dieu de Québec et inhumée le 9 décembre 1720 à
Montréal. Ménage établi au même endroit. (11 enfants).
(Tanguay, vol.1, p.34,
411; Jetté, p.770; Drouin, vol.2, p.901; Dumas, p.248; Landry, p.318;
Sulte, Hist., vol.5, p.67(2); ); R.M. Le régiment de Carignan, p.99;
Basset 31 mai 1667; Reg. de Montréal 31 mai 1667, 12 avril 1668; Reg.,
de Québec, 22 août 1667; DBAQ, t.3, p.365-388; Langlois, p.404) |
oui |
| Jean Moreau |
|
Soldat |
Jean Moreau :
D’origine
inconnue. Arrivé le 17 août 1665, il sera inhumé le 30 septembre 1687 à
Montréal. Au recensement de 1681, il résidait à Montréal. Tanguay le
dit, marié à Anne Vannesy ou Vanzegue d'après le recensement de 1681. À
ce recensement, cette femme est dite veuve et habitait avec ses 3
enfants, chez Jean Moreau. Anne Vannesy ou Vanzegue était la femme de
Hubert Leroux, mariée le 20 novembre 1673 à Montréal (Cont. 7 novembre
1673, Not. Basset). Hubert Leroux décède le 12 octobre 1681 à
Montréal. Suite à ce décès, Jean Moreau reçoit la veuve et les enfants
Leroux. Donc aucune indication ne nous dit que Jean Moreau se soit
marié. Ne pas confondre avec Jean Moreau dit Lagrange.
(Tanguay, vol.1,
p.441; Jetté, p.829; Dumas, p.311-12, Landry, p.376; Sulte, Hist.,
vol.5, p.68(3); R.M. Le régiment de Carignan, p.100; Reg., de Montréal,
4 novembre 1670) |
oui |
| Jean
Morieau |
Jolicœur |
Soldat |
Morieau dit Jolicoeur,
Jean :
Il reçoit le
scapulaire du Mont-Carmel le 27 septembre ou le 5 octobre 1665. À la
démobilisation des troupes en 1668, il reste au pays et va s’établir à
Montréal. On le qualifie de tailleur d’habits. En 1670 et 1675 on le
désigne comme témoin à divers mariages. Il contracte certaines
obligations durant l’année 1677. Au recensement de 1681, on le dit âgé
de quarante ans. Le 30 juin 1684, se préparant à partir pour la guerre,
il fait don de tous ses biens, en cas de mort, au chirurgien Antoine
Forestier. Il faut croire qu’il revint de la guerre en bonne condition,
puisqu’il dicte son testament devant le notaire Basset en date du 29
septembre 1687. Il lègue 100 livres à la fabrique Notre-Dame de
Montréal et un autre 100 livres aux pauvres de l’hôpital. Son exécuteur
testamentaire disposera le reste de ses biens comme bon lui semblera.
Jean Morieau sera inhumé à Montréal le lendemain de la signature de son
testament. (Langlois, p.418) |
oui |
| Jacques de Moulins |
Sallebrune |
Soldat |
|
oui |
| Antoine Pigean |
|
Soldat |
Pigean, Antoine :
Son nom avait été indiqué comme témoin à une obligation passé devant le
notaire Basset en date du 21 juin 1667 entre les soldats Duceau et
Fournier de cette compagnie. Pour quelques raisons que ce soit, son nom
a été rayé et remplacé par le témoin Isaac Nafrechou. Aucun autre
détail ne nous ai parvenu de ce soldat.
(Langlois, p.436) |
non |
François Poisson |
|
Soldat |
Poisson, François :
Né à Névry ou Neuvy vers 1647. Il a été trouvé mort par le froid à la
chasse. Inhumé à Montréal le 8 mars 1667.
(Jetté, p.932 ;
R.M., Le régiment de Carignan, p.81; Doc. Jud. 5 mars 1667; Langlois,
p.439)
(Voir Actes Soldats Régiment
(Décès))
 |
mort |
| Guillaume Richard |
La Fleur
|
Soldat
|
Richard dit La fleur,
Guillaume :
Né vers 1638, de
Jean Richard, marchand de blé, et d'Anne Meusnier, de Saint-Léger (
17800 ), évêché de Saintes ( 17100 ) en Saintonge (Charente-Maritime).
Il fut confirmé à Québec le 25 septembre 1665 et reçoit le
scapulaire le même jour, âgé de 26 ans. Il demeure au pays
en 1668 et continue à servir comme soldat. Il participe à l’expédition
de Frontenac au lac Ontario en 1673 et demeure à Cataracoui en tant que
commandant de la place jusqu’en 1674. Revenu à Montréal, il est nommé
sergent de la garnison, il prend pour épouse en
date du 26 novembre 1675 (Cont. 24, Not. Basset), Agnès Tessier,
baptisée le 23 mars 1659 à Montréal. Elle était la fille d'Urbain
Tessier dit Lavigne et de Marie Archambault. il devint lieutenant de milice à la
Pointe-aux-Trembles en 1688 et en 1690,sous les ordres du Commandant De
Colombet, ayant tendu une embuscade aux iroquois, il fut
tué avec d'autres compagnons lors de cette bataille au Bout de l’Île de
Montréal le 2 juillet 1690, près de la coulée de Jean Grou. Cette
bataille est aussi appelée
" Le combat de la rivière des prairies"
. Lui et ses
compagnons furent enterrés à la hâte sur le lieu même, de peur que les
Iroquois reviennent pour les scalper.
Leurs restes furent exhumés pour
être inhumés de nouveau au cimetière de la Pointe-aux-Trembles le 2
novembre 1694.
Ménage établi à la Pointe-aux-Trembles. (8 enfants).
Nous connaissons les mariages de 6 de ses 8 enfants;
Agnès et Jean Moreau en 1703
Marie-Anne et Mathieu Coitou en 1705
Pierre et Catherine Larrivée en 1706
Marie-Madeleine et Pierre Lambaye en 1706
Jean-Baptiste et Marie-Anne You en 1718
Urbain et Marguerite Fleuricourt en 1719
Étant devenue veuve en 1690, elle se remaria en date du 21 novembre 1692
à Montréal (Cont. 16 novembre 1692, sous seing privé, A.N.Q.M.), avec
Claude Ducongé ou Descongés dit Lafortune, d'origine inconnue. Son
deuxième mari décède à Hôtel-Dieu et inhumé le 3 septembre 1729 à
Montréal. Ménage établi à la Pointe-aux-Trembles. (5 enfants).
(Tanguay, vol.1,
p.516, 285 voir note, 208; Jetté p.982, 1066, et 375; Drouin, vol.2,
p.1150, vol.1, p.439; R.M. Le régiment de Carignan, p.99; Sulte, Hist.,
vol.5, p.67(1); H.C.Burleigh, D.B.C., vol.1, p.586-87; DBAQ, t4, p.246;
Langlois, p.452)
( Mémoires de la société
de généalogie Canadienne-Française, vol 41, n°2 été 1990 , pages 107 à
123; Le Combat de la coulée Grou écrit par Jean Joly ) |
oui |
| Pierre Rivière |
La Rivière |
Soldat |
Rivière dit La Rivière,
Pierre :
Il est le fils de Jean Rivière et de Louise Caillaude, de Les Sables
d’Olonne, évêché de Luçon au Poitou (Vendée). Il reste au pays en 1668.
Il obtient une terre à l’Île Sainte-Thérèse en 1670. Il prend pour
épouse en date du 23 avril 1680 à Repentigny,( contrat sous seing privé
à Montréal le 22 avril 1680), Marie-Anne Mousseau, baptisée à Montréal
le 8 novembre 1661. Elle était la fille de Jacques Mousseau et de
Marguerite Sauviot. Elle était aussi veuve d’un premier mariage avec
Jean Bleau en date du 28 septembre 1676 à La Pérade. Au recensement de
1681, il habite à Repentigny et possède un fusil, quatre bêtes à cornes
et huit arpents de terre en valeur. Pierre Rivière décède à Repentigny
le 9 mai 1700 et inhumé le lendemain. Ménage établi à Repentigny (10
enfants).
(Tanguay, vol.1,
p.520; Jetté, p.991,115; Drouin, vol.2, p.1163, vol.1, p.125; Sulte,
Hist., vol.5, p. Langlois, p.453-454 ) |
oui |
| Louis Robert
|
Lafontaine /
La Pommeraye |
Soldat/
cordonnier |
Robert Louis dit la Pommeraye
Originaire du Poitou, fils de André Robert Cabaretier et
Catherine Bonin marié le 20 juin 1629 à La Rochelle.
Il épousa Marie Bourgery, fille de Jean-Baptiste et Marie Gendre;
cette dernière avait annulé un contrat de mariage en 1664 avec Nicolas
Leblanc dit Labrie. Libéré de ses obligations militaires après la
construction des forts; Il se marie le 25 novembre 1666 aux Trois
Rivières et ont pour témoin à la cérémonie, Henri de Chastellard Sieur
de Salière et le gouverneur des Trois Rivières, Pierre Boucher. Il
suivra ce dernier et s' installera à Boucherville.
Le couple eut 12 enfants; 9 garçons et 3 filles.
Robert mourut le 1er janvier 1711 à l' âge de 72 ans.
(Sources: Etude généalogique, O. Robert
Archives Nationales du Québec) |
oui |
François Saluer
de Montlieu
|
|
Soldat |
Saluer de Montlieu,
François :
27 ans, noyé en se baignant. Son corps fut retrouvé huit jours
plus tard et inhumé à Montréal le 24 juin 1666
(Voir Actes Soldats Régiment
(Décès))
 |
Noyé |
| Charles Taillandier |
|
Soldat |
Taillandier sieur de La
Brosse, Charles :
Originaire de Varigny en Nivernais. Nous ne connaissons pas sa
filiation. Il est témoin à l’abjuration de Jean Harcouet à l’hôpital de
Québec le 19 septembre 1665. Il est aussi témoin au contrat de mariage
de Gilbert Guillemin dit Saint-Villard et de Marie Demers devant le
notaire Basset le 22 janvier 1668.
(Langlois, p.477) |
non |
 |
La Vau |
Soldat |
Tué par les Iroquois l08/06/1666, enterré le
20/06/1666
(Voir Actes Soldats Régiment
(Décès))
 |
Tué |
| |
|
|
|
|