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  Régence du Duc de Savoie- Piémont


Feuille de Route
 


  La Bataille du Saint Gothard
                    
 
 
Les Bateaux et leurs compagnies

                            
Canadiens de Tourouvre Cartes de France Le Combat de la Rivière des Prairies             Troupes de Lorraine
                          
            Invasions Turcs     Le Régiment en 1671
                Donation
                    
   
       
 

Les Huguenots (Foi Protestante)  

 Abjuration ; Les Huguenots abjuraient leur foi  pour se rallier au catholicisme, plus par nécessité que par foi réelle. Ceux-ci quittaient la France pour des raisons diverses de croyance, politique, carrières etc.  Mais ils retrouvaient  en Nouvelle-France, les mêmes problèmes avec peut-être la persécution en moins. Il leur fallait donc renier leurs convictions religieuse pour pouvoir s'établir en paix . Car même un enterrement décent leur était refusé s'il n'abjurait pas.
Bernard Quillivic

    
Interdit aux non Catholique   

  A plusieurs reprises les autorités de la Nouvelle France, appuyées ou poussées par les autorités Métropolitaines, tentent d' éviter que des non catholiques
s' établissent ici. Parmi les Premiers explorateurs Roberval est le plus célèbre des Huguenots établis ici. Sans succès on voudra entraver leur implantation.
  En 1627 écrit Marc André Bédart, par la fondation de la compagnie des cent associés  " Non seulement les protestants n' ont plus le droit de diriger des entreprises commerciales dans la colonie, mais il leur est formellement interdit de s' établir en Nouvelle France".
Pourtant, en 1676 le conseil supérieur de Québec les autorise à séjourner ici pendant l' été, mais il leur interdit de s' assembler. Tolérés en France, les Huguenots qu' on appelle également Protestant
(Luthérien) ou Calviniste, le sont dans les colonies Françaises. Pourchassés par la révocation  de l' Edit de Nantes en 1685, il le seront partout ou règne le Roi des Français.
    Pendant qu' on les tolère, ils quittent l' Aunis, la Normandie, le Poitou, le Languedoc, l' Ile de France, l' Angoumois, et d' autres provinces pour tenter, eux aussi, leur chance en Amérique. Leurs affinités religieuses exceptées, ce sont des français comme les autres, des soldats, des charpentiers, des chirurgiens, des cordonniers, un orfèvre, un boucher, un tapissier ou...un bourreau, qui s' appellent, Jean Daigre (Daigle) dit l' allemand, François Dumontier, Philippe Ménard, Gédéon et Moise Petit, Elie Rousseau dit lasonde,
Jean de Sicard, Jacques Proulx, Isaac Berthier, Marguerite Doucinet, Isabelle Targer, Catherine Basset, etc...
  Pour survivre ici, ces hommes et ces femmes obéissent aux lois et aux mandements qui leur défendent de se réunir pour prier et de manifester leur appartenance religieuse de quelque manière que ce soit.
  En 1664 et en 1677, ils sont visés par les ordonnances de monseigneur de Laval obligeant tous les parents à faire baptiser leurs enfants.

  Les amoureux sont obligés, s' ils sont de religion protestante, de se marier à l' église catholique puisque de toute manière, aucun religieux de leur église n' officie en Nouvelle France...La Confirmation étant obligatoire les protestants et les catholiques y sont soumis quelquefois sans avoir même pu abjurer.
A celui qui meure sans le secours de la religion, on promet un enterrement de dernière classe, dans un terrain vague, et la confiscation de ses biens si le mourant recouvre la santé après avoir montré quelque manque d' inclination pour le catholicisme.
      Marc André Bédart énumère quelques métiers interdit aux protestants français
dont une liste a été retrouvée au Séminaire de Québec ou elle a été expédiée entre 1680 et 1685. Le Calviniste ( s' il était connu) ne pouvait pas être médecin, apothicaire ou Sage femme, contrôleur, commis, brigadier, archer et huissier, greffier, procureur, notaire ou juge. Dans sa vie privée, il ne pouvait évidemment pas être parrain ou marraine ni tuteur, ni tutrice. Enfin même les droits des parents sur leurs enfants se trouvent modifiés par l' intervention de la loi: " Un enfant mineur peut se marier sans la permission de ses parents, à condition de recevoir le consentement de parents, amis ou voisins catholiques"
  Forcés à respecter la loi du dimanche, à faire éduquer leurs enfants dans la religion catholique, certains se sont fondus à l' ensemble des colons alors que d' autres ont tentés l' aventure en rejoignant leurs coreligionnaires de la Nouvelle Angleterre. 

 

 

                                                          Signification de Livre Tournois et de Pétun. 

Très facile de répondre à la 2è question : le pétun était le tabac, on disait aussi pétuner pour fumer.

Par contre pour Livre tournois c'est beaucoup plus compliqué. Les salaires, les dots des filles, les achats de terres etc. sont toujours exprimés en Livres, bien que ce soit une monnaie virtuelle. Il n'existait pas je crois de pièce d'une livre. Le qualificatif de tournois ou parisis qualifie deux systèmes monétaires d'origine donc de valeur différente. Je pense qu'à l'époque que nous étudions, le terme était resté d'usage, bien que matériellement aboli en 1667 par Louis XIV.    
Tournois vient tout simplement de Tours et avait un caractère international ce qui explique pourquoi on a continué à qualifier la livre de tournois par habitude en quelque sorte. Le Parisis utilisé jusqu'à Charles VIII était frappé dans le Nord et une partie du Centre et avait une valeur supérieure.
  " S'est dit en France de la monnaie frappé à Tours, jusqu'au XIIIème siècle, puis de la monnaie frappée sur le modèle de celle de Tours.
La Livre Tournois valait 20 sous Tournois et le sous Tournois 12 deniers."

  Un grand merci à Michelle Godret  pour tous ces renseignements

 

Définition du scapulaire en Nouvelle-France

Durant la présence des soldats en Nouvelle-France, ces derniers recevaient
le sacrement de confirmation si ce n’était déjà fait en France.  
Ce terme, selon l’Église Apostolique, exprime la confirmation du baptême en tant que renforcement de la grâce à travers le sceau de l’Esprit Saint. (Histoire de la confirmation, diocèse de Nanterre)
Par la suite, les soldats pouvaient accepter d’appartenir à la confrérie du
Scapulaire de Notre-Dame du Mont-Carmel pour leur protection promis par la Très Sainte Vierge.

1. On devient membre de la confrérie du Scapulaire de Notre-Dame du
Mont-Carmel par la réception du Scapulaire, qui doit obligatoirement être «imposé » (autour du cou),

2. Le Scapulaire du Mont-Carmel est composé de deux morceaux de laine brune tissée de forme rectangulaire, reliés entre eux par deux cordons de manière à pouvoir être portés autour du cou. L'image de la Sainte Vierge attachée au Scapulaire n'est pas nécessaire

Au début, le Scapulaire était à l'usage exclusif des religieux Carmélites.
Plus tard, l'Église désirant étendre les privilèges et les bénéfices spirituels de cet usage à tous les catholiques simplifia sa grandeur et autorisa que sa réception soit à la portée de tous.
C'est le matin du 16 juillet 1251 que Notre-Dame est apparu au saint carme anglais, saint Simon Stock, et lui a remis le Scapulaire miraculeux du
Carmel. Saint Simon Stock était, dans ce temps-là, supérieur général de
 l'Ordre des Carmes. Il était dans une situation affligeante, car son Ordre
passait par de très sérieuses difficultés, étant méprisé, persécuté et même
menacé d'extinction.
Promesses de la Très Sainte Vierge
·        préservation des flammes éternelles.
·        libération du purgatoire le samedi après notre mort.
·        protection contre les dangers de l'âme et du corps.
(Association internationale de droit pontifical, Héraut de l’Évangile)
Gérald Ménard

 
Avec ces promesses, c’est certain que les soldats n’hésitaient pas d’y adhérer. Image :
www.traditions-monastiques.com/images/scp2301.jpg

Régence de la Savoie et du Piémont

A la mort du Duc Victor Amédée 1er; le ciel s'assombrit bientôt tout-à-fait dans les vallées. Aux difficultés que la haine tracassière du clergé papiste soulevait dans les affaires de tous les instants, aux débats sur la religion, aux obstacles mis à la prospérité individuelle, à la libre jouissance du domicile consacré par un long usage et par des concessions souveraines, aux empêchements mis surtout à l'instruction de l'enfance et à l'exercice de la liberté religieuse dans certaines communes, à toutes ces entraves, objets de la sollicitude inquiète des conducteurs des Églises, vinrent s'ajouter des difficultés politiques et matérielles d'une immense gravité. Le duc Victor-Amédée 1er  venait de mourir en octobre 1637. La régence de son fils, âgé de cinq ans, remise à sa veuve Christine de France, était réclamée par le cardinal Maurice de Savoie, aidé de son frère Thomas, tous deux frères du défunt, et par conséquent oncles du jeune duc. Ces princes, soutenus par l'Espagne, s'emparèrent du Piémont. Turin même leur ouvrit ses portes. La Duchesse Christine de France et ses enfants passèrent les Alpes et se réfugièrent en Savoie. La cause de la régente semblait perdue en Piémont. C'est dans ce moment critique, où tous l'abandonnaient de ce côté des Alpes, que les Vallées, suivant jusque dans le malheur de leurs souverains les traditions de leur antique fidélité, déclarèrent leur ferme résolution de soutenir le droit de leur duc et de sa mère. Elles furent pour cela cruellement maltraitées, surtout celle de Luzerne par son seigneur, marquis de Luzerne et d'Angrogne, qui avait pris parti pour les princes Maurice et Thomas.
S'attendant à être assaillies par l'armée des princes et de l'Espagne, elles crurent devoir prendre des précautions de défense, pour se conserver à leur souverain; elles créèrent en particulier des officiers militaires. Grâce à cette énergique attitude, elles ne furent point forcées, et rendirent même un service éminent; car elles tinrent libres les passages des Alpes, par lesquels l'armée française, sous les ordres du comte de Harcourt et du maréchal de Turenne, pénétra en Piémont, et après en avoir chassé l'armée espagnole, procura la paix et remit le jeune duc, sous la régence de sa mère, en pleine possession de ses états.
 (V. LÉGER,... II éme part., p. 69 et 70. )-
:http://www.regard.eu.org/livres.5/Histoire.Eglise.Vaudoise.1/25.html

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Feuille de Route pour une compagnie


 

                                                                                                          .......à mon frère le Duc  
                                                                                                                                  D' Orléans daté du 10 juillet 1650


                                                          Chemins que tiendrons 40 Soldats
                                                               Pour aller en garnison à Metz


  Paris              Partant des environs de Paris pour loger à Meaux
                        Bussières
  Soisson          Orbais
                        Espernay
                        Chalons
  Chalons          L' Espine
                        Ste Ménéhould ou il séjournerons un jour
                        Vraincourt
                        Verdun
                         Malatour
                         Metz en garnison
                         Aux lieux dit de passage cy dessus les vivres nécessaires
                         seront fourni par étape aux gens et  effectifs conformément
                         aux règlements de sa majesté

                        Fait à Orléans le 10ème de juillet 1650

                                                         Louis

                             Paraphe                             Le Tellier
 

 
 

Voici ce que pouvait être une feuille de route d' un des soldats du régiment. Bien entendu, celle-ci date du 25 pluviôse an 5, et il est fort possible que certaines choses ont changées depuis 1665, mais le principe est resté le même.
Dans le cas ou j' aurais la possibilité d' avoir une feuille de route d' un des soldats du régiment, je la remplacerai aussitôt.

Cette photo a été prise sur le site:
http://daniel_burgot.club.fr/html/genealogie/froute.htm

Que je remercie infiniment.

 

Bataille de Saint-Gotthard  
Est aussi appelée la "szentgotthardi-csata"

La bataille de Saint-Gothard / Godart eut lieu le 1er août 1664, près du village de Saint-Gothard (Szentgotthárd) en Hongrie, de part et d'autre de la rivière de Raab.
Elle opposa les armées de l’Empire( Léopold 1er de Habsbourg ) et de la France (chrétiennes) aux armées ottomanes (musulmanes). ( Seule bataille ou le Roi de France ( Louis XIV) fut allié des Habsbourg.)
L'armée de l'Empire était commandée par Montecucucoli. L'armée française (6000 hommes) était commandée par le comte Jean de Coligny-Saligny (1617-1686), que le roi avait nommé avec les pleins pouvoirs. Face à l'avancée turque, l'armée impériale commença à perdre pied. Ce fut l'armée commandée par Coligny qui rétablit la situation et entreprit la contre-attaque. Celle-ci réussit, les Turcs furent mis en déroute, une partie de leur armée se noya dans le Raab : grâce aux Français dirigés de main de maître par Coligny, la défaite fut conjurée et la victoire assurée.
Cette victoire stoppa net l'avancée turque et sauva l'Empire d'un désastre : Vienne, en effet, n'était pas très loin, et si les Turcs eussent pu franchir le Raab, ils eussent atteint Vienne sans résistance, et soumis l'Autriche.
La victoire de Saint-Gothard (1664) est une des grandes dates de la lutte séculaire que l'Autriche a mené contre les Turcs. La seconde victoire fut la bataille de Vienne en 1683, remportée par Jean Sobieski roi de Pologne.
Anecdote
Parmi les scènes citées dans la mémoire collective à propos de cette victoire des armées de Coligny, on peut mentionner celle de la mort du jeune Pierre de Rougé, marquis du Plessis-Bellière, enseigne au régiment de la Ferté: "Il fut tué à l'âge de 19 ans à la bataille de Saint Godard, en Hongrie, en défendant son drapeau. Le Turc qui avait percé les rangs pour le lui enlever, tomba lui-même percé de coups sur la place." Manuscrit du marquis de Quincey ", voir aussi Gazette de France du 5 septembre 1664.
 Sources : Clio.Fr; Planet Turquie; Wikipédia; Mémoire du Comte Jean de Coligny-Saligny;
Les Images nous ont été transmises par Madame Lynda St Laurent, que nous remercions.


                                Auteur Inconnu
                                                                  
                                                                                        La traversé du Raab, par les alliés ( auteur inconnu)

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Les Bateaux et Leurs Compagnies       

Après des recherches plus approfondies, avec les documents à l' appui; mais toujours sous toutes réserve; voici comment je vois à ce jour, le départ des compagnies du port de la Rochelle:
Le 19 avril 1665 à bord du Vieux Siméon de Dunkerdam
Nom de la Compagnie Commandant de la Compagnie Sources Annotations
Chambly Jacques de Chambly Relation,1665 pages 7-10  Est noté sur le document des Archives de la Rochelle, Rapporté par Monsieur  Michel  Robert, Que je remercie.
La Tour Jean Escande de Latour Journal des Jésuites, page 332 Idem
Froment Pierre André de Froment Journal des Jésuites, page 332 Idem
Petit Louis  Petit est  dite avec De Salière le 27 août à Ste Thérèse
Dictionnaire Biographique du Canada en ligne
compagnie supposée être à bord, d' après des dates de présence, mais il ne faut pas oublier qu' une partie de cette compagnie était embarquée à bord du St Sébastien, pour la garde et les honneur réservé à M. de Courcelle et Jean-Talon. Ce qui pourrait expliqué le fait  que cette compagnie embarquant non complète, elle ne soit pas inscrite.
Ces compagnies partirons, le 23 juillet vers Trois-Rivières, puis le 10 août vers le saut du Richelieu. elles seront commandé par Monsieur de Chambly, il sera joins à ce détachement une compagnie de gens du pays, commandé par le sieur de Repentigny.
 

                  Le 13 mai 1665 à bord de L' Aigle d'Or de Brouage       
Navire de Fort Tonnage (900Tx)
Il ne serait pas impensable de voir 6 compagnies à son bord
Navire appartenant au Sieur Pierre Gaigneur, armé par le Roi ( Sources : états général de toutes les dépenses faites à causes des vingt compagnies du régiment d' infanterie de Carignan sallière et d' une compagnie de chacun des régiments d' infanterie de Champbellé, Orléans, Poytou, Laillé, que sa Majesté entretien en Canada ou Nouvelle France pendant l' année 1666) Document des Archives de Paris;  CANADA-Correspondance Générale 1663-1667, Vol 2 C11Folio 272 et 51.
Voir Louis XIV et la N France

Frédière Balthazar Annibal Alexis Flotte de la Frédière est  dite avec De Salière le 27 août à Ste Thérèse
Dictionnaire Biographique du Canada en ligne
 Est noté sur le document des Archives de la Rochelle, Rapporté par Monsieur  Michel  Robert, Que je remercie.
Lamotte Pierre de Saint Paul   Idem
Grandfontaine Hubert D' Aubigny est  dite avec De Salière le 27 août à Ste Thérèse
Dictionnaire Biographique du Canada en ligne
Idem
Salière Henri de Chastellard de Salière Courrier Jean-Talon, lettre du 4 mai 1665  La présence du Marquis de Salière à bord peut laisser supposé la présence de sa compagnie.
 

Le 13 mai à bord de la Paix

Colonelle Jean Baptiste Dubois de Cocreaumont et de Saint Maurice    Est noté sur le document des Archives de la Rochelle, Rapporté par Monsieur  Michel  Robert, Que je remercie.
Sorel Pierre de Sorel Courrier Jean-Talon du 14 mai 1665  
Maximy Abraham de Maximy présente à Québec le 21/08/1665
Dictionnaire Biographique du Canada en ligne
 Est noté sur le document des Archives de la Rochelle, Rapporté par Monsieur  Michel  Robert, Que je remercie.
Contrecœur Antoine Pécaudy de Contrecoeur est  dite avec De Salière le 17 août
Dictionnaire Biographique du Canada en ligne
Idem
 

Le 24 mai à bord du St Sébastien; avec Courcelle et Jean-Talon.
(maladie à bord, 8 morts en mer; et plus de 80 malades décomptés par Jean-Talon). 100 selon les Jésuites.

Duprat Sieur  Duprat   En accord avec Monsieur Langlois
Dugué Michel Sidrac Dugué de Boisbriant    
La Fouille Jean Maurice Philippe de Vernon de la Fouille   Une partie de cette compagnie est à bord de ce navire, l' autre à bord du justice. dans le but de laisser la place au petit détachement de service de la compagnie Petit, ainsi que le personnel accompagnant de Courcelle et Jean-Talon.
Laubias Arnoul de Laubias    
Ainsi qu' un détachement de la Compagnie Petit, au service de Courcelle et Jean-Talon.
 

Le 24 mai à bord de Le Justice
( possibilité que la maladie soit également à bord ce qui expliquerai le nombre de cent donné par les Jésuites.).

Saint Ours Pierre de Saint Ours    
Rougemont Etienne de Rougemont    
Naurois Pierre de Naurois    
Varennes Roger de Bonneau de la Varenne est  dite avec De Salière le 27 août à Ste Thérèse
Dictionnaire Biographique du Canada en ligne
 
La Fouille Jean Maurice Philippe de Vernon de la Fouille   Le reste de cette compagnie est à bord du St Sébastien.
 
Bien entendu, il est toujours possible de petites erreurs, surtout lorsque 2 bateaux partent le même jour. C'est pour cela que je continue mes recherches également à ce niveau. surtout le courrier où des officiers de compagnie font part de leur satisfaction sur leur voyage.
 
 Le Jardin de Hollande, Navire du Roi aurait participer au transport des troupes, malgré son petit tonnage
Navire appartenant au Sieur Petit, armé par le Roi ( Sources : états général de toutes les dépenses faites à causes des vingt compagnies du régiment d' infanterie de Carignan sallière et d' une compagnie de chacun des régiments d' infanterie de Champbellé, Orléans, Poytou, Laillé, que sa Majesté entretien en Canada ou Nouvelle France pendant l' année 1666) Document des Archives de Paris;   CANADA-Correspondance Générale 1663-1667, Vol 2 C11Folio 272 et 51.
Voir Louis XIV et la N France      
 
 

INVASIONS TURCS

Il semblerait que les invasions turques en Europe causent un petit problème au sujet des dates. J’estime donc qu’un petit rappel s’impose
.

Il y eut trois invasions des Turcs, sans rentrer dans les détails voici les dates :

 La première invasion

 La première invasion, mené par Suleyman le Magnifique s’étendit sur une durée de près de huit ans. Un siège de la ville de Vienne
( Autriche ) eut lieu au printemps 1529. Les Turcs après maintes exactions levèrent le siège le 15 octobre 1529.

 

 

Ahmed Keurprülü

La deuxième invasion 

La deuxième invasion, mené par Ahmed Keurprülü fut stoppée à Saint Gothard (Szentgotthard en Hongrie) de part et d’autre de la rivière de Raab. Elle opposa l’armée de l’Empire commandé par Montecucucolie à laquelle s’était jointe une armée française de 6000 hommes commandée par le comte Jean de Coligny-Saligny, d’où la possibilité que certaines compagnies qui furent ensuite rattachées au Régiment de Carignan, prirent part à cette bataille puisqu’elle a eu lieu le 1er août 1664.Gassion Commandait la Cavalerie du corps d' armée Française.

Montécucucolie

 

La troisième invasion

La troisième invasion sous la haute direction du Sultan Mehmed IV, mené par le Grand Vizir Kara Mustafa Pacha, ( Celui-ci fut exécuté suite à son échec) fut arrêtée à la bataille qui eut lieu le 12 septembre 1683 sur la colline du Kahlenberg (Kahlosburg) près de Vienne.
Suite à un appel au secours du Pape Innocent XI à tous les souverains catholiques,  le Roi d’Espagne, les Princes italiens envoyèrent des contingents, les Princes allemands réconciliés par le danger commun mobilisèrent.
Jean Sobieski, Roi de Pologne, et terreur des Turcs amena une armée de secours. Louis XIV se contentant de faire bombarder Alger pour faire diversion. Des compagnies, des régiments suisses stationnés à Fort Barraux pour la bonne garde du fort répondirent à l’appel du pape.

Sources: Clio.Fr; Planet Turquie; Wikipédia; Mémoire du Comte Jean de Coligny-Saligny; Turkey Web Guide;
 www.ghg.net/Shether/popes/image/innocent_XI jpg
Dans le cas ou j' aurai commis une erreur, je prie nos amis Turcs de m' en excuser et accepte volontiers leur corrections .

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Les Canadiens de TOUROUVRE

Une Plaque Commémorative dédié aux canadiens qui sont partis de TOUROUVRE, parmi ceux ci; quelques uns du Régiment.

Source:
©www.perche-quebec.com
Un grand merci à Monsieur Jean François Loiseau
 

 "Le bourg de Tourouvre a été au 17ème siècle le principal foyer de l'émigration percheronne au Canada. Pour le géographe français Elisée Reclus (1830-1905), il est même "le lieu d'Europe qui a contribué, pour la plus grande part, au peuplement du Nouveau Monde".

 

Cartes de France

Anciennes  Provinces  

Cette Carte des Anciennes Provinces de France nous a paru utile afin de mieux situer les lieux de naissance des soldats du régiments et des Filles du Roy.


Ces documents proviennent du site


Cartes de France
 
http://morel.and.co.free.fr/atlas/carte09.jpg
 http://morel.and.co.free.fr/amiens.html
 

J' ai contacté Monsieur Morel et suis toujours sans réponse, si vous le connaissez, merci de l' en avertir.

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Carte Actuelle

Voici la carte des régions et départements actuels

Cette Carte libre de droit provient du
Site : www.Carte-france.gallica.web.com/

 
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                                                                                   Le Combat de la Rivière des Prairies
 

                     Combat de la Coulée de Grou 
           "Atelier d'histoire de Pointe aux Trembles"

Le vandalisme ayant encore frappé, la plaque commémorative
a été volée

Pour mieux comprendre la bataille de la coulée de Grou, il faut se rappeler qu' un an auparavant, avait eu lieu le Massacre de Lachine dans la nuit du 4 au 5 août 1689; " C'était par une nuit très noir sous une pluie torrentiel, que 1500 Iroquois débarquèrent à Lachine, en silence ils se mirent par petits groupes devant chaque maisons. A un signal donné, ils surprennent les habitants dans leur sommeil massacrant près de 24 personnes et emmenèrent entre 90 et 120 prisonniers dont plusieurs moururent en captivité. Lachine ayant été dévasté, ils portèrent leur fureur jusqu' à Lachenaie.( source: Le Vieux Lachine par Désiré Girouard.)

D' autre sources donnent des chiffres différents, et il est très difficile d'être objectif, ces chiffres sont de 200 tués et une vingtaine de prisonniers. Quel était le nombre d' habitants à Lachine à cette période, il est vrai que si le chiffre de 1500 Iroquois est exacte, le chiffre de 200 morts parait plus plausible.

  
C' est donc encore dans ce climat de terreur que le 2 juillet 1690, un guetteur averti le sieur De Colombet, qu' un groupe d' une centaine d' Iroquois en canoë descendaient la rivière des prairies vers Montréal. Aussitôt la décision est prise et en tant qu' ancien lieutenant réformé, il prend le commandement d' une petite troupe regroupée à la hâte d' environs 25 hommes. Cette dernière va s' installer dans la coulée de Grou pour tenter de stopper les Iroquois. Lors de l'arrivée de ces derniers, un feu de salves est tiré, plusieurs iroquois sont touchés mais au lieu de s'enfuir ces derniers passent à la contre-offensive et se ruent sur les français. Cet assaut fit 10 tués et 4 prisonniers parmi les français. Il y aurait eu une trentaine de morts côté iroquois. Les français se replièrent rapidement sur un petit fort des environs.
 

Ce texte est celui de la plaque apposée depuis 1982,
(Source, Service Canadien des Parcs)

En juillet 1690, le Sieur de Colombet, ancien Lieutenant de l' armée française, eut vent qu' un groupe de guerriers iroquois descendaient la Rivière des Prairies vers Montréal. Avec un groupe d' environ 25 hommes, il tendit une embuscade aux quelques 100 indiens qui arrivaient. Dans l' escarmouche qui suivit,
De Colombet et 8 de ses hommes furent tués et 6 autres furent fait prisonniers. Les survivants français battirent en retraite vers un petit fort des environs.

     
Voici une liste provisoire des Combattants:


Morts Sur le Champ:
De Colombet                                     Commandant
Jean  Jallot                                         Chirurgien
Guillaume  Richard    dit Lafleur          Capitaine de la milice de Pointe aux Trembles
Joseph  Cartier         dit Larose
Jean  Beaudoin, fils
Pierre Marsta, fils
Jean Delpué              dit Parisot
Nicolas Joly
Inconnu                                             Engagé du Grand Beauchamp
Isaac                                                 Soldat

Fait prisonniers et brûlés
Joseph de Montenon                         Sieur de la Rue
Jean Rainaud           dit Planchard
Jean Grou
Paschange  (Bertrand de Rennes)
Le Bohême ( Gaspard Dargan)

Fait prisonnier puis relâché
Pierre Payet           dit St Amour

Blessé
Antoine Chaudillon                           Chirurgien
 

Je ne possède pas les autres noms.

( une écriture plus approfondi est en cours)
,Toutes sources concernant ce combat est la bienvenue, Photos des Plaques également.
 Sources actuelles:
 ( Mémoires de la société de généalogie Canadienne-Française, vol 41, n°2 été 1990 , pages 107 à 123; Le Combat de la coulée Grou écrit par Jean Joly ) Ce document m'a été fourni par Madame Marguerite Lafontaine.

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Régiment de Lorraine
Et
Troupes de Lorraine

          Jocelyne Nicol et Bernard Quillivic  (Recherches Archives de Metz)
Document N° 2MI 57/1 (Bobine Microfilm)
Localisation ADOG17x3

Il est de fait que certains historiens confondent Régiment de Lorraine et Régiment de Savoie-Carignan.

Le Régiment de Savoie Carignan fut levé en 1642 sur les conseils du Prince de Condé
La mention Troupes de Lorraine a été utilisée pour la première fois par Monsieur de Turenne,
lorsque la Régente et Mazarin en 1643 lui demande de reprendre en mains les troupes du Nord et l' est de la France.
Cette mention englobe la plupart des régiments étrangers au service de la France, qui avaient été levés en 1642 et 1643 dont le Régiment de Savoie Carignan
Voir plus bas.


 Le Régiment de Lorraine en tant que tel apparaît en Avril1644,
Il est levé par le Roi pour le Roi avec pour Commandant Le Baron de la Val D' Isère jusqu' en Juillet 1652, date de sa mort.
Monsieur de Rochefort ( N. D' Aloigny).

Dans ces documents nous voyons bien la préséance faite aux régiments Français, le contrôle des régiments étrangers venant en dernier.
Il faut alors ne pas confondre la campagne du Régiment de Lorraine et celle des Troupes de Lorraine.
Les Troupes de Lorraine rejoignirent l' Italie vers les années 1655. En 1656 ils sont à Modène (Italie )

Lors du contrôle des Troupes présentes dans la région de Metz le 25 avril 1657  il apparaît ceci :

Controolle des troupes tant d' infanterie que de cavalerie dont le rendez vous est aux environs de Cou......
et des lieux, et du jour ausquels elles si doivent rendre.

                                                                                                                        INFANTERIE

Régiment du Bou du Bois                                

20 cies

 à Romagno le 8 mai prochain

Lorraine                                       

20 cies

à Malancourt le 9 mai prochain

La Ferté Senneterre                                            

30 cies

Vient d' être nommé Maréchal de France et prendra le commandement
 des Troupes qui seront notés en marge..

Huxelles                                      

20 cies

(avec peut être les cies de monsieur de Salière) à Avancourt

Montauzier                                   

20 cies

 à Chatincourt le 8 mai 

Bourgogne                                   

20 cies

          idem

Dampierre                                    

12 cies

          idem

Bourtemon                                   

10 cies

à Pfinay ? 

Régiment Royal Italien                                    

8 cies

Nous voyons peut-être ici les compagnies levées par
Mazarin (a vérifier) Broglie Branche Française
à Brag.....

Dragons du Roi                                                  

8 cies

 à Neuville 

Dragons de la Ferté                       

7 cies

Aux ordres du Maréchal

 

 

 


 

                                                                                                     CAVALERIE

Régiment  de la Ferté                      

12 cies

Aux ordres du Maréchal

Celui de Monsieur le Cardinal                    

10 cies

(commandé par le comte de Blin (Bliny) )

Grandpré                     

10 cies

Destination illisible

Brignon                          

9 cies

Aux ordres du Maréchal

Mancini                          

8 cies

 à ......... le 9 mai

Ginlier                            

8 cies

 

Marolles                         

6 cies

Région Messin

Goutiby                         

6 cies

        idem

Dessourneaux                

6 cies

Frontière  et Champagnole

Pourillect 6 cies Aux ordres du Maréchal

Bourlemont                      

4 cies

Frontière  et Champagnole

Joyeuse                          

4 cies

Frontière  et Champagnole 

Carabiniers de Gandy                                          

6 cies

 

 

 

 

Voici maintenant le détail concernant les troupes de Lorraine
Mêmes archives




Le Régiment de Monsieur le Prince
Ferdinand   




6 cies

(Régiment de Carignan)
(Commandé par
 Ferdinand Maximilian von Baden-Baden
 
Gendre du Prince
Thomas François de Savoie-Carignan
 
après la mort de ce dernier et voir peut être avant ?)
Sous le contrôle du prince Emmanuel Philibert
 Héritier en titre.
à Dieux Sommedieux et Gaudinnille

Le Régiment de Monsieur le Prince Charles       

6 cies

En remplacement de son frère François Marie.
(Régiment de Broglia)
à Dieux Sommedieux et Gaudinnille

Araucourt                

6 cies

Défendra Marsal contre les troupes du Roi en 1663
à Dieux Sommedieux et Gaudinnille

Lenoncourt                    

6 cies

à Voruve, Lorraine et .....

Darberg                        

6 cies

à Voruve, Lorraine et ..... 

La Compagnie de Monsieur le Duc de Lorraine      

1 cie

Défendra Marsal contre les troupes du Roi en 1663
à Voruve, Lorraine et .....

Les 2 compagnies de Gardes                                    

2 cies

à Voruve, Lorraine et ..... 

Gardes de la Ferté                                

1 cie

Aux ordres du Maréchal

 

 

 

                                                            Fait à Paris le 25 avril 1657,  Signé Louis et plus bas Le Tellier


 Ces derniers régiments et compagnies formant les Troupes de Lorraine, ( 34 cies)
 
Pour aller plus avant, il faut se rappeler que le Prince Thomas Emmanuel Philibert de Savoie Carignan ,
1er de la
lignée des Savoie-Carignan
était en tout premier lieu au service du Roi d’Espagne
et qu’il y acquit une certaine notoriété contre les Français.

 

 © Bernard Quillivic

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 Cette acte de donation, nous démontre la présence de la Compagnie de Maximy et du régiment de Carignan sur le point de    partir au combat dans la guerre de Hollande. En 1671 le Régiment de Carignan existait donc toujours.

                                                                                                
                                                                                           Dounaon (DONATION)

 

Ce quatriesme jour du mois d’octobre l’an mil six cent soixante-onze apres midy, pardevant moy Charles Dumollard Notaire Royal Delphinal héréditaire à Barraux soussigné et présents lesdits témoins subzmentionnés estant en personne Georges Perrin, fils de feu Jean, du lieu de la Cullier, paroisse de Barraux, lequel de son bon gré franche et libérale volonte non forcé séduit ni suborné, mais parce qu’ainsy luy plait estant sur le point d’aller à la guerre au service du Roy dans la Compagnie du sieur de Maximy, capitaine au Régiment de Carignan, considérant les périls et hazards de mort et acidents à quoy sont sujets ceux qui font cette profection, désirant donner ses preuves à Claude Perrin son frère de l’amour qu’il luy porte, au cas qu’il vienne à mourir en son voyage, il a donné et donne par donnaon pure et simple faite entre vifz a cause de mort aud.(it) Claude Perrin son frère absent et aux sieurs (illisibles) ses biens meubles, droits, noms, raisons, actions et prétentions quelconques présent et advenir en quoy qu’ils consistent et où qu’ils soient situés et assis et ce sans excedptions de choze quelconque à la charge que Claudine Verdon sa chère mère jouira des fruits desd.(its) biens sa vie durand, et par lequel sond.(it) frère donataire. Il veut toutes ses dettes estre payées et acquittées sans figure de procédure, ce que dessus est sa vraye et pure volonté qu’il veut estre entièrement suivie et que la présente vaille par droit de dounaon a cause de mort. Codicille et ordonnance de dernière volonté ou autrement en la meilleure forme que faire se peut et doit, prions les témoins souscrits d’en vouloir porter témoignage de véritté quand requis en seront (illisible) en faire acte publiq que je lui ai accordé, fait et recitté au lieu de Barraux dans le grand chemin devant la maison des bains ( ?) de sieur Jaque faure en présence du sieur aymet Mermet, sieur Jean faure pratissien, sieuraugustin tissier, sieur augustin faure Chastelain de St Marcel et Benoit Rossier fils de feu baltezard tous du dit lieu de Barraux témoins requis lesd(its) sieur aymé Mermet, Jean faure, tissier et augustin faure signés et non lesd(its)Donnateur et rossier pour ne scavoir Ecrire de ce qued moi enquis et requis, ainsi signé à l’original a Mermet, faure jean, a. faure, a. tissier et Moy, Not(tai)re Royal ( ?) soussigné, Expédié ( ?) perrin fils chartier du susdit Claude Dumollard.

 

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