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Les PASQUIER
Émery et ses enfants Maurice, Marguerite et René

par Jocelyne Nicol-Quillivic
 

Note: Tous compléments d'informations sérieux sont les bienvenus.

Méry Pasquier et Vincende Beaumont

Ce couple est certainement la plus importante souche des PAQUET-PAQUETTE en Amérique du Nord.

Méry Pasquier a vécu à Poitiers jusqu'à l'âge de 43 ans. Il arriva en Nouvelle-France en 1667 accompagné de son fils Maurice et sa belle-fille Françoise Forget. Le reste de sa famille suivra certainement en 1670. 

Ce texte, je l'écris pour retracer sa vie, par la recherche des actes, et également pour essayer de comprendre pourquoi il est venu s'établir en Nouvelle-France, lui et sa famille.
J'ai eu la chance d'avoir à mes côtés au long de mes recherches, des aides très précieuses.

Je remercie ici :
Gilles Tremblay, Yvon Blanchard, Gérald Ménard, Jacques Arlaud, Thierry Péronnet, Mr Laidet, le Centre d'entraide généalogique de la Vienne, mon cousin Lucien Brochu, René Paquette.

Les biographies de Méry, de son fils Maurice sont inspirées "en partie" du livre « Zéphirin Paquet, sa famille, sa vie, son oeuvre » écrit par le Frère Alcas f.o.c (1) qui contient une excellente recherche généalogique.

 

Annet PASQUIER et Marguerite GENET


Annet Pasquier et Marguerite Genet vivent dans la paroisse Saint-Jean-Baptiste de Poitiers. Claude Paquet, du site  "Le Québec est une histoire de famille" dit que leur mariage a été célébré le 15 juin 1612 à Poitiers paroisse St Jean-Baptiste.Sur quoi se base-t-il car les archives de la paroisse Saint-Jean-Baptiste, commencent pour les baptêmes exclusivement, en 1543. Pour les mariages et sépultures, les archives débutent en 1652.
.
J'ai trouvé aux archives de Poitiers le contrat de mariage d'Annet Pasquier et Marguerite GENET. Ce contrat a été passé devant le notaire JOHANNE  le 26 juin 1611 à Poitiers. (1a)
Annet PASQUIER y est dit "paveur" originaire de Bonnes (86)
fils de Mathurin P
ASQUIER et de Mathurine ROUHET
et Marguerite GENET est dite servante domestique à Poitiers et originaire de Château-Larcher
Ses parents sont : Sornin GENET, texier en toile et de Marie BRUNET.

Témoin 1 : CONSTANT Suzanne
Témoin 2 : COULLEBAUD Magdelaine
Témoin 3 : FALAISEAU Anne
Témoin 4 : DUPELLIER Marguerite


Eglise Notre-Dame et saint Cyprien
de Château-Larcher
XIIè siècle (1d)

Bonnes est une petite commune du centre-ouest de la France, située dans le département du Vienne et de la région Poitou-Charentes.
Elle fait partie de la Communauté de communes "de Vienne et Moulière".
Il y avait en 2012, 1 717 habitants qui vivaient dans le village de Bonnes (1b)

 

Château-Larcher est un village également du Centre-Ouest situé à 18 km de Poitiers dans le département de la Vienne. Il s'y déroule chaque année une grande fête médiévale.
 


 Eglise Saint André de Bonnes
XIIè siècle pour sa partie basse (1c)

J'ai retrouvé dans les archives de Poitiers en la paroisse saint Jean-Baptiste, l'acte de baptême d'un enfant du couple Annet Pasquier et Marguerite Genest soit Jehan Pasquier baptisé le 6 août 1612 frère aîné d'Emery.

Le 10 mars 1614 était baptisé un deuxième fils à Annet et Marguerite Genest, notre ancêtre Emery.

Je n'ai pas retrouvé les actes de décès d'Annet  Pasquier et de son épouse dans les actes des paroisses de la ville de Poitiers.
Je sais seulement que sur le contrat de mariage du 4 octobre 1637 des notaires maîtres Johanne et Aubineau à Poitiers, de son fils Méry avec Vincende Beaumont, il y est écrit ceci :

"par devant nous notaires royaux à Poitiers soussignés ont été présents et personnellement établis Marguerite GENET veuve de feu Annet PASQUIER vivant demeurant à Poitiers"
Donc, Annet Pasquier est bien décédé avant 1637. Mes recherches se poursuivent pour trouver le décès de Marguerite Genet.


 

Jehan Pasquier baptisé le 6 août 1612. (2)

aout 1612

le VIesme du pr(ese)nt moys et an cy dessu fut baptize
Jehan fils de Annet PAQUIER et de Marguerite GENEST
et a este son perrin veneravle messire Nouel
DES VIGNES cure de St Saturnin de cette ville de
P(oic)ti(er)s et sa merinne damoiz(el)le Anne FALEZEAU
femme de honorable homme Jehan CONSTANT advocat
du Roy en cette dicte ville faict comme dessus

(signatures) DES VIGNES et Anne FALAISEAU

Aimable transcription de Thierry Péronnet


Le baptistère Saint-Jean-Baptiste de Poitiers
C'est le plus ancien bâtiment chrétien de l'occident
Image fournie par Gilles Tremblay

 

Emery Pasquier baptisé 10 mars 1614 (2)

mars 1614

le XVIIIesme dudict moys et an cy dessus fut baptisse Emery fils
de Annet PASQUIER et de Marguerite GENEST ont este parrain noble
hommem(essi)re Emery CONSTANT escuier sieur des Braschessières(?) et
honorable homme m(ait)re Jacques JOUANNE nottere royal de P(oic)tiers et
marrainne dame Janne GILLET faict les jour et an cy dessus

(signatures) Em. CONSTANT J. JOHANNE Janne GILLET (ou BILLET) DEMAREUIL


Aimable transcription de Thierry Péronnet

Acte de baptême de notre ancêtre Emery Pasquier.

I
l a été baptisé le 18 mars 1614 dans la paroisse Saint-Jean-Baptiste de la ville de Poitiers, chef-lieu du Poitou.  Il est le fils de Annet et Marguerite Genest.
 

 Particularité de l'acte, Emery a deux parrains
Ses parrains sont Emery Constant escuyer et sieur Des Brachessières et
Jacques Johanne notaire royal
et sa marraine est Janne Gillet.

 

 

Méry, notre ancêtre a certainement appris son métier de son père Annet. Les sergetiers ou sargetiers sont des tisserands qui fabriquent des tissus de grosses laines. Ils travaillent les laines du Poitou, de la Saintonge et de l'Angoumois et les laines fines d'Europe importées par Nantes et la Rochelle.

Dans la serge, le fil passe une fois dessous et deux fois dessus. Cela donne un décalage à chaque passage, et un effet d'oblique sur l'endroit du tissu. Le tissu ainsi obtenu était réservé à des pièces plus sophistiquées et à du tissu d'habillement, alors que la simple toile de chanvre - un passage dessus, un passage dessous, réalisée par les tisserands, servait à du linge de maison rustique : draps, torchons, sacs... (3)

Notre ancêtre ainsi que son fils par la suite, Maurice, ont une maîtrise de sergetier.
Les sergetiers comme tous les corps de métiers de l'époque étaient dans une Corporation.
L'apprentissage du métier est réparti en trois niveau: l'apprenti, le compagnon et ensuite le maître.
Le temps pour parvenir à une maitrise durent entre 4 à 8 ans.
Pour obtenir une maîtrise, il faut que le compagnon qui a montré, par son chef-d'œuvre, la capacité d'exercer un métier à son compte, c'est-à-dire en vendant publiquement sa production, en employant des compagnons et en formant des apprentis. Le chef-d'œuvre est, au sens propre, la première œuvre qu'un compagnon a réalisée seul et qui est d'une qualité suffisante pour mériter d'être proposée à la vente comme œuvre du métier. Il s'agit d'un objet ou d'une prestation qu'il doit réaliser afin de prouver qu'il a acquis tout le savoir-faire du métier, et qui est présenté devant un jury d'examinateurs, comme c'est toujours le cas des thèses. Les travaux exigés par les jurés des métiers tendent à être de plus en plus complexes, et des mesures sont prises par les autorités royales pour limiter cet abus en fixant pour chaque métier la nature de l'exercice et le nombre de journées nécessaires Dès que son chef-d'œuvre a été reçu, le compagnon peut s'établir comme maître. (4)

Métier de sergetier (21)
 

Pour obtenir cette maîtrise il faut passer devant des jurés de la profession, donc de la Corporation des sergetiers.
Il faut payer les vacations aux maîtres jurés et donner une redevance à la corporation. Les sommes sont parfois élevées. (5)



A droite, l'image représente le sable de la Communauté des teinturiers et sergetiers, sargetiers de Poitiers. (6)


 

 

   

Méry PASQUIER et Vincende BEAUMONT


Aux archives de la Vienne, nous retrouvons un premier contrat de mariage de Vincende BEAUMONT avec Nicolas GAUDIN

Vincende est la fille de Pierre BEAUMONT texier en toiles (teinturier) et de Jeanne GUYBERT
Elle a deux frères Michel BEAUMONT et Pierre BEAUMONT. (6a)  


Vincende est de Migné-Auxances 86, Vienne


CM Poitiers  le 27/10/1635 ME HILAIRE BOURBEAU notaire 4E/24/43  (6b)
* de GAUDIN Nicolas (M), originaire de Poitiers (Ste-Radegonde)
- Fils de GAUDIN Simon décédé
- et de DEGUY Perette
* et de BEAUMONT Vincende (F), originaire de Migné
- Fille de BEAUMONT Pierre Texier en toile
- et de GUIBERT Jeanne


Est-ce bien notre Vincende qui a épousé deux ans plus tard Emery Pasquier ? ou une sœur qui aurait le même prénom, ce qui arrivait souvent dans les familles ? Monsieur Péronnet a bien relu le contrat de Vincende et Emery, mais rien dans ce contrat n'est inscrit au sujet de Nicolas Gaudin.
Si c'est bien notre Vincende puisque les noms des parents sont les mêmes, elle a certainement été veuve très tôt. D'où, le remariage avec notre ancêtre Emery Pasquier.

Village de Giroir paroisse de Migné d'où venait notre ancêtre Vincende Beaumont

Cadastre Napoléon section E-2 
Il est au bord de l'Auxances dans la grande boucle (Girouard-Giroir)
Thierry Péronnet

     
 

Contrat de mariage d'Emery PASQUIER et Vincende BEAUMONT
4 octobre 1637 Poitiers Notaires Johanne et Aubineau

 


Le 4 octobre 1637 à Poitiers en l'étude des notaires Johanne et Aubineau a été fait le contrat de mariage d'Emery Pasquier et de Vincende Beaumont.
En présence de Marguerite GENET est dite veuve de feu Annet Pasquier, vivant demeurant à Poitiers mère d'Emery Pasquier son fils, maître sergetier en la ville de Poitiers
de Pierre Beaumont texier en toiles (teinturier)
demeurant au village de GUERRAUD (GIROIR) paroisse de Migné et Jehanne GUIBERT sa femme, parent de Vincende Beaumont.
Témoins:
Renée GENET tante et François GRIVET cousin du futur 
François GUIBERT et Hilaire CLEMANT oncles de la future

Transcription du contrat ici

Si vous désirez les photos de l'acte du contrat de mariage, me le demander en expliquant vos motivations, ancêtres ou autre.  jocelynenicol@migrations.fr
 

Acte de Mariage religieux d'Emery PASQUIER et Vincende BEAUMONT
25 octobre 1637 Poitiers paroisse Saint Hilaire-de-la-Celle

Aucun témoin, signature du curé Delaporte


De cette union naquirent sept enfants :

Baptêmes des enfants :

PASQUIER Pierre: 22 août 1638 paroisse St Hilaire-de-la-Celle P: Pierre Frossinier et M: Magdeleine MAGAUD
PASQUIER Marie : 2 janvier 1640 paroisse St Hilaire-de-la-Celle  P: François SOIGNON  M: Marie JOHANNE épouse de François Soignon
PASQUIER Morice : 20 décembre 1641 paroisse St Hilaire-de-la-Celle   P: Morice BELLIN  M: Louyse PELLETIER
PASQUIER Louys : 3 juillet 1643 paroisse St Hilaire-de-la-Celle  P: Louys RABEUIL   M: Renée DUBREUIL
PASQUIER Marguerite : 7 avril 1645 paroisse Saint-Paul  P: Nicolas BERNIER   M : Marguerite GIRIOT
PASQUIER François: 12 janvier 1647 paroisse Saint-Paul   P: François MANERY  M: Anne RABREUIL
PASQUIER René : 7 août 1650  paroisse Saint-Paul   P: Louys BELANGER  M: Marie BARBARIN

J'ai les actes si vous êtes intéressés

Vincende BEAUMONT  a été inhumée le 20 décembre 1658 en la paroisse St Jean-Baptiste de Poitiers. Attention, dans le livre du Frère Alcas sur la vie de Zéphirin Paquet il est dit le 20 novembre, ce qui est inexact, voir la transcription ci-dessous.
 
Sépulture le 20-12-1658 (BMS-1652-1658-vue139/140)
"le trentiesme jour du mois et an que dessus fut enterree Vincende BEAUMONT femme de Mery PASQUIER Mre sergetier laquelle est inhumee a main senestre vis a vis les fons fait ce jour et an que dessus (J. BOUTET prtre loco rectoris J. FORTUNE)"

Attention il y a marqué novembre 1658 en haut de page mais on est déjà en décembre le premier décembre il y a un acte page précédente, en plus c'est plutôt le 20 que le 23.

Transcription de Thierry Péronnet


 

   

Émery PASQUIER et Renée GUILLOCHEAU
Maurice Pasquier et Françoise Forget


Quelques mois après le décès de Vincende Beaumont, nous retrouvons Méry Pasquier et son fils Maurice devant le notaire Berthonneau à Poitiers.

Le père et le fils veulent contracter mariage pour l'un avec Renée Guillocheau veuve de Jacques Forget et l'autre avec la fille de celle-ci, Françoise Forget
Un double contrat de mariage fut signé le 29 juillet 1659. La transcription est ci-dessous par notre ami Yvon Blanchard. Mais, nous ne pourrons jamais retrouvé l'acte religieux du mariage car les registres à Poitiers de 1659 à 1661 inclus manquent.

Sur cet acte, nous trouvons que Renée Guillocheau a un fils Claude Forget. Et  que Méry Pasquier a encore trois autres enfants, Marguerite, François et René.

Méry Pasquier a 45 ans et son fils Maurice (Morice) a 18 ans.
Méry donne à son fils son métier et le tiens quitte des frais de son apprentissage et de sa maîtrise.
Lorsque plus haut, j'expliquais, que cela prenait entre 4 et 8 années d'apprentissage, qu'il fallait ensuite payer pour passer sa maitrise :
"Il faut payer les vacations aux maîtres jurés et donner une redevance à la corporation des maîtres sergetiers. Les sommes sont parfois élevées"

Nous pouvons constater que Méry Pasquier donnait à son fils, ce qui veut dire, lui offrait (payait) son métier de sergetier avec sa garniture et ses dépendances, un lit de bois de chêne etc
Combien pouvait coûter un métier à tisser à cette époque ? Lorsque l'on en voit les dimensions, cela ne devait pas être donné.

Renée Guillocheau, apporte à son époux 60 livres en argent, un lit en noyer, du linge de maison en profusion et de la vaisselle.Renée Guillocheau donne à sa fille Françoise Forget la somme de 60 livres en deniers, un lit de bois en noyer garni, du linge et de la vaisselle.

Transcription du double contrat de mariage

                                                                 Pasquier, Guillocheau et Forget

29 juillet 1659  Notaire Berthonneau à Poitiers
(E4 -26 archives de la Vienne)

Transcrit par Yvon BLANCHARD  le 15 avril 2013

+

Juillet 1659 

Pardevant nous notaires royaux a Poictier soubzsignez ont esté presents personnellement establez et dhuement soubs mis Mery Pasquier maître sergetier et Morice Pasquier son fils aussi maître sergetier bien et dhuement authorize de son dit père demeurant en ceste ville de Poictier en sa parroisse de Saint Jehan Baptise  d une part et Renéé Guillocheau vefve de desfunct Jacques Forget marchant de Francoize Forget sa fille et dudit feu aussy vefve dhuement authorizee de ladite Guillocheau sa mere pour leffet du contenu des presentes demeurans en ceste dite ville en Poictier d aultre part entre lesquelles parties ont este faictes les promesses de mariages et convenances qui s ensuivent scavoir est que de l’avis de leurs parens et amis ausquels elles ont desclaré en avoir conferé de part et d aultre lesdits Mery Pasquier et Renee Guillocheau et lesdits Morice Pasquier et Francoize Forget ont de leur bon gré et volonté soubs lesdits authoritez promet et promettent se prendre a femme et marry d epoux toutefois et quantes que l un en sera par l aultre ou de sa part sommé requis lesdits solemnitez de nostre mere sainte Eglize catholique appostolique et romaine pour ce gardées et observées pour  faire et contracter communaulté scavoir lesdits Mery Pasquier et Renee Guillocheau ensemblement et lesdits Morice Pasquier et Francoize Forget aussy ensemblement mais separrement dans d avec lesdits Mery Pasquier et Guillocheau et ce des le jour d’une benediction nuptialle au desir de la Coustume de ce pais de Poictou en faveur duquel futur mariage ledit Mery Pasquier promet donner audit Morice son fils son mestier de sargetier et sa garniture et despendance d icelluy plus un lict de cousture couchette qui consiste en son chaslit de bois de chesne sa coeste traversier et mante et marché de boulange deux linceux et un cosfre de bois de cerisier et cinq livres de vesselle d estain dans ledit jour de la benediction nuptialle et le tient quitte des fraiz de son apprentissage en maistrize et sur les droits a luy appartenant tant  accause de la succession

                        [paraphe]

de desfuncte Vincende Beaumond sa mere première femme dudit Mery [mot rayé] que sur la succession d icelluy Mery a eschoir. Et ladite Guillocheau promet donner en dot a ladite Forget sa fille (aussez) aussy tant sur la succession dudit feu son pere escheue que sur  la sienne a eschoir aussy dans ladite benediction nuptialle ladite somme de soixante livres en deniers avec un lict garny de son charlict de bois de noier une paillasse coeste en coessin remply de plume une mante de laine blanche baree de noir un ciel de broderies et ses cortines et contenaces et contenances de sarge jaulne, deux linceux, deux nappes une douzaine de serviettes, un chaudron d airain de deux seaux ou envyron deux escuelles d estain une brosse et un poeslon et un cuillere d airain lesquelz meubles entreront en la communaulté desdits Morice Pasquier et Forget et a l esgard de ladite somme de soixante livres elle sera employee en acquest par ledit Morice Pasquier au profit de ladite Forge par luy lieu de (demeure domaine ancien  a elle et aux siens de son estoq de ligne. Et le  persus du bien de ladite Guillocheau qu’elle a (des lore) declare (conserver) consisteen pareille somme de soixante livres en argent plus ung charlict de bois de noier garny de deux  coestes traversiers et deux orilliers une mante, une ciel en toelle blanchie, une cosfrede bois de noier dix linceux une douzaine de serviettes six nappes une table foncee de quatre piedz  et demy  de long ung chaudron d airain d une  seillée une caisse deux broches et six livres de vesselles esquelles chozes Claude Forget aussy son filz et dudit feu a  la quarte partie ladite Guillocheau portera en la communaulte future, d entre [mot rayé] elle et ledit Mery Pasquier lequel sera tenu emploier  ladite somme de soixante livres en acquetz au profit de ladite Guillocheau et dudit Claude Forget qui leur tiendra lieu de (demeure) domaine   antien  et aux leurs de leur estocq en ligne et d aultant que ledit Mery Pasquier a trois aultres(en fond) enfens de son dit premier mariage scavoir Marguerite

            [paraphe]

Francois et René Pasquier est convenu qu il fera fere_inventaire au plus tost des esfets mobiliers de sa communaulte d avec sadite desfuncte femme par la dissolution d icelle. Et est aussy accordé que lesdits trois enfens et ledit Claude Forget seront norris et  entretenus aux frais de ladite future communaulté desdits Mery Pasquier et Guillocheau Et advenant dissolution desdits communaulté futures sera au choix et option desdites Guillocheau et Francoize Forget de les accepter ou de renoncer a icelles et en cas de renonciation elles ou les leurs pourront prendre et emporter chascune la somme de soixante livres [mot rayé] en argent ou les acquets qui en auront este faits ensemble lesdits meubles et aultes chozes par elles portees esdites communaultés avec leurs vestement bagues et joyaux et aultres hardes servans a leur usage personnelle le tout franq et quitte de touttes debtes ors   qu elles y fussent obligees dont lesdits futurs espoux ou leurs futurs serra tenuz  en acquitter ou garentir
lesdits pourparlers et les leurs lesquelles auront douaire sur les biens de leurs maritz le cas advenant Ainsy le tout a este stipulle et accepte par lesdites parties respectivement lesquelles pour l entretien et accomplissement ont donner leur foy obligé et hipotecqué tous leurs bien pr ésentz et futurs Doné, lu et condomné  audit Poitiers avant midy
en l estude de Berthonneau l un de nous ditz notaires le vingt neufiesme jour de juillet MVIe cinquante neuf et ont lesdites parties declare ne savoir signer aprouver les dix lignes

adjouxter en marge et la plaine page

     gilles belliard                        Jehan pineau

 

Chailler [paraphe]                    PBerthonneau [paraphe]

Environ un an après son mariage, nous retrouvons, Maurice Pasquier qui s'établit à la paroisse St Hilaire de la Celle à Poitiers.

Le 29 août 1660, il passe contrat chez le notaire Johanne (7). Il y loue une boutique avec une chambre haute par-dessus faisant partie d'une maison sise entre les églises pour deux années à 30 livres/an
 
Le 5 février 1662, Méry afferme pour cinq années une petite maison avec un jardin contigü à celle de son bailleur et dépendant des pauvres de la Dominicale (8)

En 1661 et 1662, il y eut une grande famine en Poitou. (8a) La famille Pasquier a certainement elle aussi souffert de la faim, et les commandes de serge ont dû également baissé.

Maurice n'allait pas les rejoindre car au terme de son bail de deux ans, il s'installait à Vendeuvre à vingt kilomètres de Poitiers. (9) Cette ville est bien inscrite dans l'acte de mariage de sa fille Jeanne avec Jean Paradis.

Maurice Pasquier et son épouse donne naissance le 2 septembre 1663 à Marguerite Pasquier en la paroisse St Porchaire de Poitiers.L'enfant a pour marraine Marguerite Pasquier, sa tante paternelle, qui deviendra Fille du Roy dans quelques années, et comme parrain, Nicolas Roy.

Donc, Maurice ne serait pas resté longtemps à Vendeuvres, s'il y est allé, car dans les registres je n'y ai trouvé aucune trace. En 1663, il est donc revenu à Poitiers en la paroisse St Porchaire.

Une deuxième fille arrive au foyer de Maurice et Françoise, il s'agit de Jeanne Pasquier baptisée le 28 mars 1666 en la paroisse St Jean-Baptiste.
Son parrain est Pierre Belliard et sa marraine Jeanne Blet. Jeanne viendra au Québec et y laissera une nombreuse descendance de PARADIS.
 

Départ pour la Nouvelle-France

   

1667

   
A Poitiers vers les années 1666 et 1667, le roi Louis XIV hormis le fait qu'il guerroyait pas mal et qu'il y avait pas mal de chasse aux protestants, avait pris quelques décrets sur la qualité des toiles et avait autorisé la fabrication de la soie à des huguenots à Lyon.(10)  Ce qui entraina une chute importante de travail pour les sergetiers de Poitiers.

A la même époque,  Colbert sous les ordres de Louis XIV recrutait des volontaires de tout corps de métiers pour sa politique de peuplement et d'installation de familles pour la Nouvelle-France.
Les requêtes de Jean Talon devenait de plus en plus pressante. Il réclamait des métiers à tisser, des tisserands et sergetiers. Le sol était fertile en Canada et  le lin, le chanvre y poussait bien. Que cela reviendrait moins cher de fabriquer les tissus sur place que de les faire venir de France.
Lettre de Jean Talon du 27 octobre 1667 au ministre Colbert. (11)

Méry Pasquier qui n'était plus tout jeune, 53 ans, décida avec son fils Maurice âgé de 26 ans de s'engager pour le Canada.  Une note sur un document trouvé aux archives de la Vienne à Poitiers y fait référence. Il y est écrit ceci: "Méry et Maurice Pasquier engagés pour le Canada en 1667, installés au Bourg-Royal". Chez quel notaire ont été fait les contrats ? Si nous pouvions les retrouver ....
Méry est vraiment âgé pour partir s'installer dans un pays où tout est à faire. La vie à Poitiers devaient être bien terrible pour qu'il prenne une telle décision.

La même année 1667, nous trouvons René CHARTIER, meunier, né en 1625 en la paroisse de Saint Savin de Poitiers et marié en 1645 en la paroisse de St Jean-Baptiste avec Madeleine RANGER . 
Il est donc de la même paroisse que Méry Pasquier et Renée Guillocheau.
Lui aussi  part pour la Nouvelle-France avec ses trois enfants, Jeanne, Pierre et Martin en 1667 mais sans son épouse décédée. Il est alors âgé de 42 ans. Lui aussi n'est plus tout jeune. Il se remarie en 1669 à Québec avec Marguerite Delorme, puis en 1679 avec Louise Neple. Il décède tué par les Iroquois en 1689 à Lachine. (12)

Certainement que René Chartier était avec sa famille du même voyage que Méry et Maurice Pasquier et la femme de ce dernier Françoise Forget.

Gilles Tremblay écrit ceci selon le livre de Zéphirin Paquet : « La famille Pasquier ne figure pas au recensement de 1666, effectué en février et mars.  Cette année il n'y eut pas d'envoi de colons fait au compte du roi d'où nous concluons que la famille Pasquier qui figure au recensement de 1667 dû arriver au Canada avant l'automne de cette année. »

Par contre un site indique que Méry Pasquier et sa seconde épouse Renée Guillocheau, ses fils René et Maurice accompagné de son épouse Françoise Forget et de leur fille Jeanne et de sa fille Marguerite ont débarqué du « La Constance » le 10 juin 1667 pour joindre les 276 passagers arrivées  à Québec en 1667. (13)

Je ne suis pas d'accord, en principe sur ce choix. Je pencherais plutôt pour le navire Le Saint-Sébastien propriété  du Roy et affrêté par celui-ci qui arriva à Québec le 5 août 1667. (14)
Pourquoi ?

Ce n'est pas parce qu'aucune fille du Roy ne semble être à bord qu'il n'y aie pas d'engagés et des colons.

 

Le recensement de 1667 montre que Méry Pasquier est fermier de la dame Gloria et est dit âgé de 30 ans ce qui n'est pas son âge véritable. Certains se posent la question :"Pourquoi fermier ? puisqu'il est sergetier." N'oublions pas ce qui est écrit plus haut dans le texte : " Le 5 février 1662, Méry afferme pour cinq années une petite maison avec un jardin contigü ". N'oublions pas que  nos ancêtres avaient souvent deux voire trois métiers dans cette colonie naissante.

Dans ce même recensement de 1667, Dame Gloria est de son nom de jeune fille Marie BOURDON et est veuve de Jean GLORIA qui était notaire à Québec. Il est dit qu'elle a 30 ans.  Elle vit chez son oncle Monsieur Bourdon, procureur général pour le Roi (64 ans) et sa femme Anne Gasnier (52 ans). Lucian Talon vit également avec eux et est dis avoir 22 ans.
Selon Parchemin, Marie Bourdon veuve Gloria a un bail à ferme  de 30 arpents à la Côte Ste Geneviève, là où Méry Pasquier est fermier. Sur cette ferme il y a également comme domestiques Jacques Tissier 30 ans, Julien Meusnier 20 ans.
Cette terre est dite St François située en la banlieue de Québec en la route du Côteau Ste Geneviève.

Il faut bien signaler, qu'en arrivant en Nouvelle-France, il fallait que notre ancêtre s'assure de survivre et gagner son pain avant de s'installer comme sergetier et attendre les métiers promis par Jean Talon. Renée Guillocheau son épouse, son fils René ainsi que sa fille Marguerite ne sont pas inscrits sur ce recensement.

Dans ce même recensement, Maurice Pasquier (28 ans) y est inscrit avec son épouse Françoise Forget (25 ans).
Leurs deux filles, Marguerite qui devait avoir près de 3 ans et Jeanne âgée de moins d'un an, ne sont pas sur le recensement.

Nous avons trouvé un document aux archives de Poitiers où il est écrit que Méry et son fils Maurice étaient "Engagés pour le Canada" en 1667 .
Document certifié par les archives de la Vienne à Poitiers.Pour l'instant, nous n'avons pas trouvé ces contrats.
Sachant que les contrats étaient à l'époque pour une durée de trois années,
on peut donc en conclure que ces dit contrats se terminaient en 1670.

 
Nous pouvons supposer que Renée Guillocheau, son fils René, sa fille Marguerite seraient venus les rejoindre en 1670 ainsi que Jeanne sa petite-fille et fille de Maurice et Françoise Forget.
Pour Marguerite, la première fille de Maurice et Françoise Forget, elle, est certainement décédée mais pas à Poitiers, car sur les relevés, le décès n'y est dans aucune paroisse. Serait-elle morte en mer ? 

L'arrivée en 1670 serait plus probable surtout pour Marguerite Pasquier, nommée par tous les historiens comme Fille du Roy
 

Marguerite PASQUIER
Selon certains, elle serait arrivée avec son père, belle-mère, frère et belle-sœur et nièce en 1667.
Elle aurait attendue 3 ans avant de se marier. Cela ne serait pas très logique. A l'époque les Filles du Roy, se mariaient dans les mois suivant leur arrivée. Elle serait bien la seule à avoir failli à cette règle, car Talon désirait peupler rapidement la Nouvelle-France. Elle était orpheline de mère, son père était en Nouvelle-France, les associations religieuses et autres recherchaient des jeunes filles à marier. Dans le livre intitulé  « Zéphirin Paquet, sa famille, sa vie, son œuvre », il est écrit que Marguerite ne serait pas partie avec le gros de la famille et aurait attendu 1670 pour faire le voyage avec un contingent de fille du Roy  sans référence sur sa subsistance durant ces années d'attente.  Cette référence (15) est d'ailleurs reprises sauf qu'il est mentionné qu'elle aurait été pupille du roi de 1667 à 1670. Le seul navire arrivé en 1670 avec des Filles du Roy à son bord est le navire "La Nouvelle-France" arrivé le 31 juillet 1670. Elle serait probablement arrivée à bord de ce navire.

Réflexion de notre ami, Gilles Tremblay : "Ce qui laisse supposer que le fils de Méry Pasquier, François serait décédé sinon pourquoi le roi en aurait fait sa pupille si elle pouvait compter sur un frère demeuré en France ?

La vie n'était pas facile à Poitiers pour que Méry et Maurice Pasquier partent dans un pays inconnu d'eux. Si François et René ses frères, voire Renée Guillocheau étaient reste en France avaient-ils les moyens de subvenir aux besoins de toute la famille dans l'attente de rejoindre Méry et Maurice ?? Et la petite Jeanne, serait-elle aussi restée avec Renée Guillocheau sa grand-mère, vu son très jeune âge ? Beaucoup de questions..... Si vous avez des idées à partager, contactez-moi.

Sur son contrat de mariage avec François Biville dit Le Picard en date du 23 novembre 1670 à Québec il est bien inscrit qu'elle reçoit 50 livres du Roy et Jean Talon signe son contrat de mariage.
Jean Talon  n'est pas présent au mariage religieux. Ce qu'il faisait pour les Filles du Roy. Marguerite aurait eu également 450 livres de dot selon Silvio Dumas. Le contrat notarié est très difficile à lire et à transcrire voire impossible mais on y distingue bien la somme de cinquante livres et la signature de Jean Talon. (Greffe Becquet 23/11/1670) D'où proviendrait ses 450 livres de dot ???

Nous pouvons donc considérer Marguerite Pasquier comme fille du Roy et que son arrivée est en 1670.

Marguerite après avoir signé son contrat avec François Biville dit le Picard, soldat du régiment de Carignan, compagnie Grandfontaine, elle épouse celui-ci le 26 novembre 1670 à Québec.
François est le fils de François Biville et Jeanne Magnon.
Il est menuisier de métier, (on le libère de l’armée : sources Courriers de JeanTalon) et au recensement de 1667, il travaillait à la ferme de Mgr de Laval à Beaupré. 
Les témoins de l'acte de mariage sont : Maurice Pasqué, Joseph Mignot, Simon Bourbeaux, Pierre Coeur; mariage célébré par Henri de Bernières, curé de Québec.
Voir acte de mariage  
François Biville décède le 10 juillet 1675 à Québec.
Soldat du régiment, Cie Grandfontaine 
Le couple eut trois enfants : François-Joseph 1672,  Catherine 1674 et Jean 1675.

Si vous désirez les photos de l'acte du contrat de mariage de Marguerite Pasquier et François Biville me le demander en expliquant vos motivations. Mon adresse en page d'accueil du site

     

BOURG-ROYAL

 

 

 

Bourg-Royal est constitué par un carré de 25 arpents carrés au centre duquel un carré de cinq arpents (le trait-carré) est réservé pour l'église, le presbytère et le cimetière. Les maisons des colons sont situées sur le pourtour du trait-carré, et leurs terres de forme trapézoïdale s'étendent en étoile vers l'extérieur. (16)

Toutes les concessions de Bourg-Royal furent accordées verbalement. Jusqu'à l'accord de 1671 avec Talon, les censitaires n'ont payé aucun droit seigneurial.
a partir de 1672, ils payèrent le jour de la Saint-Martin, 11 novembre, 40 sous de cens et deux chapons vifs.  La date de délivrance des titres concernant la concession de Méry n'est pas connu. En 1667, un arpent était en valeur, mais en 1681, 18 arpents étaient en valeur. Le 7 novembre 1672 son fils Maurice a reçu son titre de propriété. (17)  Méry demeurait donc près de son aîné alors que René était devenu menuisier et s'était installé dans la Basse-Ville de Québec avec sa famille.

Selon l'inventaire de Maurice Pasquier , c'est une terre de 40 arpents de superficie, 17 arpents de profondeur. Il y a construit une maison de 16 pieds de long sur 15 pieds de large. Celle de son père est située vers Bourg-la-Reine.

Le recensement de 1681 attribue à presque tous les cultivateurs 4 bêtes à cornes.

Bourg-Royal

 

 

Enfants de Maurice PASQUIER et Françoise FORGET

Marguerite : 2 septembre 1663 Poitiers paroisse St Porchaire
Jeanne : 28 mars 1666 Poitiers paroisse St Jean-Baptiste
Louis: 10 janvier 1669 Québec, Notre-Dame
Jean-François : 26 mai 1671 Québec, Notre-Dame
René: 9 septembre 1673 Québec, Notre-Dame
Jacques : 14 septembre 1675 Québec, Notre-Dame
Françoise : 7 février 1678  Québec, Notre-Dame
Décédée en France ou en mer ????
+ 14 mars 1711 Charlesbourg  Mariage avec Jean PARADIS
+ 25 janvier 1703 Charlesbourg  Mariage avec Geneviève LEROUX
Mariage avec Marie MARCOUX le 9 novembre 1693 à Beauport

+ 3 mars 1764 Lévis  Mariage avec STEVENS Katherine dite Marie-Françoise
+ 24 mars 1765 Lévis  Mariage avec Paul BOULÉ
Note : Je possède les actes si cela vous intéresse, mon adresse est sur la page d'accueil.
Mes ancêtres sont Louis Pasquier et Françoise Pasquier

 

L'intendant Talon avait fait importé  des métiers à tisser et tout indique que Méry et son fils Maurice ont repris son le tissage de la serge pour mettre à profit le désœuvrement en hiver. (18)

Le 10 août 1675, devant le notaire Duquet, avec l'accord de son fils Maurice et de ses autres enfants « ...que Méry Pasquier et Renée Guillocheau, sa femme, ne pouvant faire valoir leur habitation à cause de leur âge caduc, ont été obligés de se retirer chez Maurice Pasquier, leur fils, lequel à soin d'eux et chez lequel ils ont porté le peu de bien qu'ils possèdent. ».  Le notaire devait joindre également à la déclaration un inventaire des biens du vieux couples. (19)
Dans l'inventaire, il y est dit que leurs biens consistent en une habitation sise au dit lieu, une boutique de sergetier garnie, un lit de plumes avec traversin, une couverte, trois plats d'étain, une crémaillère.

Le 26 janvier 1676 à Québec, Marguerite Pasquier épouse en seconde noces Bernard GONTHIER, habitant et menuisier fils de Jean Gonthier et Marie Laye. Voir acte de mariage
Bernard Gonthier possédait une propriété en la seigneurie de Beaumont où la famille s'y établie. Six enfants naitront de cette union:
 Bernard 1676, Louis 1679, Jean-Baptiste 1680,  Denis 1682, Marguerite 1685, Marie-Hélène 1688. 
Marguerite Pasquier décède avant le 31 juillet 1698, à Saint-Étienne de Beaumont.  Bernard Gonthier décède le 13 janvier 1716 à Batiscan.

Le 16 janvier 1679 à Québec, Maurice Pasquier est témoin au mariage de deux de mes ancêtres Maurice Déry (Dhéry) et Madeleine Philippeau.

Trois ans plus tard, le 5 février 1679 à Charlesbourg Jeanne Pasquier, fille de Maurice Pasquier et Françoise Forget épouse Jean PARADIS marchand et capitaine de navire, fils de Pierre Paradis et Barbe Guyon. Dans le contrat de mariage, chez le notaire Vachon du 5 février 1679, Maurice Pasquier donnait à sa fille Jeanne en dot : "50 livres tournois, un lit de plumes garni de son traversin, un habit de noces avec deux jupes de draps, "habits que lui avait fait défunte Renée Guillocheau vivante, mère-grand de la dite épouse".

Ceci prouve que Renée Guillocheau épouse de Méry Pasquier est décédée avant le 5 février 1679.

 


 

Mariage de Jeanne PASQUIER et Jean PARADIS
5 février 1679 Charlesbourg


 


Témoins:
Maurice PASQUÉ père de l'épouse
Bernard GONTIER
menuisier demeurant en la Basse-Ville de Québec (oncle de l'épouse)
Michel BOUTET habitant de Bourg Royal
Jacques GARNY (JARNY) habitant de Bourg Royal

Voir sur la carte de Bourg-Royal ci-dessus l'emplacement des terres des témoins de Bourg-Royal



 

Mariage de René PASQUIER et Hélène LEMIEUX
16 octobre 1679 paroisse Notre-Dame de Québec


 

Le 16 octobre 1679 à Québec, Méry assiste au mariage de son fils René Pasquier 29 ans, avec Hélène Lemieux fille de Gabriel Lemieux et Marguerite Leboeuf.
 

Les témoins sont :
Méry PASQUIER père de l'époux
Gabriel LEMIEUX père de l'épouse
Bernard GONTHIER, beau-frère de l'époux
Jean PARADIS, neveu (par alliance) de l'époux
Pierre SOUMANDE
Jean PICARD
 


Ce sera sur ce dernier acte que nous retrouvons Méry Pasquier. Il est certainement décédé fin 1679 ou en 1680, car il n'est plus nommé au recensement de 1681.


Selon le livre du Frère Alcas, 
 
Le 5 juin 1690, Maurice Pasquier acheta une terre à Monsieur de La Ronde, qui s'appelle "La Canardière", pour la somme de 6000 livres à 5% d'intérêts (Greffe Rageot)
Manque de chance, le 18 octobre 1690, les troupes anglaises menées par le général Phipps occupaient les fermes de la Canardière et brûlèrent tout.
A cause de toutes ses pertes, Denis De La Ronde sur un acte officiel en date du 27 septembre 1706, fait une remise de deux années de rentes à Maurice Pasquier. (19a)

Jacques le dernier de ses fils, épouse le 1er août 1697 Marie-Françoise STEVENS, dite Marie-Françoise. Elle était née en Nouvelle-Angleterre où elle fut enlevée à l'âge de 9 ans par les sauvages,
nos Alliés et vécu dans une bourgade amérindienne. Nicolas Pineault bourgeois et marchand l'avait rachetée.
Le couple Jacques Paquet et Marie Françoise Stevens aura onze  enfants.

Maurice suite au décès de son épouse Françoise Forget continue à vivre à La Canardière avec son fils Jacques. En décembre 1691, il fut hospitalisé à l'Hôtel-Dieu de Québec et en ressorti le 31. (20)
Maurice (Morice) est à nouveau hospitalisé à l'Hôtel-Dieu de Québec le 26 décembre 1698 et y reste 8 jours.
(20)

Françoise Forget décède entre 1697 et 1703. Pas trouvé d'actes. Maurice Pasquier a fait un inventaire de ses biens chez le notaire Delacetierre
le 27 juillet 1703.

Le 17 octobre 1709, Maurice Pasquier fait cession de sa terre à son fils Jacques. Mais sa terre, La Canardière n'est pas encore totalement payée. Les filles et héritières de Denis de La Ronde acceptent que la vente soit transférée au nom de Jacques Pasquier qui continuera à remplir les conditions du contrat initial.

Maurice Pasquier décède le 27 janvier 1715.

 

MES LIENS de PARENTÉ
avec Mathurin PASQUIER et Mathurine ROUHET
Liste établie par le logiciel Généatique 2011

 

 
   
Sources :

[1] http://www.ourroots.ca/e/page.aspx?id=350475

[1a] Archives notariales de la Vienne à Poitiers cote : 4E/26/39

[1b]http://www.communes.com/poitou-charentes/vienne/bonnes_86300/

[1c] http://jm-rober-l-fr.eklablog.fr/bonnes-86-sa-vieillesse-en-font-l-embleme-de-la-ville-a63818607

[1d]http://www.tourisme-vienne.com/fr/activite/63/eglise-prieurale-notre-dame

[2] Thierry Péronnet

[3] http://gw4.geneanet.org/duvgen?lang=de&m=NOTES&f=tailleur

[4] Wikipédia  http://fr.wikipedia.org/wiki/Corporation_(Ancien_R%C3%A9gime)

[5] Henri Sée L'Evolution commerciale et industrielle de la France

[6] http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k111474v/f257.image  Armorial Hoziers

[6a]Thierry Péronnet

[6b] Entraide généalogie 86 groupe Yahoo

[7] Archives de la Vienne Notaire Johanne E 4 26

[8] Archives de la Vienne Notaire gaultier  E 4 25 8

[8a] http://www.herage.org/histoire_reperes.htm

[9] Zéphirin Paquet, sa famille, sa vie, son oeuvre » écrit par le Frère Alcas f.o.c

[10] J.-M. Laidet

[11] Rapport de l'Archiviste de la province de Québec pour 1930-1931
        Courriers de Jean Talon des années 1665 à 1670

[12] http://www.nosorigines.qc.ca/GenealogieQuebec.aspx?pid=44971&partID=44972

[13] http://naviresnouvellefrance.com/html/pages16661667.html

[14] http://naviresnouvellefrance.com/html/pages16661667.html

[15] Silvio Dumas Filles du Roy en Nouvelle-France

[16] http://fr.wikipedia.org/wiki/Charlesbourg

[17] Zéphirin Paquet, sa famille, sa vie, son oeuvre page 32

[18]Rapport de l'Archiviste de la province de Québec pour 1930-1931
       Courriers de Jean Talon des années 1665 à 1670

[19] Déclaration de Méry Pasquier et Renée Guillocheau (Greffe Duquet 10 août 1675)
       Zéphirin Paquet, sa famille, sa vie, son oeuvre page 33

[19a]Zéphirin Paquet, sa famille, sa vie, son oeuvre

[20] Registres des Malades de l'Hôtel-Dieu de Québec 1691, 1698

[21] http://gw4.geneanet.org/duvgen?lang=fr;m=NOTES;f=tailleur
 

Autres sources :
http://ccha.fr/wp-content/uploads/2012/01/Pierre-Bugnet-Genevi%C3%A8ve-Millet-Les-d%C3%A9buts-de-lIndustrie-ch%C3%A2telleraudaise.-Quelques-donn%C3%A9es-statistiques..pdf

http://www.mediterranee-antique.info/Auteurs/Fichiers/JKL/Lavisse/Histoire_France/T71/T71_51.htm

http://www.herodote.net/Textes/see_france_economie_XVIII.pdf

http://www.herage.org/histoire_reperes.htm

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